Guacoumous, ou comment décliner le houmous selon d’infinies variantes

Le houmous est une belle base qui s’accommode aisément de déclinaisons savoureuses. Pascale nous en proposait récemment une version très girly avec son houmous à la betterave. C’est dans un numéro récent de Marie-Claire que j’ai trouvé une version sympathique avec de l’avocat : le « guacoumous », à mi-chemin donc entre le guacamole et le houmous.

Je cuisine assez peu l’avocat, car très honnêtement, je ne suis pas une adepte du goût ni de la texture. Marié aux pois chiches, au persil et à l’huile de sésame, il trouve ici de quoi satisfaire mes papilles. Et un houmous d’un joli vert (que la photo ne rend pas exactement, je vous promets un plus joli vert que ça en vrai!), c’est tout de suite très printanier! Côté texture, on retrouve bien ce crémeux et cette onctuosité qui caractérise le houmous, avec le petit côté herbeux du persil qui s’accoquine très bien avec la préparation. A tenter pour un apéritif : des houmous de toutes les couleurs dans des petits ramequins, ça pourrait faire son petit effet non?

Guacoumous

1 bocal de pois chiches (340g égouttés)

1 gousse d’ail

Une botte de persil plat

QS d’huile de sésame

1 grosse cs de purée de sésame

Le jus d’un citron

1 avocat bien mûr

1. Peler l’avocat et le réserver dans le jus de citron.

2. Dans le mixeur, mettre les pois chiches, la cuillère de purée de sésame, une gousse d’ail épluchée et dégermée (et passée au presse-ail idéalement) et l’avocat citronné. Mixer.

3. Rajouter l’huile de sésame, mixer. Détendre avec un peu d’eau selon la consistance souhaitée.

4. Au dernier moment, hacher le persil, le rajouter et donner encore un petit coup de mixeur pour homogénéiser le tout. C’est prêt! (et c’est bon!)

Le houmous qui fait voyager

Houmous, hoummous, houmos et j’en oublie sûrement. Un mets dont l’orthographe se décline à toutes les sauces, ça pique d’emblée la curiosité! C’est pourquoi j’ai été ravie de le redécouvrir lors de notre séance sur les vins libanais et israéliens chez Jeudivin il y a deux mois. Nous aimons le vin certes, mais c’est encore mieux si les plats sont en accord avec la thématique du jour.  Et le houmous de Carole ce soir-là m’a tellement plu que je me suis empressée de lui demander la recette. J’ai depuis refait cette recette plusieurs fois. J’ai dû seulement adapter les proportions en fonction de la taille du bocal que j’ai trouvé dans ma boutique bio. Depuis, ce houmous fait la joie des repas familiaux en guise d’apéritif (il faut observer du coin de l’oeil mon frère se resservir en douce : là je sais que j’ai tout bon!).

Alors oui, même si le houmous affiche un joyeux 382 kcal au compteur (pour 100 grammes – gloups…), ne le boudez pas trop vite. Le pois chiche contient des fibres et de l’amidon bénéfique pour la flore intestinale et est riche en protéines végétales. Il est en outre recommandé pour les personnes qui souffrent de diabète et aiderait à réduire le taux de cholestérol. Point d’orgue de la recette : sa rapidité d’exécution. Cinq minutes au mixeur et vous voilà prêts à voyager.

Et si vous avez la chance comme Carole de posséder une merveilleuse huile d’olive, versez-en un filet dans le plat, sur la préparation, au moment de servir. La finesse et l’équilibre des saveurs vous feront revenir au bol le plus naturellement du monde. Di-vin, je vous dis!

Merci Carole pour ce beau partage!

Houmous de Carole (adapté)

Pour 6-8 personnes/1 grand bol

1 bocal de pois chiches (394g poids net égoutté de mémoire)

2 cs de crème de sésame (tahiné)

Le jus d’un citron

1 gousse d’ail

2 cs d’huile d’olive (+ QS au moment de servir)

1. Mixer le tout dans un petit robot (Voilà! C’est déjà fini!)

2. Réserver au frais éventuellement (si le mélange a un peu durci, le détendre avec un tout petit peu d’eau), puis verser un filet d’huile d’olive au moment de servir. A déguster joyeusement! (Vous m’en direz des nouvelles!)

Les trésors de Joël Thiébault dans mon panier #1 – que faire des fanes de radis et du ciboulail?

A quoi reconnaît-on des passionnées de cuisine? Au même titre que des fashionistas sont capables d’endurer les queues à rallonge pendant les soldes chez Chloé, les amoureuses des bonnes choses sont capables d’aller au fin fond du XVIème arrondissement (oui oui je dis fin fond, parce que mine de rien, ce n’est quand même pas l’arrondissement le mieux desservi de Paris en transports!) faire leur marché de légumes – devrais-je dire… de trésors? – sur le stand de Joël Thiébault. Tant de fraîcheur et de variété ne peut que ravir les amateurs! « L’homme qui murmurait à l’oreille des légumes », ça pourrait être un peu son surnom, finalement, non?

C’est donc d’un pas léger et d’un oeil alerte comprendre : au lendemain d’une dégustation chez Jeudivin – que j’ai retrouvé Pascale sur le fameux stand. Ici, le légume est abordé de façon différente et il suffit de lire les étiquettes pour le comprendre : le brocolis est proposé en « inflorescences » et les choux-fleurs deviennent de « tendres sommités ». Quelques grammes de poésie dans un monde potager! Un premier passage devant le stand et c’est ce que j’entends qui me marque d’abord. Joël Thiébault tutoie sa clientèle d’habitués et brandit joyeusement une botte (d’une petite chose sans doute fort rare…) : « Et ça, ça t’intéresse? ». Cette relation de proximité me touche et m’enchante à la fois.

Après notre virée parisienne (il faudra que je vous parle un jour du restaurant Les Fines Gueules et de leur somptueux tartare au couteau!), c’est avec le cerveau en ébullition que je suis rentrée chez moi, avec dans l’idée d’honorer au mieux ces magnifiques produits. Après avoir trié ce qui pouvait attendre d’être cuisiné de ce qui le pouvait moins, j’ai d’abord décidé de m’occuper du sort des radis. Aiguillée par Pascale, je me suis retrouvée sur le blog de Clotilde à loucher littéralement sur son pesto de fanes de radis qui avait l’air si gourmand. Et comme Clotilde précise que ce pesto peut se prêter à beaucoup de variations, je me suis laissée guider par ses suggestions : parmesan à la place du pecorino, tout en faisant gentiment connaissance avec le ciboulail trouvé sur le marché (plein d’herbes que je n’avais jamais croisées avant, comme la menthe-pomme, le ciboulail ou la civette). Si la civette tire sur l’oignon, le ciboulail, comme son nom l’indique, apporte une touche aillée délicate qui s’est parfaitement accordée au pesto (l’équivalent de deux centimètres de ciboulail ciselés finement pour cette recette). Il semble qu’en plus ce soit une herbe qui se conserve très bien. Si vous avez la chance d’en croiser, je ne saurais que trop vous conseiller de le découvrir!

Et comme cette recette est d’une rapidité déconcertante, je me suis demandée pourquoi je jetais les fanes de radis avant… une erreur que je ne commettrai plus désormais! Une belle pâte verte (qui a déjà fait merveille sur des pâtes, tout simplement par exemple) qui a littéralement comblé mes envies de verdure et de printemps!

En prime, une porte d’immeuble devant laquelle je suis tombée en arrêt dans le quartier de nos pérégrinations matinales : sooo Paris!

J’ai testé pour vous : le poivre de Sélim!

 

Céleri-rave en croûte de sel et poivre de Sélim

Parlons franchement : cuisiner un céleri-rave de façon un peu élaborée, ça ne me serait jamais venu à l’idée. Mais allez savoir pourquoi, certains ingrédients piquent votre curiosité comme ce fameux poivre de Sélim… et il se trouve qu’en cuisine, je suis dans une période « poivre » en ce moment… c’est en lisant le billet-bijou sur le blog d’Esterelle (et que j’ai gardé comme un trésor) que je me suis jurée de tester à mon tour l’association. Ce qu’il y a de bien dans les blogs de cuisine, c’est jusqu’où quelques lignes peuvent nous transporter. En l’occurrence, à la lecture de ce divin céleri en Continuer la lecture

Le défi quinoa vert

Suite à la lecture de ce billet sur le blog de Pascale, j’ai été immédiatement tentée de teinter mon quinoa avec les encombrantes fanes de carottes qui envahissaient mon bac à légumes. J’avais lu quelque part que Joël Thibault disait à propos des fanes que beaucoup de gens les dédaignaient, mais qu’en raison de leur parfum et de leur pouvoir colorant, celles-ci étaient très prisées par les chefs pour des émulsions et sauces en tout genre.

Sitôt la lecture chez Pascale terminée, me voilà partie en cuisine.

– Tu vas faire quoi? demande Roméo vaguement intéressé.

– Pascale m’a demandé de la tenir au courant de mes expériences de coloration du quinoa avec les fanes de carotte, je relève le défi!

Me voilà donc partie dans la réalisation de mon quinoa vert… Le résultat est légèrement parfumé, j’avoue que c’est ma première expérience avec les fanes de carottes, j’imagine déjà d’autres possibilités pour les réutiliser mais Joël Thibault avait raison : quel gâchis de les jeter!

Quinoa vert aux fanes de carottes

Ingrédients

Une grande botte de fanes de carottes

Un bouillon cube

Une tasse de quinoa

1. Dans un grand volume d’eau, faire bouillir les fanes de carottes avec le bouillon cube. S’arrêter dès que l’eau a pris une bonne couleur verte.

2. (là, il y a une différence entre ce que j’ai fait avec les moyens du bord et ce que j’aurais voulu faire, on dira que pour ce que j’ai fait, j’ai bataillé dur à la filtration, je vous mets la version idéale) Mixer les fanes avec la moitié de l’eau de cuisson puis chinoiser jusqu’à obtenir assez de jus vert pour faire cuire le quinoa. (dans la bataille, j’ai conservé quelques morceaux de fanes dans le jus, ce n’est pas mal non plus mais j’aime bien aussi les versions parfaites, ce que je n’ai pas pu faire).

3. Rincer le quinoa et le faire cuire dans le jus vert obtenu jusqu’à évaporation du liquide.