C’est l’expérience du goûter parfait que j’ai eu l’occasion de vivre avec Pascale pour notre huitième édition des goûters chics parisiens. En fait, quand je dis goûter parfait, l’expression devrait être entendue dans un sens encore plus large : un moment parfait, avec tous les ingrédients réunis. Jugez plutôt : une place des Vosges baignée de soleil en cette fin septembre , un salon de thé abrité sous les arcades, des élégantes qui se pressent, loin des touristes, dans ce lieu intime, et de bon goût. C’est d’ailleurs Pascale qui a eu la très bonne idée pour notre huitième test : je ne connaissais pas, ou très peu, Carette.
Pascale et moi aimons le beau temps, mais encore plus si nous pouvons bénéficier d’un petit coin de fraîcheur : c’est donc à l’intérieur que nous allons savourer notre pause gourmande. Attablées près d’une fenêtre donnant sur une très jolie cour à la verdure abondante, avec vue sur le ciel d’un bleu azur, nous décidons de rentrer dans le vif du sujet.
Malgré la chaleur, un cake aux agrumes nous fait de l’oeil.
Légère réserve sur la tranche – un peu trop épaisse ? – mais une texture raffinée et allégée par l’amertume des zestes : le cake se laisse déguster à petits coups de fourchette, lentement mais irrésistiblement… Et comme un agrume en appelle un autre, nous nous laissons vite tenter par le macaron citron-basilic.
Dense, crémeux, son acidulé maîtrisé rend le tout extrêmement frais et digeste pour un macaron si généreux. Si léger, en fait, que nous craquerons à la fin du goûter pour en redemander un autre, quelle plus belle preuve d’assentiment ?
Bon ok, assumons jusqu’au bout notre gourmandise : quitte à tester des macarons, on n’allait quand même pas passer à côté du macaron du moment, celui à la griotte ? Tsss… : nul besoin d’arrondir les yeux, vous auriez craqué aussi…
Une pâtisserie aussi, une « Douceur d’automne » : l’alliance citron-praliné est une valeur sûre et fonctionne parfaitement dans le cas présent.
C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous décortiquons ce petit gâteau : un crémeux citron, un biscuit noisette aux zestes de citron, un bavarois praliné noisette et une feuilletine.
Une valeur sûre, à l’image du lieu : Pascale me fait justement remarquer que les pâtisseries sont très bien réalisées, le goût est là, juste et précis, avec les textures espérées. Rien qui pourrait ressembler à certaines pâtisseries plus « tendance » que nous aurions pu déguster précédemment en fait. Carette fait figure de salon de thé ultra-classique, très « parisien chic » loin des foules (d’ailleurs, nous remarquons que peu de touristes fréquentent le salon ce jour-là), mais où l’on est sûr de trouver le haut de gamme que l’on attend dans l’assiette, si traditionnel soit-il.
D’ailleurs, ce jour-là, c’est – contre toute attente – un détail qui me fait l’effet d’un coup de coeur. La porcelaine du salon de thé, charmante, désuète, vintage : j’y porte un regard plein de tendresse, tant elle me rappelle la vaisselle de ma grand-mère.
La théière me fait l’effet d’une Miss Samovar dans la Belle et la Bête qui ne demanderait qu’à s’animer.
Comptez entre 15 et 20 euros selon que vous contrôlerez plus ou moins votre gourmandise ! Pascale et moi sommes reparties du salon plus qu’enchantées par ce goûter. En faisant remarquer à Pascale que nous étions déjà à la huitième édition de nos tests de goûters chics parisiens, cette dernière a eu une phrase magique, dans un grand éclat de rire : « Et si ça ne s’arrêtait jamais, en fait, ces goûters ? » Je serais presque tentée de penser la même chose, en tout cas nous avons toujours le même plaisir à partager avec vous ces beaux moments !
Les impressions de Pascale, c’est ici !
J’en profite, exceptionnellement, pour souhaiter un très bel anniversaire à ma belle-soeur aujourd’hui, et je pense bien à elle !








C’est toujours un plaisir de revivre le goûter à travers ton écriture. Très bon week-end à toi.
encore une belle adresse a tester! Tout y a l’air divin!
je m’y vois déjà… bon et beau… le must…
J’aime beaucoup Carette et l’ai fréquenté à maintes reprises lorsque j’étais encore une étudiante parisienne … Avec Coquelin Aîné, rue de Passy, célèbre pour son inénarrable puits d’amour, qui n’existe plus, c’était mes deux valeurs sûres … Pour le puit d’amour, il reste encore Stohrer, rue Montorgueil …Heureusement, Carette résiste lui aussi ! ;o)
Bonne soirée
Hélène
Merci Hélène pour toutes ces précisions ! J’ai très envie d’aller chez Stohrer maintenant.
PS : Mon Carette à moi était à l’époque celui de la place du Trocadéro … je ne savais pas qu’ils s’étaient installés aussi place des Vosges. J’irai voir à ma prochaine visite …
J’aime bien lire ton récit ET celui de Pascale. Vous me faites à nouveau bien envie avec ce salon de thé « tradi », dans le bon sens du terme. Je vais l’ajouter sur ma liste d’envies parisiennes.
Merci du partage et continuez vos goûters, les filles !
Oui, décidément, il va faire que j’y aille…
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