Un été en… gris (Bodin)!

Non non, ce titre n’est pas le reflet d’une humeur maussade, loin de là. Mais il faut que je vous fasse partager mon coup de coeur pour le Gris Bodin de Patrice Colin, dont je vous avais donné un avant-goût ici.

Le hasard fait parfois bien les choses. Deux semaines avant que je ne parte me mettre au vert, nous avons dégusté avec Jeudivin les vins de l’AOC des côteaux du Vendômois. Des vins légers mais fruités, de ceux qu’on aime à savourer entre amis. La séance est pleine de promesses, jusqu’à ce que je tombe en arrêt devant le gris de Patrice Colin. Tout d’abord, petite leçon de vocabulaire sur le gris (dont la couleur rosée ne laisse quand même pas deviner que c’est un gris n’est-ce pas?) : les gris sont des vins obtenus en laissant peu de temps en contact pulpe et pellicule rouge du raisin. On récupère le jus légèrement rosé qui s’écoule et on opère une fermentation en phase liquide (source : Le Petit Larousse des Vins). Une histoire de macération donc, comme me l’avait déjà expliqué mon amie Aurore. Nous voilà donc rassurés sur les origines de ce vin (personnellement je n’avais jamais goûté de gris auparavant).

Bodin, ensuite. Georges Colin, grand-père de Patrice Colin, a planté ces vignes au lieu-dit « Bodin ». Les vignes de ce gris sont donc les vignes de Pineau d’Aunis du grand-père, plantées… en 1920! Il y a donc aussi une histoire de famille dans ce vin, très bien résumée sur l’étiquette (j’ai trouvé cela très touchant d’ailleurs, ce petit morceau d’histoire familiale derrière une bouteille et cela rapproche encore un peu plus du producteur).

Le gris Bodin dégusté ce soir-là a séduit beaucoup d’entre nous. Un nez floral, une bouche fruitée qui appelle l’été, les melons et le barbecue (hem… pas cette semaine on dirait…). Bref, dans le verre, une convivialité étonnante. Elle l’est moins quand on sait que Patrice Colin aime faire ses vins pour pouvoir manger avec (voir le billet de Marise et son interview de Patrice Colin sur son blog ici).

Ce qui m’amène tout naturellement à l’homme derrière ce vin, que j’ai eu la chance de rencontrer tout à fait par hasard quinze jours après notre dégustation. Un homme d’une gentillesse et d’une authenticité rare, qui nous a fait goûter également son Vendanges Tardives (excellent d’ailleurs). 2009 s’annonce apparemment comme une année exceptionnelle : en témoigne effectivement la couleur du gris dans le verre, très concentrée (plus que sur le Gris 2008 par exemple auquel j’ai pu le comparer). Si je sais qu’il accompagnera mes déjeuners estivaux, Patrice Colin nous apprend également que son gris fonctionne en parfaite harmonie avec les plats exotiques. Une autre piste à explorer donc.

Inutile de vous dire que j’ai fait mon petit stock pour cet été (la bouteille est à 4,90 euros , de quoi se faire plaisir) et que je suis bien heureuse d’avoir un vigneron qui produit des vins d’aussi belle qualité à proximité. L’été sera donc gris, pour mon plus grand bonheur!

Patrice Colin
5, impasse de la Gaudetterie
41100 Thoré-la-Rochette
Tél : 02 54 72 80 73
Site : www.patrice-colin.fr
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5 réflexions sur “Un été en… gris (Bodin)!

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