Le choix de l’amoureuse : la roussette du domaine Genoux

Un coup de foudre ne s’explique pas…

Bien m’en a pris d’écrire à Yann Pernuit à propos de sa roussette. Il faut dire que Mercotte la bonne fée était passée par là et m’avait soufflé à l’oreille le nom de cette magnifique bouteille. J’en déduis qu’on a très certainement les mêmes goûts en vins!

Deux Roussettes étaient au programme de ma présentation sur les vins savoyards chez Jeudivin jeudi soir dont vous trouverez le compte-rendu sur le blog de Jeudivin ici. Avec un nom comme le mien, il était difficile de renier mes origines!

En comparaison sur le même cépage Altesse ont donc été proposées :

  • « Les Grandes Jorasses 2008 », roussette du domaine Belluard, trouvée aux caves Augé.
  • « Son Altesse 2008 », roussette du domaine Genoux, trouvée  – grâce aux conseils de Mercotte et aux indications de Yann Pernuit – chez son agent à Paris.

J’ai longtemps cherché comment je pouvais vous parler de ces deux vins… Disons que c’est comme si l’on se retrouvait avec deux excellents partis en face de soi, affichant tout les deux de solides références sur leur CV pour vous séduire. Les deux domaines sont en biodynamie ou en passe de le devenir totalement, du 100% cépage Altesse dans le verre, même millésime…

C’est d’abord sur le référencement que la première différence est notable, du moins à Paris. On trouve les « Grandes Jorasses » aux caves Augé à Paris : c’est un peu comme si notre bon parti n°1 affichait une référence pour les vins naturels digne de Polytechnique,  une fabuleuse carte de visite. Classé parmi les 20 meilleurs vins bio par le site meilleursvinsbio.com, on ne peut que hocher la tête d’un air admiratif.

A côté, « Son Altesse », c’est le bon parti discret. Notre bon parti n°2 se trouve à la table des grands restaurants, mais reste plutôt discret sur sa communication. Tout aussi solide dans ses gages de qualité, mais il ne sort pas de Polytechnique, lui. C’est son nom qu’on se recommande de façon confidentielle, et à la rencontre duquel on va, quelque part dans un appartement du 13ème arrondissement parisien.

Devant deux excellents partis, forcément les têtes tournent. Les « Grandes Jorasses » offrent un nez digne de la course mythique qu’il évoque : compoté, des notes d’épices à foison, un parfum qui emporte loin, façon Premier de Cordée. « Son Altesse » se fait plus discrète au nez, mais les frissons annoncés par l’agent de Yann Pernuit suivent. Le coeur qui bat un peu plus vite ne trompe pas, et les yeux autour de la table brillent de contentement. Je découvre cette jolie finale douce et salée, cette sensation de netteté en bouche. Son côté rond et croquant. Un vrai coup de coeur. C’est le choix de l’irraisonné et de l’irrationnel, celui  de l’amante qui se laisse emporter par la passion qui la dévore.

Les deux roussettes m’ont vraiment plu, même si mon coeur a battu plus fort pour Son Altesse.  Et hop! Un troisième vin qui mérite aussi de figurer dans mon embryon de cave!

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