Compote de prunes à la badiane, gelée de vanille par Philippe Conticini pour BOCO

BOCO_Conticini

Longtemps j’ai voulu vivre à Paris. Il faut quand même le reconnaître : nous avons une très jolie capitale, et la ville regroupe tout ce qui compte en matière de culture et de nouveautés. Pour la blogueuse que je suis, c’est encore mieux (ou pire, tout dépend du point de vue où on se place) : des pâtissiers qui ouvrent leurs boutiques/salons de thé/masterclass, des restaurants dont les chroniques lues ça et là nous font saliver avant même de s’y rendre, des produits fabuleux qu’on peut dénicher dans de petites adresses confidentielles… Oui, Paris me fait vibrer par son étonnante énergie et ses événements à foison.

Mais c’est en banlieue que je réside, c’est un choix, et j’aime habiter aussi loin de toute cette frénésie pour pouvoir me ressourcer. Ce qui fait aussi que, lorsque je rentre chez moi, je suis souvent frustrée de ne pas pouvoir ramener un petit goût de ces endroits parisiens à faire goûter. C’est le cas de BOCO par exemple. Le genre de restaurant bon et bio comme on les aime, qui met des étoilés en bocal, mais je n’ai jamais ramené un petit bocal de chez BOCO à la maison bien sûr, pas plus que je n’ai – pour l’instant – réussi à convaincre mon entourage d’aller déjeuner chez eux un midi le weekend.

Je n’aurai plus vraiment à arbitrer maintenant, depuis que j’ai le livre de BOCO entre les mains. En quelque sorte, c’est comme ramener carrément la « bande à BOCO » chez moi. Forcément j’ai craqué de prime abord sur les desserts, et puis Philippe Conticini et sa compote de prunes ont un peu plus raisonné à mes oreilles, parce qu’on en trouve d’excellentes en ce moment sur les étals. Une recette toute simple, mais dotée d’un fol équilibre entre la compote de prunes acidulée par le citron vert et épicée par la badiane, et cette petite gelée de vanille, toute douce, si tendre qu’on se demande ce qu’est venu faire ce petit coussin sur les fruits. Les adoucir pardi, et ça fonctionne fichtrement bien sous le palais. La prochaine fois, je m’enhardis et tente le café viennois « à notre façon » de Christophe Michalak

Compote de prunes à la badiane, gelée de vanille

Pour 10 petits bocaux de contenance 100g (comme nous sommes de grands gourmands, j’ai dressé les compotes dans les bocaux 220g et dans quelques verrines)

Compote de prunes :

750g de prunes

2 étoiles de badiane

50g de sucre en poudre (ici cassonnade)

5 cl de jus de citron vert

Gelée de vanille :

1 gousse de vanille

20 cl d’eau

20g de cassonnade

10g de miel liquide d’acacia (toutes fleurs d’été pour moi, du Rucher de Chamarande bien sûr !)

2 feuilles de gélatine

1. Préparer la compote de prunes : préchauffer le four à 180°C. Rincer les prunes et les couper en deux en ôtant le noyau. Dans un mortier, casser les étoiles de badiane en 3-4 morceaux. Disposer les prunes bien à plat dans un plat allant au four, rajouter le sucre, la badiane et le jus de citron vert puis mélanger. Enfourner jusqu’à ce que les prunes soient bien tendres. Retirer ensuite la badiane, conserver le jus et le faire réduire dans une casserole à feu vif jusqu’à réduire la quantité de moitié. Réincorporer à ce moment les prunes et disposer la compote dans des bocaux et/ou verrines, puis réserver au réfrigérateur.

2. Réaliser la gelée de vanille : Faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide. Fendre la gousse de vanille et avec le plat du couteau, récolter un maximum de graines. Les mettre dans une casserole avec le sucre, l’eau le miel et la gousse entière. Porter le tout à ébullition puis ôter du feu et retirer la gousse. Faire fondre les feuilles de gélatine ramollies, filtrer la gelée et laisser tiédir 10 minutes. Répartir ensuite la gelée sur la compote dans chaque verrine/bocal et réserver au réfrigérateur 2h le temps que la gelée se fige.

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2 réflexions sur “Compote de prunes à la badiane, gelée de vanille par Philippe Conticini pour BOCO

  1. Stéphanie bonjour! merci pour tes idées et bonnes adresses : j’irai chez BOCO dès mon prochain voyage à Paris, c’est dit!!!, c’est le WE du 12 octobre ( je suis iséroise) et même, si ça te tente de papoter un brin, je serai ravie d’y partager un repas avec toi!
    Quand je lis Philippe Conticini dans un billet j’ai les papilles qui vrillent : quel talent! merci pour ton blog que je suis depuis très longtemps et dont j’aime…tout, le design, les billets, l’esprit…
    Alannie

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