Zone Interdite – Dynasties du vin, les nouveaux héritiers

Ce n’est pas parce que je suis perchée là-haut dans mes belles montagnes, en vacances, que je ne suis pas à l’affût de tout ce qui peut se rapporter à la gastronomie. Le rythme des fourneaux s’est quelque peu ralenti – quoique… – mais la curiosité reste insatiable!

Mardi soir j’ai donc regardé Zone Interdite sur la nouvelle génération du vin. Le vin et l’oenologie sont des domaines qui commencent tout juste à m’intéresser. J’ai mis du temps à faire honneur à mes racines bordelaises! Comme beaucoup de filles, j’ai d’abord apprécié les vins blancs, très sucrés et très doux, en apéritif ou en dessert. Ce n’est que très récemment que je me suis initiée aux vins rouges : Bordeaux, Bourgogne, tout en appréciant de moins en moins les vins que j’appelle « de filles », à savoir tous les Sauternes, vins blancs d’Alsace et vins de glace.

A Montréal déjà, j’avais fait une journée consacrée aux vignerons québécois, parcours ma foi fort original tant on s’imagine mal une activité de vigneron dans des climats si rudes. J’en avais conservé un souvenir charmant. Ensuite, pour mes 25 ans, on m’avait offert un cours d’initiation à l’oenologie, où j’avais pu développer mes connaissances en termes de vocabulaire du vin (la rétro-olfaction, les arômes boisés ou fumés n’avaient plus de secrets pour moi), et découvrir les stupéfiants accords vin-chocolat, par exemple. Si l’occasion se présente à la rentrée, j’adorerais prendre des cours d’oenologie, pour découvrir d’autres crus et savoir parler un peu du vin à table, ou ne serait-ce que savoir servir le bon vin qui présentera le meilleur accord avec le plat/dessert que j’aurais  réalisé.

Ceci n’est juste que mon bref parcours jusqu’à présent en terrain vinicole. Mais ce qui me fascine aussi dans le vin, ce sont ces grandes histoires de famille derrière ces somptueux domaines. Mélissa Theuriau nous fait partager le quotidien de certaines d’entre elles, notamment les Taittinger mais aussi les Drouhin. Où je découvre avec stupéfaction la simplicité de la vie de famille des Drouhin. On aurait pu s’imaginer une vie de château dans des intérieurs et des atmosphères très compassés, mais cela ressemble fort à la réunion de famille un soir d’été chez monsieur-tout-le-monde : un bon verre de vin, un barbecue prêt à être dégusté et les chaises en toile sont de sortie…

Ou cette émouvante transmission père-fille chez les Taittinger, où Vitalie s’initie avec humilité au vocabulaire champenois, tâche d’autant plus rude qu’il me semble dans le reportage que cela reste un monde d’hommes, même si le champagne plaît énormément à un public de plus en plus féminin (voir notamment cette étonnante réunion de femmes d’affaires influentes au Japon, dégustant une flûte de Taittinger).

Ce reportage m’a touchée car il véhicule bien selon moi l’image que je me fais du monde du vin : la transmission du patrimoine, les valeurs de la terre, de la nature (saviez-vous que chez les Drouhin on fait des petites potions bio pour fortifier les vignes?), du partage, et la passion du produit, véritable trésor vivant dont on s’amuse à découvrir l’année du millésime des décennies après (très, très fort, monsieur Drouhin…).

Je vous recommande le reportage d’urgence. La rediffusion de l’émission, c’est dimanche 24, à 23h40, sur M6. Pour ceux qui l’ont vue, qu’en avez-vous pensé?

(post sans image car connexion pas stable du tout là où je suis!)

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5 réflexions au sujet de « Zone Interdite – Dynasties du vin, les nouveaux héritiers »

  1. Bonsoir,

    Effectivement, ce reportage est très interessant, dans la mesure où il évite de donner une image trop élitiste des protagonistes. Malgré l’excellence des maisons.

    Concernant Vitalie, outre son joli prénom que je ne connaissais pas, elle a du courage, et lui souhaite le meilleur. C’est une aventure attendrissante.

    Pour le reste, on voyage ! Malgré tout, je pense que l’émission aurait dû s’intéresser à de vrais vignerons, plus terre à terre, qui eux, morflent chaque jour et ont une vraie pression.

    En somme, l’on nous montre ici, la « crème de la crème ». Il y a 2 mondes. L’autre monde a bien du mal à survivre…

    Emmanuel D

  2. J’ai vu une partie de l’émission et j’ai bien apprécié aussi cette vision un peu moins « marketing » du monde du vin, et plutôt « familiale » et traditionnelle.
    En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir un Papa qui m’a fait découvrir assez tôt le plaisir de déguster un bon vin, et maintenant c’est mon chéri qui est un vrai passionné d’oenologie, qui prend le relais.
    Cette émission véhiculait donc bien je pense les valeurs que m’évoque le vin : famille, partage, plaisir des papilles… !
    Un bon reportage, donc, à conseiller.

  3. J’ai vu une partie de l’émission et j’ai bien apprécié aussi cette vision un peu moins « marketing » du monde du vin, et plutôt « familiale » et traditionnelle.
    En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir un Papa qui m’a fait découvrir assez tôt le plaisir de déguster un bon vin, et maintenant c’est mon chéri qui est un vrai passionné d’oenologie, qui prend le relais.
    Cette émission véhiculait donc bien je pense les valeurs que m’évoque le vin : famille, partage, plaisir des papilles… !
    Un bon reportage, donc, à conseiller.

  4. @ Emmanuel : Merci d’être venu me rendre visite! Je suis tout à fait d’accord que ce reportage ne montrait pas les réalités des vignerons qui galèrent plus, mais j’ai vu une autre émission très intéressante que j’enregistrerai qui semble plus axée sur cette optique, « Mondovino », sur la 3 demain soir je crois. J’espère qu’elle apportera un autre éclairage sur ce métier.

    @ Pauline : Tu as beaucoup de chance d’avoir ton chéri passionné par ce domaine! Petit message perso : j’ai beaucoup pensé à toi cette semaine, j’espère que ton retour au boulot n’a pas été trop dur et que tu as bien profité de tes vacances! A très vite!

  5. Le retour s’est bien passé !
    Profite bien à ton tour… !!
    Bises !!!
    A bientôt

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