Les goûters chics parisiens #14 : au café Fauchon

Le ravissant Pioupiou du café Fauchon

Comment, après avoir succombé à l’Eclair Eclair cet été, après avoir réalisé ce délicieux éclair Paris-Brest fin janvier, n’avons-nous pas pensé plus tôt, Pascale et moi, à se retrouver chez Fauchon pour un goûter chic ? Voilà donc l’erreur réparée, et nos sens encore tout émoustillés.

C’est donc par un bel après-midi plein des promesses de ce printemps tout neuf que nous avons fait escale place de la Madeleine. Le café Fauchon est situé au-dessus de l’épicerie fine. Arrivés à l’étage, vous aurez le choix entre le salon avec vue sur la Madeleine à votre droite, ou le patio épuré, sous un puits de lumière à gauche. C’est là que nous nous sommes installées. Une belle rangée de bambous comme seule ligne d’horizon et me voilà tout de suite plus zen.

Le plateau de pâtisseries qui vient à nous est terriblement tentant, même si le baba au rhum que je convoitais secrètement n’était plus disponible. Qu’à cela ne tienne : mon regard a été accroché par cet ovni jaune à la crête rouge et douce comme une rose : le Pioupiou. Un entremets citron-vanille-rose nous dit-on, récemment ajouté à la carte (EDIT de 11h49 : suite à un commentaire du Painrisien sur le blog de Pascale et après vérification auprès de Fauchon, il s’agit de vanille et non d’amande). « C’est le dernier ! », nous précise la serveuse. Bon, raison de plus pour ne pas le laisser filer.

Le Pioupiou soumis à rude épreuve

Oh là là : pourquoi ce triptyque de goûts n’est-il pas devenu un classique de la pâtisserie avant ? Si tout cela sent comme un avant-goût de Pâques dans le nom, tout dans les parfums respire le printemps, la nature et la fraîcheur. Un crémeux de chocolat blanc à la vanille de Madagascar, doux, fondant, des zestes de citron confit dans la gelée et un parfum de rose délicat comme un bourgeon. C’est une pâtisserie vraiment magnifique, le meilleur entremets jamais dégusté pour Pascale et une pâtisserie qui mérite de figurer dans mon top ten de celles dégustées sur Paris, tiens. Rien de moins.

S’en suit une tartelette citron-mangue (le Carré Citron), impeccable de netteté sur la langue, feutrée et acidulée comme il faut sous le palais, mangue et citron jouant un ping-pong remarquable au niveau des accords de goûts.

Pouvait-on échapper aux madeleines, avec Pascale ? Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous devez déjà savoir que la réponse est non. J’ai retrouvé avec plaisir ces madeleines au coeur fondant avec lesquelles j’avais fait connaissance à Courbevoie cet hiver.

Madeleine Fauchon, comment résister ?

Et comme cette journée était spécialement dédiée à la détente et au bien-être, j’ai pris un thé… « belle peau » dans la gamme des thés « Fauchon beauté », thé vert parfumé à l’orange et à l’amande.

Thé Fauchon (mais pourquoi est-ce que j'ai zoomé sur le chocolat ?)

L’histoire ne dit pas si je suis ressortie avec un teint doté d’un éclat supplémentaire mais assurément les yeux brillants de gourmandise. Fabien Rouillard nous a une fois de plus régalées pour cette pause du weekend. Le prix de ces douceurs ? 26 € chacune pour ce goûter, mais vous noterez que depuis un certain temps, nous prenons volontiers une petite gourmandise supplémentaire par curiosité donc la formule pâtisserie + thé vous reviendra certainement meilleur marché.

De ce goûter chic restera un souvenir aussi léger et gracieux que ce pétale de rose, un bien joli goûter en tout cas pour marquer ce début de printemps. Foncez-y vite avant que le Pioupiou n’y laisse toutes ses plumes… pardon, ses pétales.

Les impressions de Pascale sont ici, j’ai comme l’impression que vous allez entendre parler du Pioupiou souvent avec nous !

Café Fauchon
30, place de la Madeleine (1er étage)
75008 Paris
Bon à savoir : fermé le dimanche. Ne prend pas de réservations.

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5 réflexions au sujet de « Les goûters chics parisiens #14 : au café Fauchon »

  1. Le Pioupiou, c’est une envolée gastronomique dont on aurait bien voulu goûter. Visuellement, c’est magnifique, mais ce n’est même plus étonnant pour Fauchon, on est dans l’art culinaire, et gustativement nos papilles n’en restent pas indemnes. C’est le prix à payer quand on va goûter chez Fauchon 🙂

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