Les blogueurs culinaires et le vin #2 : Florence Fouché

Ma deuxième invitée pour cette petite série autour du vin, c’est Florence, de Gourmandises Chroniques. Elle nous régale de sa plume et de ses photos (vous pouvez admirer sa photo de tarte rustique et son sorbet basilic retenue pour le Concours International de la Photo Culinaire ici, édition 2011), et a gentiment accepté de se soumettre à mon questionnaire. J’ai en commun avec elle un goût prononcé pour les Côteaux du Vendômois et un souvenir d’une jolie table où le goût des guimauves à la cardamome s’est imprimé de façon pérenne sur nos papilles. Florence nous parle avec plein de fraîcheur de sa tante, son initiatrice en matière de vins, de la découverte des vins de sa région d’adoption – la Loire -, et d’une anecdote très rafraîchissante à propos d’un Mouton Rothschild qui m’a beaucoup amusée. Florence, il faudra qu’on reparle de bulles, si j’en crois tes réponses !

1/ A partir de quand as-tu commencé à t’intéresser au vin et en quelle occasion ?

J’ai été initiée au vin par ma tante maternelle, je devais avoir 24 ou 25 ans… mais il faut dire qu’avant, j’ai fait de la résistance ! L’initiation s’est faite petit à petit avec du Bordeaux, un Graves ou un Pessac Léognan probablement. Sa persévérance a payé et je lui en suis reconnaissante car désormais, je n’envisage plus un bon repas sans la bouteille qui l’accompagne !

2/ Es-tu plutôt blanc, rouge, rosé ou bulles ?

Je reste fidèle à mes premières amours et affectionne plus particulièrement le vin rouge et d’autant plus quand celui-ci est tannique ! J’aime les vins charpentés ! Mais ayant posé mes valises depuis quelques années en Loir et Cher, je découvre avec plaisir les vins de Loire. Mon palais s’initie aux vins blancs minéraux et se laisse charmer par les rosés et les gris de la région. En revanche, j’ai un vrai problème avec les petites bulles, car à moins de ne pas avoir goûté les bonnes, je ne suis toujours pas convaincue… D’ailleurs, si quelqu’un veut relever le défi de me faire changer d’avis, je suis partante !

3/ Ta plus belle émotion autour du vin… pourrais-tu nous en parler ?

Ma plus belle émotion n’est pas liée à un vin en particulier mais à la personne avec qui je le déguste. Et c’est toujours un moment particulier que de déguster du vin avec ma tante, elle qui m’a initiée à ce plaisir. Je suis toujours touchée de voir le soin qu’elle apporte au choix de ses vins, elle y est très attentive, et je me régale toujours de la petite anecdote qui l’accompagne, qu’elle soit historique ou nous remémorant une tranche du passé familial !

4/ Quel est l’accord mets-vins le plus réussi que tu as pu réaliser ou tester à ce jour ?

Je crois que la magie a opéré lors d’un déjeuner chez Jean Pierre Xiradakis à la Tupina à Bordeaux quelques temps après le passage à l’euro. Ma tante avait commandé cette mémorable bouteille, un château Mouton Rothschild 1992 à la serveuse perplexe qui lui avait demandé à plusieurs reprises si elle était sûre de son choix mais qui, devant l’insistance de ma tante, avait dû s’incliner… Il s’est passé quelque chose ce midi-là, j’ai bien senti que ce vin était particulier et l’accord avec la volaille rôtie était juste parfait. Je me rappelle encore avoir marqué un temps d’arrêt en les dégustant ensemble. Ce qui a d’autant plus réjoui ma tante a posteriori, puisque le vin fut aussi mémorable que la note salée… ma tante ayant confondu les euros avec les francs fraîchement remplacés ! La circonspection de la serveuse a alors pris tout son sens ! J’ai d’ailleurs toujours la bouteille (vide !) en souvenir de cette émotion et de cette anecdote cocasse rentrée dans les annales de la famille !

5/ Y a-t-il une bouteille que tu recommanderais sans hésitation à tes proches ?


Conseiller un vin touche à l’intime ce n’est donc pas chose aisée… Mais pour porter haut les couleurs de ma région d’adoption et parce que celle-ci recèle de richesses insoupçonnées, j’ai choisi le gris Bodin de Patrice Colin, auquel tu avais d’ailleurs dédié un très bel article qui nous avait permis de faire connaissance ! C’est un vin des coteaux du Vendômois élaboré uniquement à partir du cépage Pineau d’Aunis, c’est un rosé frais et fruité, toujours le bienvenu sur mes tables estivales !

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