A la découverte des whiskeys…

Cher petit frère,

J’ai regretté que tu ne sois pas avec moi jeudi soir dernier. Invitée à l’Ambassade d’Irlande, ta chère grande soeur est allée goûter des whiskeys et autres spiritueux venus tout droit de ce pays si vert. Oui oui, tu as bien lu, même si je n’y connaissais rien, j’avais décidé de m’instruire justement. Et je te rassure, les dégustations étaient tout à fait modérées, ce qui a favorisé cette approche pas si aisée de prime abord, je trouve. Dans la famille, c’est plutôt toi qui apprécies les alcools forts, alors j’ai joué les explorateurs pour toi en prenant soin de prendre des notes, dans le but de te faire un petit compte-rendu.

Mon palais et mes sens en général ont été tout bouleversés par ces découvertes, mais tu connais sûrement ces alcools-là mieux que moi. Une charmante dame (The Irishman)  m’a présenté tout d’abord deux whiskeys : le premier, que j’ai trouvé très imposant en bouche, avait un tempérament tout masculin, tandis que le deuxième (Single Malt, le joli doré de la photo) m’a beaucoup plus marquée par son élégance et sa façon très douce de s’imposer, tout en subtilité. Il m’a réconciliée avec les whiskeys d’ailleurs, je crois.

Mais bon, l’Irlande, c’est aussi la Guinness non? Ta soeur la met dans les gâteaux, faute de savoir la déguster à sa juste valeur (la Guinness aime le chocolat tu sais !). Et comme un gentil barman officiait avec grâce derrière son stand, et que je te sais très calé en matière de cocktails, j’ai dégusté à ta santé un Ambassador’s choice (un Guinness Sour de son vrai nom) : un cocktail très frais, très plaisant, avec pas plus de 2 ou 3% d’alcool puisqu’additionné de jus de citron et d’Angostura. Et tu sais quoi ? Le barman aussi met du chocolat avec sa Guinness-cocktail ! En dernière petite touche finale d’ailleurs, le cacao en poudre, ce qui fait qu’il est fort agréable d’avoir les effluves chocolatées au nez tandis que l’on déguste à petites gorgées notre cocktail « Guinnessé ».

cocktail_guinness

Bon, je n’avais pas les proportions bien sûr, mais j’aimerais bien que tu m’en fasses un du même genre à ta façon, la prochaine fois que je viendrai chez toi.

J’ai découvert ensuite un whiskey qui m’a plus parlé, un Greenore Single Grain 8 ans d’âge (40°) de la distillerie Cooley (seule distillerie indépendante de l’île), auquel j’ai trouvé des arômes similaires à ceux du vin, d’un moelleux en vin, d’ailleurs, tu vois de quoi je parle ? Je l’ai trouvé doux, rassurant, enveloppant, il m’a vraiment plu. La personne qui me l’a présenté m’a dit que ce whiskey était en général utilisé aussi comme base pour les cocktails. Tu vois, je pense à toi ! Donc retiens bien ce nom, peut-être qu’il te servira aussi un jour ? Toujours chez le même producteur, je me suis laissée tenter par le fameux whiskey tourbé qu’apprécie beaucoup Anne, le Connemara : j’avoue que là – mon palais n’étant pas assez éduqué en la matière -, la rencontre a été très déroutante. Des odeurs de pneu, de garage, une sensation d’astringence assez percutante, et cette impression en bouche ensuite de mâcher un cigare. Il paraît qu’il existe des whiskeys beaucoup, beaucoup plus tourbés que celui-là, que l’on finit par trouver vanillé par rapport aux autres. Vraiment ? Je garde cette sensation gravée dans un coin de ma tête, mais j’ai décidé de remettre à plus tard mon éducation sur les whiskeys tourbés.

Enfin, je suis retournée voir cette dame si charmante, si passionnée par ses produits. Cette bouteille d’Irish Coffee me faisait sacrément de l’oeil, comment fait-on pour faire de l’Irish Coffee en bouteille, quasi tout prêt ? Et, most important of all, était-ce bon ? Et bien la réponse peut paraître surprenante, mais oui, c’est délicieux ! Bon, certes, je préfère le vrai, mais celui-là est le seul à être commercialisé en bouteille et a l’avantage de se diluer dans de l’eau bouillante (compte un volume d’Irish pour deux d’eau si je me souviens bien). Tu n’as plus qu’à rajouter délicatement la crème ensuite, et te voilà avec une succulente boisson-dessert pour épater la galerie. Evidemment, il a plus de succès à l’export qu’auprès des Irlandais, mais je le trouve très intéressant. Il est commercialisé à la Maison du Whisky à Paris d’ailleurs, si tu en cherches. Et il va très bien avec un petit moelleux au chocolat !

De toutes ces découvertes j’en ai gardé un merveilleux souvenir, que je souhaitais te faire partager. Il ne me reste plus qu’à prendre un cours de cocktail avec Colin Field, pour finir de t’épater !

Ta soeur dévouée,

Stéphanie.

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3 thoughts on “A la découverte des whiskeys…

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