Spaghetti à la poutargue

Une belle recette de pâtes qui fleure bon la mer ! (et merveilleux bol trouvé chez Sucre Glace)

Si je suivais l’exact régime alimentaire de mon quotidien sur ce blog, vous trouveriez très souvent par ici des recettes de pâtes à toutes les sauces. Finalement, je crois ne vous en avoir proposé que deux depuis le début de ce blog. Ma préférence, je crois, va aux recettes de pâtes aux saveurs iodées (le mentaïko, vous vous rappelez ?). C’est donc sans hésiter que je me suis lancée dans la recette des spaghetti à la poutargue (ou boutargue) du livre d’Alain Ducasse « Nature, simple, sain et bon : Mers & océans ».

Le hasard fait bien les choses puisque mon petit doigt m’avait soufflé la veille qu’Alessandra venait tout juste de faire rentrer de la poutargue de thon, plus rare que celle de mulet que l’on trouve plus facilement. Vous devinerez donc aisément que je suis repartie de chez RAP avec la farine de pois chiches évoquée précédemment, mais aussi la fameuse poutargue.

Rien de bien compliqué dans cette recette que j’ai conservée telle quelle, le basilic au dernier moment a été remplacé par de la sauge, du plus bel effet. Et pour cuire les pâtes, je me réfère maintenant au billet des 10 règles d’or de la cuisson des pâtes de Pascale : ça vaut la peine de s’attacher à ces petits détails qui ont toute leur importance.

Ndlr : en parlant de détail qui a toute son importance, si vous êtes amoureux comme moi du Japon et de la belle vaisselle, je vous conseille vivement d’aller faire un tour sur le site de Sucre Glace (le bol de la photo vient de là). Derrière ces magnifiques plats, bols et autres mugs japonais se cache Florence Gaillard, une jeune femme dynamique et passionnée avec qui j’ai pu échanger au Jardin Japonais le weekend dernier (allez y faire un tour d’ailleurs, ça se termine mardi). De son expérience au Japon Florence a gardé le goût des belles choses et propose maintenant sur son site des pièces produites par des artisans japonais avec qui elle travaille. Le résultat est une sélection pointue, épurée, qui a l’immense mérite de conjuguer le beau et le pratique. Comment ne pas craquer ?

Spaghetti à la poutargue (par Alain Ducasse)

Pour 4 personnes (ou 3 gourmands)

400g de spaghetti

1 demi-poutargue

1 citron non traité

3 gousses d’ail frais (si possible rose)

Quelques feuilles de sauge

Huile d’olive

Piment d’Espelette

1. Faire cuire les spaghetti selon le temps indiqué sur l’emballage.

2. A l’aide d’un petit couteau d’office, retirer la cire ou la membrane d’une demi-poutargue. Puis, trancher le plus finement possible la poutargue (avec un économe, une mandoline, ou un couteau d’office). Réserver dans une assiette. Râper le zeste du citron dessus. Presser le jus du fruit et réserver.

3. Peler et hacher trois gousses d’ail. Rincer et sécher les feuilles de sauge, ciseler les grandes et conserver entières les petites.

4. Egoutter les spaghetti et les mettre dans une jatte. Verser un filet d’huile dans la casserole encore chaude des pâtes, ajouter l’ail et le faire suer deux minutes en remuant. Ajouter trois pincées de piment d’Espelette. Remuer, verser les spaghetti et le jus de citron et bien mélanger pour lier le tout. Ajouter la sauge ciselée et les copeaux de poutargue au citron, mélanger et servir immédiatement.

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16 réflexions sur “Spaghetti à la poutargue

  1. J’adore la boutargue/poutargue de mulet et de thon et voilà un plat de pâtes qui revient régulièrement chez moi, tout comme les pâtes en général d’ailleurs !

  2. ici aussi, la pasta est reine et on la consomme à toutes les sauces, toutefois par période, elle est détronée par le risotto 🙂 Et le frigo contient toujours de la poutargue ! Mais je suis la seule à vraiment l’aimer ici. Je partage ton assiette avec d’autant plus de plaisir !

  3. quelle belle recette. Je suis une grande fan de poutargue également que j’ai eu la chance de gouter lors d’événements. Je vais aller faire un tour sur le site de vaisselle. Bises.

  4. Poutargue power! je ne connaissais pas cette recette de Ducasse, j’hésiterais à mettre du basilic mais par contre la sauge sans hésiter mais à petites doses pour ne pas dominer sur la poutargue. Juste une chose, il me semble que la poutargue de muge/mulet est la plus rare, ces bestioles vivant entre deux eaux exclusivement en Méditerranée et l’espèce à poutargue (mulet doré) se raréfiant. La poutargue de thon est beaucoup plus courante, travaillée à partir de bestioles de l’Atlantique.

  5. 2ème fois dans la semaine que j’entends parler de poutargue… Tu sais quoi j’ai envie de croire dans les signes du destin, surtout s’ils sont gourmands ^^ 😉

  6. votre recette donne envie mais je ne sais pas ce qu’est la « poutargue » !
    Et ou en trouve-ton ? J’habite en Savoie et ma mer… c’est loin
    Merci

    • Bonjour Marithé, la poutargue, ce sont des oeufs de poisson séchés, bien serrés dans une petite poche, et généralement entourés de cire. Sur plusieurs sites Internet, il est possible d’en commander également si vous n’avez pas de boutique qui en vende à proximité de chez vous.

    • bjr Marithé ;
      la poutargue ce n’est pas des œufs de poisson séchés mais des œuf de muge(mulet) cuit au sel quelques heures puis séchés mais très peu de temps mais pour ce qui d’en avoir en Savoie c’est impossible sauf si tu viens dans les BDR et plus précisément à Martigues ou à Port de bouc seules villes en France ou la poutargue(la vraie) est élaborée

  7. Bonjour,
    La poutargue est effectivement une spécilaité de Martigues et Port de Bouc dans les bouches du Rhône, mais elle est également produite en Sardaigne et en Afrique. Celle d’Afrique est moins chère. En Sardaigne elle est commercialisée entière comme à Martigues (où les poches d’oeufs sont appelées des jambes), mais elle est aussi présentée rapée, ce qui est bien pratique pour la cuisiner.
    La poutargue rapée, mélangée à de l’huile d’olive, et étalée sur des toast de pain grillé (ou pas) est un pur régal.

  8. De retour des halles de SETE où j’ai acheté de la boutargue de mulet, je vous livre le secret de l’épicier fin qui me l’a vendue : une bonne boutargue / poutargue doit etre translucide et rosée à la lumière et non brune et opaque.
    http://www.boutargue-memmi.com
    bonne degustation

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