L’Humagne, ça vous gagne !

 


Je n’avais pas encore eu l’occasion de vous parler de cette bouteille et de ce cépage par la même occasion, découverts lors de La Cuisine Des Etoiles il y a maintenant presque deux mois – que le temps passe vite !

Souvenez-vous, Antoine Petrus avait évoqué avant cette vidéo son amitié très forte avec Christophe Abbet, ce vigneron valaisan avec qui le courant était tellement bien passé qu’une jolie cuvée Alchimie était née de cette rencontre (quand j’y repense à ce vin…). Le champ des vins français étant bien assez immense à découvrir, vous pensez bien que j’osais à peine m’aventurer dans les dégustations de vins étrangers. J’avais tort, et ces découvertes de vins suisses (et des Spätlese allemands avec Jeudivin plus tôt dans l’année notamment) devraient m’inciter à plus de curiosité encore. Parce qu’avant une appellation générique de « vins du monde » comme le rappelle Antoine en préambule de cette vidéo, il s’agit d’histoires de terroirs et d’hommes, tout simplement.

Humagne 2008, Christophe Abbet

Revenons un peu à notre humagne, ce cépage ayant donné le nom à cette cuvée. Pour une description complète de ce vin, je vous invite à regarder la vidéo-bulle avec Antoine Petrus tournée depuis le restaurant Lasserre le 11 avril dernier : nous étions une poignée de blogueurs privilégiés à pouvoir échanger nos impressions dessus. De ce vin je retiendrai surtout ce caractère végétal de sous-bois, de mousse (de lierre plus précisément, marque apparemment typique de ce cépage, j’aurais eu du mal à être aussi précise !), qui est passé pour moi bien avant ces fruits que je sens d’habitude. C’est vraiment très joli, et surtout, ça surprend quand on n’a rien dégusté de tel avant. Ce vin est gourmand, il appelle avec lui les plaisirs de la table, avec simplicité et finesse à la fois. Comme je ne voulais pas arriver sans point de repère, j’avais trouvé quelques jours avant chez Lavinia l’Humagne en 2008. Bien évidemment j’avais été totalement prise au dépourvu à la dégustation, la présence plus marquée des tanins – gage de son potentiel de garde, m’expliquera plus tard Antoine au dîner de La Cuisine Des Etoiles – m’avait désorientée de prime abord, puis le vin et moi on avait fini par s’apprivoiser en douceur, même si je lui préfère de loin le 2009, que je trouve plus facile d’accès à la dégustation.

Un mot enfin sur ces étiquettes atypiques, façon calligraphie… Lorsque j’ai posé la question à Antoine Petrus, ce dernier m’a répondu que le vigneron les dessinait lui-même en essayant de représenter visuellement ce que le vin exprimait sous le palais à la dégustation (si j’ai bien compris). Un moyen original de restituer l’âme d’un vin non ?

Si la vidéo-bulle vous a convaincus sur les mérites de cette belle cuvée, et comme ces bouteilles se font plutôt rares, il vous reste encore 9 jours pour acquérir sur le site de SuperBon l’Humagne en 2010. Devinez qui va en commander quelques bouteilles pour sa cave ?

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