Velouté de potimarron (avec un peu de fève tonka dedans)

 

En voilà un qui n’a pas fini de m’étonner et dont je n’ai pas encore exploré toutes les merveilleuses facettes. Il évoque désormais pour moi toutes les saveurs de l’automne concentrées en un velouté. Je veux parler du potimarron. Ma fascination pour cette courge est d’autant plus forte que je n’ai découvert ce légume que tout récemment, l’année dernière en fait, dans l’un des fameux paniers de légumes que je commande régulièrement.

Il est de ces légumes, justement, que l’on n’a jamais l’occasion de goûter dans son enfance, soit par manque de goût pour la chose dans la famille, soit à cause d’allergie à cet aliment. En cuisant mon potimarron, j’ai voulu savoir pourquoi celui-ci n’avait jamais eu droit de cité à notre table. Une petite conversation téléphonique avec ma grand-mère m’a permis de comprendre pourquoi ma mère ne nous en avait jamais cuisiné : elle-même n’en a jamais eu à table apparemment, car ma grand-mère n’y tenait pas trop, car elle n’affectionnait pas son côté doux, voire sucré.

J’aime entendre ma grand-mère se replonger dans ses souvenirs et évoquer certaines saveurs de sa propre enfance : souvent cela me permet de faire le lien avec mes habitudes alimentaires aujourd’hui, mais j’y fait aussi quelques découvertes, et j’y pioche même, parfois, de l’inspiration. Ce soir-là c’est moi qui ai pris plaisir à lui expliquer comment je procédais pour faire mon velouté tout simple de potimarron, que je ne désespère pas de lui faire goûter un jour.

Deux ou trois choses étonnantes que j’ai apprises depuis une année à côtoyer cette courge sur mon petit plan de travail (Cléa en fait d’ailleurs un dossier très détaillé sur Marmiton) :

  • pour les cuisinières un peu distraites, cette courge peut se conserver quelques semaines (oui oui j’ai testé !) au sec et à l’abri de la lumière : le potimarron gagnera en vitamines et en saveur (de plus en plus sucrée)
  • finie la corvée d’épluchure ! La peau du potimarron se mange et donne du liant au velouté, ce qui permet d’ajouter moins de matière grasse au final.
  • le choisir sans égratinure ni craquelure et faire attention au pédoncule qui doit être ferme.
  • c’est le légume génial pour la période de crise actuelle : économique (la dernière fois j’ai pris un potimarron de 1,6 kg au marché pour un peu plus de 2 euros !) et qui vous fournira de généreux bols de veloutés. Même un demi peut suffire. dans ce cas, pourquoi pas recycler l’autre moitié dans un risotto fondant proposé par Cléa ? (testé aussi et franchement excellent !) Ou alors dans cette version d’Audrey avec du chorizo que je compte tester prochainement ?

La recette qui suit est donc une recette toute simple que j’ai adaptée toute seule au fil du temps et de mes essais plus ou moins compacts, plus ou moins digestes, celle qui m’a finalement convaincue et permis d’apprivoiser en douceur le potimarron et de l’inviter désormais régulièrement dans ma cuisine. J’ai fini par minimiser les ingrédients, car le parfum naturellement muscadé du potimarron et sa texture suave en font un excellent candidat à un velouté crémeux, parfait pour les soirées de la semaine. Et puisque le chef Inaki Aizpitarte (chef du Chateaubriand) ajoute de la fève tonka au velouté cette semaine dans les fiches cuisine du ELLE, j’ai opté pour cette petite variation au dernier moment ce soir en écrivant ce billet et c’était délicieux !

Velouté de potimarron à ma façon

Ingrédients (1 potimarron entier me fait largement trois jours de soupe pour deux personnes mais cela dépend évidemment de la grosseur de la courge et du nombre de personnes à table !)

1 petit potimarron

1 bouillon cube

1 verre d’eau + QS d’eau

1 c.s de crème fraîche de qualité

QS de fève tonka

1. Attention, au début, il faut s’armer de bons muscles ! Laver consciencieusement le potimarron, le couper en deux avec un gros couteau, retirer les graines à l’intérieur à l’aide d’une cuillère et détailler la chair en morceaux de taille moyenne.

2. Mettre le tout dans une grande casserole avec le bouillon cube émietté et le verre d’eau, voire un peu plus pour ne pas que cela attache.

3. Cuire à couvert et à feu moyen jusqu’à temps que les chairs se défassent : la pointe d’un couteau doit pénétrer dans les morceaux de potimarron sans difficulté.

4. Passer le tout au mixeur avec une belle cuillère à soupe de crème fraîche (pas besoin de plus, la peau du potimarron en cuisant fait office de liant) et rectifier en ajoutant de l’eau jusqu’à la consistance désirée. Pour moi, elle doit être juste onctueuse, ni vraiment comme une purée, ni vraiment comme une soupe. (pour les fidèles lectrices du ELLE et heureuses détentrices de fèves tonka dans leurs placards, je ne peux que leur conseiller d’en râper un peu au dernier moment comme sur la photo, le mariage avec la saveur du potimarron est divin !)

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3 réflexions sur “Velouté de potimarron (avec un peu de fève tonka dedans)

  1. Coucou 🙂
    Cenwen, le retour 🙂 bon accompagnée par mes paquets de kleenex et mes cachets, mais c’est mieux que de ne pas être là:)
    Je pense que je vais pas mal l’écrire aujourd’hui, mais rendre visite à mes copinautes m’a terriblement manqué. Je pense que je n’aurai pas le temps de voir tout le monde aujourd’hui, mais je vais reprendre le rythme.^^

    Merci pour les jolies recettes que je viens de lire et apprécier:) avec une mention pour ton superbe billet sur le potimarron:) je suis une grande fan des courges 🙂
    Bonne journée:)
    Bisous 🙂

  2. Coucou !
    Me revoilà après quelques post laissés sans commentaires de ma part.. (j’étais au fond du lit…)
    Me voilà sur pied, et avec moi, ma version de la soupe au potiron ou potimarron au choix :
    1/ laver consciencieusement la bête sous l’eau
    2/ s’armer d’un solide grand couteau et d’une bonne planche pour découper le potiron en gros cubes.
    3/ retirer les graines.
    4/ dans le fond de la cocotte minute, faire fondre un peu de graisse d’oie (ou bien un mélange huile/beurre) et faire suer les morceaux de potiron quelques minutes.
    5/ ensuite, presque couvrir d’eau, ajouter un bouillon de légumes, fermer la cocotte.
    Une fois sous pression, laisser cuire environ 15 à 20 mn.
    Mixer et ajouter un peu de lait si nécessaire.
    Rectifier l’assaisonnement.
    Et bon appetit !

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