Pierre Hermé l’Emerveillé

De la passerelle Solférino en ce jeudi matin, j’aurais presque pu fredonner l’air de Dutronc « Il est cinq heures/ Paris s’éveille« . Sauf qu’il est 6h20 ce jour-là, et qu’en fait, je prends mon petit-déjeuner signé Pierre Hermé aux premières lueurs du soleil qui enflamme les vitres du musée d’Orsay. Vision surréaliste et sereine à la fois de ce spectacle un peu hors du temps.

Le Musée d'Orsay aux premières lueurs du jour


Petit déjeuner signé Pierre Hermé sur la passerelle Solférino

Clémence Matthey sur un air de violoncelle accompagne mon croissant Ispahan dont je ne fais qu’une bouchée (ou peut-être deux…). Jugez plutôt : un croissant à la pâte d’amande à la rose avec de la compote de framboises du Haut Vivarais. A l’oeil, c’est son côté rebondi et généreux qui m’a séduite, et sa couleur rose absolument ravissante. En bouche, c’est une merveille de vivacité et de fraîcheur. Pierre Hermé dépoussière le croissant. Et moi qui ne me suis jamais vraiment enthousiasmée devant les viennoiseries, me voilà conquise. Sans conteste l’étape de la journée la plus marquante et la plus solennelle pour moi.

Nous ne sommes donc qu’au début du parcours de la journée auquel nous convie Pierre Hermé. Rendez-vous est ensuite pris à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine pour une visite guidée. « Matières gourmandes »… Hmmm… Au terme de la visite, nous sommes reçus autour des dernières créations de Pierre Hermé, commentées par le maître en personne. Le robot est encore en pleine action alors que je tombe en pâmoison devant la verrine « Emotion délicieuse ». Une gelée de wasabi, crème de mascarpone au wasabi, pamplemousse frais et confit, guimauve au thé vert… Mais où va-t-il chercher tout ça?

Sensation détonnante encore lorsqu’on goûte tous ces ingrédients de façon déstructurée pour ensuite plonger avec délice la cuillère jusqu’au fond de la verrine et ressentir encore différemment l’émotion de tous ces ingrédients combinés ensemble. Mais comment fait-il???

A ce stade-là, j’ai vraiment hâte de continuer mon parcours découverte. Avec Damien, Pascale et Mercotte, nous avons fait une halte dans notre parcours chez Kioko, puis une pause café très appréciée de nous quatre. Pour ma part, j’étais ravie de les rencontrer et de faire plus ample connaissance. J’avais vraiment l’impression d’être comme à la maison et je dois avouer qu’on a dû parler de cuisine toute la journée sans que jamais je ne me lasse. J’aurais pu continuer des heures entières!

Au milieu de l’après-midi, présentation en avant-première de la nouvelle boutique Pierre Hermé au 4 rue Cambon. Pascale en parle de façon très détaillée ici. Démonstration par A+B par Jean-Michel Duriez, maître parfumeur chez Jean Patou, autour du défi suivant : l’intégration de la molécule olfactive de l’ambre dans les desserts Pierre Hermé… ambre qui se marie d’ailleurs extraordinairement bien avec la mûre et le café d’ailleurs (si j’ai bonne mémoire, dans les petites verrines à gauche de la photo ci-dessous). Damned, me voilà devant un magicien !

Initiation aux parfums avec Jean-Michel Duriez rue Cambon

La journée s’est achevée en apothéose au pavillon Gabriel. Mercotte et moi avons regardé, ravies, les prestidigitateurs et autres artistes déambuler autour des différentes dégustations proposées. Une carte à jouer disparaît, une boule de verre tournoie dans son écrin en spirale et semble flotter dans les airs, deux cuillères se soudent pour n’en former plus qu’une, sous nos yeux (d’enfants ?) éberlués. Macarons, chocolats, verrines, galettes, tartes, bûches de Noël (dont une particulièrement dont j’attends la réinterprétation chez Mercotte cet hiver ?)… ce fut un véritable festival des sens. La fan absolue de chocolat que je suis décerne une mention spéciale à un bonbon au chocolat qui reste pour moi la friandise ultime. Je ne sais vraiment plus à quel saint du sucré me vouer au terme de cette journée.

La soirée pour moi s’est terminée par un dîner en bateau-mouche, fabuleux point final à mes pérégrinations parisiennes. Je laisserai à la Tour Eiffel l’image de la fin… (désolée pour le flou, allez prendre une Tour Eiffel qui scintille avec la péniche qui avance gentiment en tanguant sur la Seine)

Tour Eiffel qui scintille

Et pour moi, ce sera un mot : devinez lequel?

Share Button

5 réflexions sur “Pierre Hermé l’Emerveillé

  1. Bonjour,

    Je découvre, grâce à Mercotte, ton blog aujourd’hui. Toute nouvelle dans la blogosphère à ce que je vois ? Alors bienvenue !
    Pour en revenir à la manifestation de PH, quelle belle journée tu as dû passer ! Cela m’a l’air complètement magique.

  2. Roooh, merci les filles, je vais rougir! Il va falloir que je le rende quand même plus joli ce blog, mais je suis déjà bien contente d’écrire et de trouver des petits commentaires m’encourageant à continuer!

  3. Toi aussi tu y étais quelle chance d’avoir pu vivre un moment tel que celui-ci !!!
    Je découvre ton blog les raviolis ci dessus me font terriblment envie cela fait un moment que je n’en ai pas fait je pense m’y coller ce week end

  4. Pingback: Céleste… est l’éclair Paris-Brest Fauchon ! ·

Les commentaires sont fermés.