Cinq raisons pour lesquelles vous irez à Toques et Clochers l’année prochaine

La toque et la vigne, belle alliance à Toques & Clochers

Le jour où j’ai appris avec ravissement que j’allais me rendre à Toques et Clochers – dont je n’avais jamais entendu parler avant, je dois le confesser -, les réactions de mon entourage ont été plutôt mitigées quant à l’AOC Limoux. Il en fallait beaucoup plus pour saborder mon enthousiasme. Et pour moi, il en va du vin comme du reste : je n’aime pas les cases et j’avais décidé d’aller voir de plus près de quoi il en retournait. J’en suis revenue plus que conquise, et voici les 5 motifs imparables pour lesquels vous planifierez une découverte de Limoux, de ses vins et de sa région l’année prochaine :

      • Parce que Toques et Clochers, c’est d’abord un pari fou, brillamment relevé à la fin des années 80 par les vignerons du Sieur d’Arques (la coopérative) : contribuer à élever l’appellation en organisant une vente aux enchères des meilleurs vins de la région, au profit de la restauration des clochers des environs. Comme toute idée jugée un peu saugrenue au départ, les organisateurs ont dû se battre pour imposer leur conviction. Aujourd’hui, Ducasse et les plus grands restaurateurs sont présents à cette vente aux enchères, dont le prestige a bénéficié aux vins de Limoux. Au départ une idée de toqués en somme, mais pas cloche pour deux sous, quand on voit le résultat aujourd’hui.
      • Plus qu’un évènement, Toques et Clochers est aussi l’occasion de voir le vin sous un autre jour: festif,

        Dans les ruelles d'Antugnac le samedi, la vie est douce au soleil.

        convivial, avec des hommes heureux de présenter leur terroir aux touristes et curieux de passage et de le célébrer dans une allégresse communicative. Une ballade dans les rues d’Antugnac samedi nous a montré que l’évènement fédère les gens de 7 à 77 ans avec ce même trait d’union qu’est le partage de cette histoire unique.

      • Attention, le samedi est tout aussi bon enfant que la vente aux enchères du dimanche est sérieuse. Un moment auquel il faut assister, en tout cas, histoire de voir comment ça se passe dans la pratique. Changement de décor pour les vins de Limoux : c’est le rayonnement international des vins de l’appellation qui est cette fois-ci mis en avant, avec des fûts mis en vente par Sotheby’s et achetés pour des restaurants aux quatre coins du monde. L’Indonésie, l’Allemagne, le Japon… : tout cela sous le regard bienveillant de la Baronne Philippine de Rothschild et Pierre Mirc, l’un des fondateurs de l’évènement. C’est aussi pour moi une excellente introduction aux ventes aux enchères de vins, parce qu’il n’y a pas que celle de Beaune non plus !

      • A Toques et Clochers, on cause Clochers donc, mais l’aspect gourmet n’est pas en reste. C’est aussi grâce aux efforts conjoints des chefs étoilés (dont Pierre Troisgros) et des grands sommeliers (Dionisio Chaves cette année) avec leurs fabuleux accords mets-vins que les vins sont mis en valeur et que l’appellation Limoux est aussi montée en gamme. Pour ma part, je retiendrai cet accord-là : les langoustines sur lames de chayote et lait d’arachide de Roberta Sudbrak qui étaient vraiment de mèche avec le Clocher de Bouriège millésime 2007 servi ce soir-là.
      • Vous l’aurez compris, dans les vins de Limoux, il faut savoir dépasser les clichés et aller fouiner dans l’appellation. Prendre le temps de comparer les quatre terroirs – Autan, Méditerranéen, Océanique et Haute-Vallée -, s’accorder sur celui qui nous plaît le plus (sans conteste pour moi : le méditerranéen), et continuer de fouiller ensuite une fois votre périmètre-chouchou établi. Ma petite pépite, je l’ai dénichée avant la vente aux enchères, tout au fond de la salle de dégustation. Laurent Lacube et son clocher de Gardie, ses arômes de garrigue et son côté soyeux sous le palais, un peu comme une huile d’amande douce toute fraîche. Avec Pascale, nous nous sommes enthousiasmées pour ce vin. Il aurait pu être mon vin de Pâques celui-là, il appelait furieusement le printemps. Son voisin de salle, le clocher de Cepie de Thierry et Sylvie Garrigues n’était pas en reste d’ailleurs, et il m’a bien plu aussi. Et Ophélie aussi a trouvé son bonheur (son billet est magnifique et très complet et zut, je suis passée à côté de cette « finale de citron confit à se rouler par terre » du clocher Rouffiac, allez le lire ici).

On prend les paris que vous ferez un petit tour par Limoux l’année prochaine ?

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4 réflexions au sujet de « Cinq raisons pour lesquelles vous irez à Toques et Clochers l’année prochaine »

  1. Oh le magnifique éclat de lumière sur le verre !!
    Bravo pour ton récit, je te rejoins tout à fait sur l’accord met-vin des langoustines.
    Quant à moi, zut aussi, j’ai raté le clocher de Cepie. Bon, j’y retournerai l’an prochain!

  2. Je ne connaissais pas du tout l’événement mais grâce à toi, l’erreur est réparée.
    J’adore ces manifestations où la passion de faire connaître un savoir-faire , un produit est au centre des intérêts.
    Merci pour ce beau récit.

  3. Pari tenu ! Tes cinq bonnes raisons m’ont entièrement convaincue d’aller à Limoux l’an prochain…….il suffira juste de connaitre la date au bon moment ;o))
    Et maintenant je ne vais pas quitter ton blog sans l’avoir découvert en détail.
    Bonne journée…….et certainement à bientôt ;o))
    Michèle

  4. Encore une pépite à se mettre sous la dent! Je vais de ce pas mettre une alarme pour l’année prochaine et attendre fébrilement les dates. Voilà une bonne idée pour aller vagabonder le WE. Et toutes ces merveilles à découvrir… décidément, j’ai encore beaucoup à apprendre.

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