Histoire d’un déblocage : morceaux choisis de la Barre Infernale de Pralus

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai décidé de commencer ce blog. Cela va faire bientôt un an d’ailleurs. L’idée était en train de germer silencieusement, l’envie était forte, et c’est après avoir rencontré Pascale au cours d’une séance de dédicace de son livre que je me suis décidée. A l’époque, je freinais des quatre fers devant le fait de photographier mes réalisations. Je me savais très peu douée pour la photographie et mes ratés avaient eu jusque-là raison de mon projet. Pascale m’a rassurée en quelques phrases et m’a donné envie de monter ce blog. Je suis repartie de l’Atelier des Chefs ce jour-là gonflée d’énergie et convaincue comme jamais : il fallait que je me lance.

Pascale avait raison. En tout cas c’est exactement ce qu’elle m’avait dit qui s’est produit : c’est par la cuisine et le blog que l’on vient petit à petit à la photographie. Et l’hiver dernier, j’ai donc eu logiquement envie d’avancer dans ce monde dont je ne maîtrise pas bien les codes : c’est là que j’ai commencé à suivre les ateliers d’Isabelle. J’ai été stupéfaite de ce que l’on pouvait donner à voir dans une photo, de l’intime qui peut vite se dévoiler au creux d’une cuillère, au détour d’un plat ou au coin d’une assiette, dans le choix d’un contraste de couleurs. Isabelle, petit-à-petit, nous aide à ciseler nos photos, à les modeler, et à parvenir à l’objet souhaité. Décortiquer ses propres photos n’est pas un exercice facile, contrairement à ce qu’on pourrait croire! Et laissez-moi vous dire que l’exercice relève souvent pour moi de la tempête sous un crâne, tant ce qui est échangé au cours de ces ateliers m’interpelle toujours.

Six mois que je m’applique à améliorer la qualité des visuels sur ce blog – avec plus ou moins de succès -, mais surtout six mois au cours desquels j’ai bâti une drôle de relation avec mes photos : si je suis encore loin de maîtriser les aspects techniques, je cherche par contre davantage à poser mon regard sur ce que moi aussi j’ai envie de donner à voir. Des fois, le résultat me plaît, et des fois je traverse des périodes de grands blocages. Pour rappel : je précise que le reflex et moi sommes toujours en phase d’apprivoisement.

Aujourd’hui j’avais besoin de défaire certains noeuds et d’avancer à plusieurs. Il a fallu tour à tour : défaire la Barre Infernale apportée par Pascale, s’appliquer à regarder le papier (qui s’est retrouvé tantôt froissé, tantôt en train de faire des girouettes dans la lumière), puis la planche, puis la lumière, puis regarder comment les autres photographient aussi, ouvrir le chocolat, faire part de ses doutes, regarder l’écran, commenter, tempêter, râler, soupirer, admirer, puis enfin sourire. Goûter…

Et je suis repartie de Ménilmontant un peu plus légère, ce jour-là…

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4 réflexions au sujet de « Histoire d’un déblocage : morceaux choisis de la Barre Infernale de Pralus »

  1. Tu as eu bien raison de créer ton blog. Super ton billet, tu as su expliquer ce qui se passe pendant les cours d’Isabelle, tout en gardant une place pour le mystère.
    Superbes tes photos, on en mangerait !

  2. 100% d’accord avec Pascale, à tous points de vue. Tu peux, non tu DOIS être fière de toi! Moi, je te tire mon chapeau! (Et je me réjouis de te retrouver lundi chez Isabelle)

  3. Hé hé … je vois du progrès là Môdame !!!
    Vas donc jeter un oeil sur le reportage « Spécial anniversaire » de SAVEURS… Il y a un backstage de shooting culinaire !
    Plutôt sympa…
    Bisous

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