Les goûters chics parisiens #17 : au Burgundy

C’est une adresse qu’on se refilerait presque sous le manteau : cet hôtel parisien brille par sa discrétion autant que son élégance. Ce qui frappe en pénétrant dans l’endroit, c’est son luxe zen, sa sérénité parfaite. On se prend alors à rêver aux pâtisseries sous le puits de lumière central du Jardin d’Hiver du Burgundy où nous prenons place.

Des pâtisseries, c’est justement ce dont il est question pour notre goûter, et celles de Yann Couvreur sont  terriblement appétissantes sur leur chariot. Petite entorse à nos goûters d’ailleurs : nous avons la chance de pouvoir échanger ce jour-là avec le chef-pâtissier et nous pouvons lui poser plein de questions sur son travail.

Le chariot à pâtisseries du Burgundy

« Je peux dire sans mentir que nous avons le plus beau chariot à pâtisseries de tout Paris« , m’avait dit quelques jours avant Yann Couvreur, chef-pâtissier de l’hôtel. En tout cas, en dix-sept goûters que Pascale et moi affichons au compteur, nous ne pouvons que tomber d’accord. Le chariot, créé avec la complicité d’un ami du pâtissier, reprend les codes de l’hôtel (laiton des portes et noir) et chaque pâtisserie est présentée sur son bloc réfrigéré, chacun surmonté d’une cloche cubique.

Dur, très dur de choisir entre les éléments secs à gauche et les pâtisseries à droite mais nous commençons à être un peu rôdées et décidons avec Pascale de nous faire plaisir, pourvu que le déjeuner précédent ait été léger ! Les madeleines sont si tentantes que ce sont les premières douceurs sur lesquelles nous jetons notre dévolu.

Madeleines huile d’olive – citron

L’assiette d’assortiment qui suit comblera nos papilles. En test : les trois cakes du chef (le chef met toujours un trait de rhum sur ses cakes à leur sortie du four, sauf pour le cake au citron qu’il imbibe de jus de citron), les madeleines donc, le financier, le diamant… Coup de coeur pour le cake aux fruits confits mais aussi celui au citron, sur lequel on retrouve la fine plaque de meringue qu’il aime tant travailler (« Clin d’oeil à la tarte au citron meringuée« , nous précise-t-il. Bien vu.).

A ce stade, Pascale et moi pourrions nous avouer vaincues par tant de félicité, c’est sans compter le chariot des pâtisseries que nous n’avons pas encore pris d’assaut ! J’avais récemment découvert dans ma cuisine l’association de la rhubarbe et de la fleur d’oranger. Yann Couvreur associe dans sa tarte ces deux éléments à la framboise : équilibre parfait, la fleur d’oranger se faisant discrète et venant juste souligner les fruits.

Le Saint-Honoré, Yann Couvreur nous en parle avec des étoiles dans les yeux, nous expliquant sa conception de A à Z et aussi comme chaque élément a été le résultat d’un long travail pour arriver à l’équilibre parfait (pas trop de sucre, juste dose de sel, etc.). Une pâtisserie qui se doit de figurer sur ce chariot d’ailleurs, en raison de la proximité avec la rue du même nom toute proche. Bon, d’accord, mais une petite part alors…

J’aurais bien sûr aimé avoir assez de place pour goûter le macaron et la tarte aux fraises mais c’était sans compter le bonus du chef, le fameux dessert à l’assiette du restaurant Le Baudelaire, sur lequel Pascale et moi avons totalement craqué. Pascale en a fait une superbe description que vous pouvez aller lire sur son billet.

L’abricot par Yann Couvreur

Généreux sans renier ni finesse ni élégance, c’est un dessert qui me fera sûrement retourner au restaurant pour tester la cuisine de Pierre Rigothier et les autres desserts de Yann Couvreur.

Comptez 17€ pour une formule « L’heure du thé » (celle pour laquelle nous avons opté) et 30€ pour la formule « Burgundy English Tea Time » avec les finger sandwichs.

Les impressions de Pascale ici !

Le Burgundy
6-8 rue Duphot
75001 Paris

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