Confiture figues-épices comme dans le Luberon

 

Coup de coeur pour le pot à confiture !

Il y a des semaines qui commencent comme ça et vous savez que rien ne va se passer comme vous le voudriez. Des semaines qui commencent par exemple un dimanche soir avec un blocage total sur un montage de meuble Ikea (pourtant, je n’en étais pas à mon premier), et sur une stupide histoire de balade pour aller ramasser des châtaignes dans les bois qui ne s’est pas réalisée et qui vous laisse comme un goût amer dans la gorge…

Alors comme dit Julie dans le film, il y a de ces jours où, quand on rentre le coeur un peu lourd, la cuisine a un effet apaisant. Par exemple, le fait de savoir que vous allez forcément obtenir une pâte épaisse qui va se transformer en gâteau en mélangeant des oeufs, de la farine, du beurre et du chocolat a quelque chose d’extrêmement réconfortant. Une sorte de rituel immuable, un processus qu’enfin, vous maîtrisez de bout en bout. Vous en connaissez les causes, vous savez le résultat qui va en sortir : quoi de plus rassurant ?

Ce soir-là mon apaisement n’est pas passé par un gâteau au chocolat mais par une confiture. Et c’est tout pareil : le fait de savoir que vous allez obtenir une confiture ultra-douce en mélangeant du sucre, des fruits et de l’agar-agar, ça calme pas mal les petites contrariétés d’une journée grisouille. Et j’ai voulu refaire cette confiture qui m’avait rendue dingue lors de cette escapade dans le Luberon, cette confiture qui m’avait fait renouer avec les confitures justement. Margaretha avait eu un don tout particulier pour marier les figues et les épices et c’est donc une libre-interprétation que j’en ai faite, après avoir été lire également ce billet chez Pascale (notamment pour le dosage des épices à pain d’épices). Je ne suis pas encore bien sûre du dosage des épices après ce premier essai : je retenterais bien une version avec une cuillère et demie voire deux la prochaine fois, car je pense que les figues le supporteraient. En ce qui concerne la dose de sucre, j’en ai mis plus que d’habitude car nous avions fait cette expérience avec Margaretha : elle nous avait apporté deux versions de sa confiture de figues ce matin-là et nous étions unanimes pour reconnaître que celle qui était plus sucrée avait un petit quelque chose en plus niveau goût… (Damned ! Moi qui traque le sucre d’habitude, j’étais forcée de me rendre à l’évidence !) …ce que j’ai essayé de refaire ici, mais libre à vous de diminuer la quantité de sucre tant que l’agar-agar sert à aider à la prise…

Cette confiture a eu le mérite de me re-transporter dans le Luberon par la pensée. J’aime cette idée, comme la madeleine de Proust, qu’un aliment puisse servir de pont, de lien entre deux époques. Inutile de vous dire qu’après dégustation, votre Grumeau d’humeur chiffon est devenu d’humeur aussi douce que sa confiture…

Confiture figues et épices à pain d’épices comme dans le Luberon

Pour deux gros pots… et encore un petit reste pour moi !

1,150 kg de figues

600g de sucre

Le jus d’un demi-citron

1 cc d’agar-agar

1cc d’épices à pain d’épices (je pousserais donc jusqu’à deux, cela dépend des goûts)

1. La veille : laver les figues et les couper en tranches fines de deux millimètres. Les mettre dans un grand saladier avec le sucre et le jus de citron, couvrir de cellophane et mettre au frigo toute une nuit, voire 24 heures.

2. Le lendemain, mettre les figues et le jus obtenu dans une casserole, rajouter les épices à pain d’épices et porter à ébullition pendant environ 15 minutes.

3. Ajouter l’agar-agar en pluie en mélangeant délicatement, faire cuire le tout trois-quatre minutes supplémentaires et mettre en pots stérilisés immédiatement.

Mmm !


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5 réflexions sur “Confiture figues-épices comme dans le Luberon

  1. Entre les figues (mon pêché mignon) et le pot (j’ai le même en rouge!!) : les ingrédients d’un petit déjeuner de rêve , ou d’un goûter douillet au coin de la cheminée sont réunis…!
    Je sens d’ici le craquant des petits grains allié aux épices… humm !! Il est temps de remettre les pieds sur terre ! C’est lundi matin…!!!
    Bonne semaine, sur cette de douceur.
    🙂

  2. C’est encore mieux sans accent

    Le Luberon, ça s’écrit sans accent et ça se prononce de même…
    Cela dit, la confiture est très appétissante !

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