La saga de la brioche partie II

En ce moment, ma recette ultime que je n’arrive pas à maîtriser, c’est celle de la brioche à l’huile d’argan et aux pralines roses de Mercotte vue ici et testée une première fois .

Comme les proportions de beurre de la recette sont incompatibles avec les vaines tentatives que j’entreprends pour m’efforcer de rentrer dans mes jeans, je dois espacer les multiples essais… ou alors j’ai recours à de vils procédés, tel que celui d’apporter la brioche à mes parents une fois faite (non sans goûter avec eux une toute petite fois le résultat quand même…) : je vois les yeux de mon père briller de gourmandise devant les jolies pralines. Disons que j’ai trouvé le bon moyen de faire honneur aux origines savoyardes paternelles et de soulager ma balance (et ma conscience).

Donc deuxième essai pour un duel « Grumeau versus brioche ». J’ai soupçonné un mauvais maniement de ma part du robot KA et je soupçonne toujours quelquechose de ce côté-là car j’ai pourtant strictement reproduit les indications et les proportions de la recette. Le crochet pétrisseur ne veut toujours pas assimiler que 200g de beurre et autant de farine doivent donner un pâton « qui se détache progressivement des parois ». Non, non, et non. Le mien est du genre sangsue. Le pâton se forme, et j’ai à peine le temps de m’émerveiller et de crier victoire que quelques tours de crochet plus tard, le pâton redevient – presque – une vulgaire pâte qui s’obstine à adhérer aux parois du bol. Alors j’ai encore un peu triché en rajoutant un soupçon de farine en plus, et j’ai arrêté le crochet alors qu’il venait juste de me faire le pâton une nouvelle fois (si vous avez bien suivi mes explications, en fait, juste avant que le pâton n’adhère de nouveau aux parois du saladier).

J’ai pu ainsi travailler ma brioche, la laisser pousser, la diviser en pâtons, et avoir la joie en surveillant à travers la porte du four, de voir gonfler une brioche gourmande et pleine de promesses. J’ai apprécié plus particulièrement à la sortie du four ces creux qui s’étaient formés pendant la cuisson et qui laissaient deviner un intérieur plein de gourmandise…

Le résultat s’avère au final meilleur que ma première tentative, je l’ai pris pour un encouragement. A l’intérieur, le creux tapissé de rose me renvoyait tout droit aux souvenirs de vacances à la montagne, lorsque mes parents m’achetaient le premier jour de vacances la fameuse petite brioche aux pralines roses. J’ai été tellement généreuse en pralines que le chéri a même regretté qu’il n’y ait pas plus de brioche, qui selon lui, se serait suffi à elle-même. Mais évidemment j’ai payé le contrecoup de la tricherie : on sent encore le goût de la farine qui prend le pas sur le beurre, mais la texture est vraiment celle d’une brioche, au contraire de ma première version qui ressemblait plus à un gâteau sablé.

De la persévérance donc, j’y suis presque, et je referai cette brioche jusqu’à maîtriser parfaitement mon affaire!

PS : vous constaterez la piètre qualité des photos mais je suis obligée de me débattre avec divers appareils de rechange en attendant que le Père Noël m’amène l’objet de mes rêves! Là je me débattais avec le zoom qui évidemment ne faisait pas la mise au point où je voulais… Je ferai mieux la prochaine fois!

Share Button

3 réflexions au sujet de « La saga de la brioche partie II »

  1. Coucou 🙂 j’aime beaucoup la façon dont tu racontes tes démélés avec ton pâton:)en tout cas, elle est bien jolie cette brioche:) tellement, qu eje te prendrai volontiers une petite part:)
    Je te souhaite un bon week end, bisous 🙂

  2. Mercotte > Maintenant avec tes conseils de samedi, si je ne réussis pas la prochaine, je suis vraiment à côté de la plaque!
    Cenwen > Au goût cette brioche est vraiment délicieuse avec son côté légèrement atypique. Cela vaut vraiment le coup de s’appliquer pour maîtriser la technique!

Les commentaires sont fermés.