La saga de la brioche partie III : jamais deux sans trois!

Mes lecteurs assidus connaissent ma bête noire : la brioche, et plus particulièrement, la fameuse brioche à l’huile d’argan et aux pralines roses de Mercotte. Vous m’avez sans doute vue me casser les dents sur la brioche au début de ce blog, puis encore patiner par ici. Mais je suis têtue, et quand j’ai décidé que j’arriverai à maîtriser une recette, je persévère.

Pourtant mes essais en matière de brioche s’annonçaient compromis : pour la galette des rois cette année, j’ai voulu réaliser une brioche aux fruits confits repérée chez Anne. J’ai voulu l’adapter avec Monsieur Mouss’ mon levain, fait des conciliabules à n’en plus finir avec Flo la pro du levain (l’union fait la force!), et le résultat, quoique très parfumé, était d’un compact… à toute épreuve. Déçue déçue déçue! Ci-git feu ma brioche des Rois qui a malgré tout été très appréciée (promis : une recette dès que je maîtrise la bête) :

Amère déception mais je n’ai pas dit mon dernier mot, avec les derniers conseils de Flo en la matière! C’est surtout en essayant de déstocker mes placards de cuisine ce mois-ci, comme Flo, comme Jane, que j’ai vu qu’il me restait pas mal de pralines roses, de la levure fraîche, un restant de lait, un restant d’huile d’argan… Je n’ai pas réfléchi bien longtemps.

Et je crois que ô miracle! Sainte Mercotte et les Dieux de la Brioche ont dû se pencher sur le bol de mon Kitchenaid car elle se rapproche dangereusement des photos de celle de Mercotte! J’ai dû me pincer pour y croire! Ce que je retiens de ce premier essai à peu près réussi (celle de Mercotte, à défaut d’y avoir encore goûté, me paraît quand même plus onctueuse) :

– j’ai pétri longtemps, mais alors trèèèèès longtemps, à la limite de faire râler mon robot sous l’effort!

– quand la recette dit « filmer au contact », on filme au contact, on ne cherche pas à transvaser le pâton de son bol pour le mettre on-ne-sait-où.

– à propos du pâton d’ailleurs, rien à voir pour moi avec la consistance de celui de mes pains : tellement mou, tellement fragile que je l’ai manipulé comme si j’avais peur de le déchirer. Drôle d’impression d’ailleurs!

– sur le coup, je ne savais plus s’il fallait que les ingrédients soient froids ou tempérés pour réussir une brioche. Là tout était froid, le bol « plus-gelé-tu-meurs », une température à ne pas mettre un pied dehors… c’était donc ça, le secret? Ou la chance du débutant?

Donc plus besoin de vous parler de la recette de Mercotte, vous la trouverez ici. Légère et agréable en bouche malgré les 200g de beurre passés dans la recette, et les pralines pour vous faire rosir de bonheur.

Et niveau réserves : moins de pralines roses dans les placards, et l’huile d’argan qui diminue lentement mais sûrement. Le début de mon défi de janvier!

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5 réflexions au sujet de « La saga de la brioche partie III : jamais deux sans trois! »

  1. Mamma mia enfin !!! on dirait la mienne sur la photo, comme je suis contente… mais tu avais mis toutes les chance de ton côté un long pétrissage et du froid ….même si ce n’est pas très catholique tout ça, ça a le mérite de marcher!! bravo

  2. Tout vient à point à qui sait… perséverer 🙂
    Faudrait que je les goûte un de ces jours, tes brioches, dis…
    Bravo et bises!

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