Concours Monin : cocktail à base de purée de fruits framboise « Le Fruit de Monin »

Lorsque Mamina m’a demandé de participer à un concours autour des nouvelles purées de fruits de Monin, j’ai accepté sans hésitation. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un colis composé de quatre purées de fruits et de quelques sirops de leur impressionnante collection. Purée de fruits et sirop : mon choix s’est donc porté sur un cocktail, que j’ai voulu très frais avec le temps dont nous avons bénéficié en cette fin mai.

Avec ma belle-soeur, ce fut aussi l’occasion de jouer les apprenties mixologistes le temps d’un après-midi, et nous avons Continuer la lecture

Jus d’hibiscus épicé ou le vin façon Alain Passard

Jus d'hibiscus épicé - Alain Passard

Versé dans un verre à vin, on s’y laisserait presque prendre. La robe, d’un rouge dense et sombre, laisse à peine passer la lumière du jour. Le disque, d’un reflet grenat très brillant, commence à trahir le contenu. Au nez : des épices, façon vin chaud, et quelques notes d’agrumes. En bouche, l’acidulé caractéristique de l’hibiscus justement sucré, avec cette pointe d’âpreté marquée, mais nullement désagréable. On y revient parce que c’est bon et très convaincant, et tant pis si ce n’est pas du vin, ça laisse de la place pour une jolie dégustation derrière. En apéritif, surprenez vos invités, l’effet est détonnant.

C’est en plein hiver qu’avec Mercotte, nous avions dégusté le fameux jus d’hibiscus d’Alain Passard à l’Arpège. De mémoire, celui que nous avions ce soir-là était plutôt de couleur rose flashy (une couleur incroyable d’ailleurs) et pas épicé d’ailleurs, et nous nous étions resservies avec un plaisir non dissimulé. Alors quand j’ai vu dans le Régal cette recette de jus épicé, je n’ai pu résister. A servir bien frais, c’est un pur délice !

Jus d’hibiscus épicé (Alain Passard)

1 l d’eau minérale

50g de sucre semoule

3 grains de poivre noir

1 clou de girofle

1/2 bâton de cannelle

Le zeste d’1/4 de citron non traité

Le zeste d’1/4 d’orange non traitée

1/2 gousse de vanille avec les graines

60g de fleurs d’hibiscus séchées

1. Mettre tous les ingrédients dans une grande casserole et faire chauffer à feu doux. Retire du feu dès que l’eau frémit.

2. Laisser infuser pendant 2h. Filtrer et réserver le jus au réfrigérateur. Servir bien frais.

Variations « cidresques » pour les fêtes de fin d’année : cocktail hivernal au cidre et cidre façon Irish Coffee

Depuis que j’ai commencé les cocktails en tout genre avec ma belle-soeur, j’avoue m’être sérieusement prise au jeu. Tout est ludique dans la préparation d’un cocktail : du maniement du shaker (merci le petit frère!) jusqu’aux multiples tests pour bien vérifier le bon équilibre des saveurs… il se pourrait bien que quelques petits mélanges s’invitent sur ce blog d’ici la fin de l’année!

Cible de nos tests cette fois-ci : le cidre. Et il mérite d’être  désolidarisé de la sacro-sainte crêperie! En effet, Monsieur Cidre a prouvé qu’il pouvait s’encanailler très vite dans le verre avec quelques copains toniques et vitaminés, et avec sa copine la cannelle pour réchauffer les coeurs. Pas encore convaincu? Un petit tour sur alorigineducidre.com devrait vous convaincre de ses vertus.

Sur des bonnes idées soufflées par Gilles le normand – que je ne saurais que trop remercier pour ses précieux conseils – et avec l’aide de ma belle-soeur pour tester, voici le premier cocktail à base de cidre qui a enchanté nos papilles.

Cocktail hivernal au cidre

5 cl de Calvados

1 demi pamplemousse pressé

1 cuillère à soupe de sucre roux

1 demi citron vert

1 pincée de cannelle en poudre

QS de glace pilée

QS de cidre brut

1. Frapper au shaker le Calvados, le jus de pamplemousse, de citron vert, le sucre, la cannelle en poudre et la glace pilée.

2. Verser sans dépasser la moitié du verre (verre à dégustation – sniffer – ou double old fashioned 55 cl – faute de l’un des deux verres à disposition, notre cocktail a fini dans un verre à Martini) le mélange et arroser de cidre brut. Servir avec un bâton de cannelle.

______________________________________________________________________

Pourquoi se contenter d’une version quand on peut amener le cidre carrément hors des sentiers battus? J’entends déjà les sceptiques : du cidre chaud, et en plus, des jaunes d’oeuf! Le résultat est bluffant de gourmandise et requinquerait n’importe qui affrontant le terrible froid du moment. Un mélange de force (pour le whisky) et d’inénarrable douceur quand on se laisse aller à contempler la mousse sur le dessus du verre. A servir idéalement en guise de goûter pré-réveillon pour aiguiser la gourmandise ou de digestif post-repas de fêtes, pour redoubler de chaleur en famille au pied du sapin.

Cidre façon Irish Coffee

3 jaunes d’oeuf

4 cc de sucre en poudre (roux de préférence)

60 cl de cidre brut

8 cl de whisky irlandais (Irish whiskey)

2 cc de chocolat en poudre (type Poulain)

1. Battre les jaunes d’oeuf au fouet avec le sucre afin d’obtenir une consistance onctueuse.

2. Faire chauffer dans une casserole à feu doux, sans faire bouillir, le cidre brut, le whisky et le chocolat en poudre.

3. Verser petit à petit avec les oeufs battus en remuant sans cesse afin d’obtenir un mélange homogène.

4. Servir dans un verre type Irish Coffee. Saupoudrer de chocolat en poudre.

Sponsorisé par les Cidres de France

Jus multivitaminé pour repousser les petits maux de l’hiver

Suite à un très chouette dîner autour du pamplemousse cuisiné de main de maître par Dorian, je me suis retrouvée avec quelques pamplemousses dans la cuisine. Le pamplemousse et moi, on s’apprécie mais à bonne distance quand même. De l’amertume oui, mais point trop n’en faut non plus pour mes papilles.

C’est en épluchant un peu les recettes du dossier de presse que j’ai pourtant trouvé mon bonheur. Et en remplaçant un des pamplemousses préconisés par une orange, on se retrouve avec un concentré de vitamine C, à l’amertume dosée juste comme je l’aime, et ce petit goût poivré du gingembre qui vient rajouter du pep’s à l’ensemble. De quoi chasser les vilains rhumes et autres coups de pompe dus à ces brutales chutes de température. Brrr…

Pour le plein d’infos sur le pamplemousse de Floride, c’est ici.

Jus multivitaminé

Pour 2 personnes

1 pamplemousse de Floride

1 orange à jus

2 cm de gingembre

4 carottes

1. Mettre les carottes, le pamplemousse et l’orange au frais pendant 30 minutes.

2. Eplucher le gingembre et les carottes et les passer à la centrifugeuse. Presser le pamplemousse et l’orange et mélanger les jus avec ceux obtenus à la centrifugeuse.

3. Servir tout de suite!

Souvenir de Belgique : l’Irish Coffee

Certes, l’intitulé de ce billet peut sembler contradictoire. Cependant, c’est un doux souvenir pour moi que j’ai plaisir à partager avec vous aujourd’hui. J’ai dégusté le meilleur Irish Coffee de ma vie au coeur des Ardennes belges, un doux soir d’été il y a presque cinq ans de cela, sur une jolie terrasse et en très bonne compagnie.

Le père d’un de mes amis m’a conviée ce soir-là en cuisine pour l’assister alors que toute la table réclamait un Irish Coffee pour clôturer le repas en beauté. Je l’ai suivi bien volontiers. Cet homme avait été restaurateur auparavant, et c’est religieusement que je l’ai aidé à préparer les Irish Coffee, en suivant ses directives précises. J’avais trouvé cet Irish Coffee si délicieux qu’en rentrant en France, je n’ai eu de cesse de retrouver les fameux verres à Irish Coffee dans les magasins où je me rendais. A chaque fois, ma question était accueillie au mieux avec une mine contrite et désolée (« Non mademoiselle, je suis désolé, nous n’en faisons pas »), au pire, avec un haussement de sourcils consterné (« Les verres à Irish Coffee, ça ressemble à quoi? ») et j’avais beau m’échiner à expliquer la forme du verre en question, je ne tenais pas de piste valable et concrète. J’avais remisé ma quête au placard, un peu découragée, jusqu’à ce que ma passion pour la cuisine me rattrape et me conduise un jour chez A. Simon. C’est là que j’y ai déniché l’objet de mes rêves, enfin. Similaire à celui de mon si joli souvenir de Belgique. Et ces magnifiques verres sont en fait restés sagement dans mon placard pour n’être inaugurés… qu’aujourd’hui.

Cinq ans sont passés depuis cette merveilleuse dégustation, et le souvenir de la réalisation de l’Irish Coffee belge s’était également un peu émoussé dans ma tête. Cependant, je me revoyais dans cette cuisine en train de tourner à la petite cuillère dans chaque verre la cassonade et le whisky qui venait d’être chauffé à part doucement dans une casserole. Puis je me souvenais très bien de la consistance de la crème : pas exactement une chantilly, juste une crème fleurette aérée au fouet, mousseuse, mais encore fluide. Et je garde en mémoire ce grand monsieur, si impressionnant, en train de napper chaque verre de cette crème onctueuse, avec le dos d’une cuillère, et la crème, docile, en train de s’étaler lentement sur le café.

Dans mon souvenir, l’Irish Coffee n’avait pas d’étage séparé (division entre le whisky et le café que l’on rencontre si souvent dans les bars aujourd’hui), et j’avoue que je le préfère ainsi, mais j’ai essayé de le reproduire pour la forme, et le miracle est arrivé! Enfin, pour le premier verre seulement, parce que je n’ai pas réussi pour le second. En faisant quelques recherches sur Internet, j’ai compris que la réussite des étages séparés tenait surtout à la dose du sucre dans le whisky qui rend le liquide plus dense que le café. D’où, dans ma mémoire, le mélange méticuleux à même le verre du whisky chaud et de la cassonade.

C’est donc une savoureuse parenthèse qui a repris forme dans la cuisine cet après-midi, et que j’ai été ravie de pouvoir faire déguster à mon tour.

L’Irish Coffee des Ardennes belges

(proportions pour un verre, à multiplier selon le nombre de convives)

L’équivalent d’un demi-bol d’un excellent café

2 cuillères à café de cassonade

6 cuillères à soupe de whisky

Pour la crème :

20 cl de crème fleurette entière bien froide

QS de cassonade

1. Monter la crème et le sucre comme une chantilly, au fouet, et s’arrêter quand la texture devient mousseuse mais encore liquide.

2. Dans une petite casserole, faire chauffer doucement le whisky pour faire évaporer l’alcool au maximum. Verser la cassonade dans le verre, puis le whisky, et mélanger jusqu’à ce que le sucre soit dissous.

3. Verser ensuite lentement le long de la paroi du verre le café chaud, en s’aidant du dos d’une petite cuillère pour que le café rentre doucement en contact avec le whisky (soit le whisky sera plus dense et la séparation se fera facilement, soit les deux se mélangeront mais au goût il sera toujours aussi bon!)

4. Procéder de la même manière avec la crème fouettée avec le dos d’une petite cuillère. Servir sans attendre et vous pourrez observer alors à loisir les merveilleuses traces irisées de la crème en train de fondre dans le café!