Le gâteau Olga de Deborah

Le fameux gâteau Olga de Deborah

Je n’ai pas fini d’être inspirée par la journée Pierre Hermé, notamment par les rencontres que j’y ai faites ce jour-là.

Deborah fut l’une de ces rencontres. C’est malheureusement la personne avec qui j’ai eu le moins de temps d’échanger mais au détour d’une conversation en sortant du musée de l’Architecture et du Patrimoine, j’apprends non seulement qu’une de ses recettes de famille est devenue l’un des classiques de Christophe Michalak, mais aussi de Christophe Felder et de Senderens. Mazette ! Quelle est cette recette aussi succulente pour que trois chefs soient séduits au point de se l’échanger ? Et puis jugez du petit effet, c’est quand même l’aboutissement ultime pour une cuisinière fine gastronome, que de partager sa recette de gâteau qui fait ensuite le tour des grands chefs ! J’étais déjà pétrie d’admiration pour le gâteau de Deborah avant même de l’avoir réalisé. Et puis j’entendais qu’il y avait de la fleur d’oranger, de la poudre d’amandes… Deux éléments favoris de mon sacro-saint quadriptyque de parfums dans les pâtisseries (vous avez vu ma jolie bannière ? Tout ce qui est à base d’amande ou de fleur d’oranger remporte automatiquement mes suffrages…), donc j’avais résolu de me mettre en quête de la fameuse recette.

Plus tard dans la journée « Pierre Hermé », au détour de la librairie Libria mentionnée par Pascale Weeks, j’avais effectivement pu vérifier l’existence de cette fameuse recette dans un des livres de cuisine de Senderens. « Merci à mon amie Deborah qui m’a confié la recette. » Et en plus, une petite ligne de remerciement. Quelle classe, quand même…

Ce gâteau restera dans un coin de ma tête dans le « tiroir à obsessions ». Je me rappelle Deborah en train de nous dire ce qui rendait son gâteau intéressant : sa texture unique, due à la présence de semoule fine dans la pâte. Et tout ça avec une modestie qui m’a laissée sans voix. Comme si trois chefs amoureux de son gâteau, ce n’était rien ! Mais moi je le crierais partout sur les toits, que mon gâteau est servi au Plaza !

En faisant quelques petites recherches sur Google, j’ai vu que je n’étais pas la seule à m’être intéressée au fameux gâteau. Ma petite touche en plus, c’est que j’ai rencontré l’auteur de la recette, et que j’en suis d’autant plus fière. Pour moi cette recette aura maintenant un visage. Une fois les ingrédients réunis, je me suis donc plongée avec délice et gourmandise dans la réalisation de la recette. Le résultat est effectivement une bouchée parfumée, une merveille de douceur et de fondant en bouche, un passeport pour le voyage…

Le gâteau Olga, par Deborah

Recette prise sur le blog Le Pétrin

Ingrédients :

4 oeufs

300g sucre

180g de jus d’oranges fraichement pressé (2 oranges)

200ml huile neutre type tournesol

2 gouttes d’arôme amandes ou extrait d’amandes amères au goût

150g semoule de blé fine

100g farine

150g poudre d’amandes

1 sachet levure chimique

1 sachet sucre vanillé

1 zeste d’orange finement râpé

100ml sirop d’orgeat

50ml eau

2 cs d’eau de fleur d’oranger

gelée ou confiture d’abricot

200g pistaches mondées ou amandes concassés

1. Préchauffer le four th 7 (210°C). Beurrer un moule carré de 24 cm.

2. Dans un grand saladier, battre les oeufs entiers avec le sucre à grande vitesse jusqu’à ce que le mélange blanchisse et épaississe. Ajouter le jus d’oranges, l’huile et l’extrait d’amandes et continuer de fouetter jusqu’à obtenir un mélange homogène. Ajouter le reste des ingrédients et les incorporer avec une cuillère en bois le temps que la pâte soit lisse et homogène.

3. Verser la pâte dans le moule, enfourner et commencer par cuire 5 minutes puis baisser le thermostat à 6 (180°C) et continuer la cuisson pendant 20 à 25 min. (N.B : pour moi il a fallu bien plus longtemps car l’intérieur n’était pas du tout cuit au bout de 25 minutes : je dirais plutôt 40 minutes)

4. Pendant la cuisson du gâteau, préparer le glaçage: mélanger dans un bol le sirop d’orgeat, l’eau et la fleur d’oranger.

5. Dès que le gâteau est cuit (contrôler avec un cure-dent plongé au centre), poser le moule sur une grille et verser directement le sirop de manière à imbiber toute la surface (attendre éventuellement quelques instants que le gâteau commence à absorber un peu de sirop avant de continuer à verser). Laisser entièrement refroidir dans le moule avant de démouler.

6. Napper légèrement le gâteau avec la confiture ou la gelée d’abricot et répartir harmonieusement les pistaches mondées concassées. Servir le gâteau coupé en petits carrés ou losanges ou en bouchées façon mignardises présentées dans des caissettes en papier.

Ce gâteau se conserve sans problème pendant plusieurs jours.

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