Envies d’Asie, encore et toujours : velouté de brocolis façon thaïe et crevettes sautées

Ces temps-ci, j’ai des envies de vert, de renouveau, de printemps. Et, comme à chaque fin d’hiver, je compte les jours avant l’éclosion des premières fleurs, avant la naissance des premières feuilles au vert si tendre, pour célébrer la fin de ce tunnel si long qu’a été l’hiver.

Envie de vert dans l’assiette aussi donc, et cette recette aperçue dans le magazine Vivre Côté Paris (dont je vous avais déjà parlé ici) a comblé mes attentes. Jugez plutôt : un brocolis complètement bousculé par des saveurs thaïlandaises, il ne m’en fallait pas plus pour me mettre derrière les fourneaux. A peine 30 minutes de votre temps vous seront nécessaires pour savourer ce brocolis… autrement.

Velouté de brocolis façon thaïe, crevettes sautées

Pour 2 gourmands

1 jolie tête de brocolis

250g de crevettes roses

QS de coriandre ou mieux, de basilic thaï

2 gousses d’ail (ou 1, si vous n’êtes pas très fan)

2 cm de gingembre frais

Le jus d’un demi citron vert

2 cs d’huile d’olive

20 cl de lait de coco

1 cc de pâte de piment

1 sachet de bouillon Ariaké

1 cc de pâte de curry thaï (trouvée au Monoprix mais on en trouve maintenant facilement au rayon des produits du monde en grande surface)

1. Détacher les bouquets de brocolis et les laver et les égoutter soigneusement. Porter à ébullition une grande casserole d’eau avec votre sachet de bouillon (ou cube, ce que vous avez l’habitude d’utiliser) et faire cuire les brocolis jusqu’à ce qu’ils soient tendres (environ 5 minutes).

2. Egoutter les brocolis et les mixer avec le lait de coco et la pâte de curry, ajouter au besoin une cuillère ou deux d’eau de cuisson pour obtenir une consistance onctueuse et fluide.

3. Décortiquer les crevettes en laissant la queue, peler et hacher finement l’ail et le gingembre. Mettre dans un saladier les crevettes avec l’ail et le gingembre, arroser du jus de citron et ajouter la pâte de piment, bien mélanger et réserver au frais 15 minutes.

4. Au dernier moment, saisir dans une poêle bien chaude les crevettes avec la marinade (ça va très vite, moins de trois minutes) et servir avec le velouté, quelques pluches de coriandre pour le décor (et des graines de sésame sur la photo!). Et bon appétit!

Souvenir de la cuisine Peranakan – Kueh Ee

Bon, j’ai bien conscience que ce blog a été un peu laissé à l’abandon ces temps-ci, il était temps de se rattraper. Surtout qu’avec les quelques jours de repos contraint et forcé chez moi, j’ai eu tout le loisir de réfléchir à ces recettes que j’ai très envie de partager avec vous et les vins que j’aimerais découvrir encore et toujours.

Il y a quelques mois, vous avez peut-être lu ce billet de Pascale, sur la cuisine Peranakan au musée du quai Branly. J’adore cet endroit, et j’étais aux premières loges pour assister à la démonstration culinaire du chef Benjamin Seck. Peranakan, Peranakan… Il pleuvait des cordes ce jour-là, et blottie sous mon parapluie aux abords du musée, je faisais rouler le mot dans ma tête, et le répétait à voix basse machinalement. Un peu de rudesse et de rigueur dans ce mot, que l’on imagine prononcé d’une voix de stentor, de façon solennelle. Point de rudesse dans la culture peranakan : il est plutôt question d’une cuisine pleine de richesse, fruit d’un métissage de différentes cultures (notamment chinoise).

En bec sucré que je suis, je vous propose la recette des Kueh Ee (boules de riz gluant) qui rejoint ma collection de recettes à texture bizarre (au même titre que les mitarashi-dango par exemple) que j’affectionne particulièrement. L’occasion aussi de jouer pour la première fois avec du colorant alimentaire (rouge cerise trouvé chez G. Detou mais il y a d’autres nuances à ce que j’ai compris!) : non pas que je sois particulièrement adepte des colorants, mais le colorant rouge est utilisé dans la recette en référence à la Chine, justement. La sauce était à base de sucre et de feuilles de pandan dans la recette originale, mais le chef nous a fait une démonstration avec de la crème de coco et du sucre de palme (« Much betteeeerrrrrr! », nous a-t-il lancé de son regard gourmand… on ne va pas le contredire, j’ai gardé sa  recommandation).

Ces petites boules sont ensuite placées en offrandes aux pieds des divinités que les Peranakan honorent. Ils en ont de la chance, ces dieux et ces déesses…

Kueh Ee (boules de riz gluant)

Pour deux personnes

300g de farine de riz gluant (le paquet avec la mention verte, chez Tang Frères)

1 bol d’eau

2 cs de sucre (que l’on peut supprimer selon moi car la sauce est très sucrée)

1 cc de colorant rouge

Sirop :

1 bloc de sucre de palme

1 brique de crème de coco

1. Mélanger le sucre et la farine de riz. Ajouter lentement l’eau jusqu’à l’obtention d’une fine pâte (la texture du lobe de l’oreille comme indicateur, vous vous rappelez?).

2. Séparer la pâte en deux parties. Former des petites boules avec la première partie. Ajouter le colorant rouge pour l’autre partie de la pâte et mélanger pour obtenir une couleur homogène. Former des petites boules un peu plus grosses.

3. Dans une casserole d’eau bouillante, faire cuire les petites billes blanches : elles sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface. Les réserver dans un grand saladier d’eau froide. Procéder ensuite de la même façon pour les boules rouges.

4. Préparer le sirop : découper le sucre de palme finement et le faire revenir avec la crème de coco jusqu’à ce que tout le sucre soit fondu.

5. Disposer les petites boules dans des bols, verser le sirop sur les bols de kueh et servir immédiatement.

Mitarashi-dango : un air du Japon souffle dans ma cuisine

Parmi mes petits hobbies culinaires, je fréquente régulièrement la Maison de la Culture du Japon à Paris. La MCJP propose très souvent des démonstrations de cuisine autour d’un ingrédient japonais, et je dégaine lors de ces séances mon petit carnet de notes avec fébrilité. Ces démonstrations sont souvent suivies de dégustations au cours desquelles nos papilles de novices se régalent.

Ce jour-là avec Pascale, nous assistions à un cours sur le riz, et plus précisément la farine de riz. Entre le komé-ko, le jyo-shinko et le shiratama-ko, il a fallu vite s’y retrouver donc nous sommes allées sitôt le cours terminé chercher les farines présentées. Hélas, pour réaliser les mitarashi-dango, il nous manquait la farine shiratama-ko. La recette a donc été remisée dans le classeur plusieurs mois, et c’est en lisant un billet de Clotilde que je me suis dit que le trésor devait se trouver chez Kanae.

Une fois la précieuse farine trouvée, il ne me restait plus donc qu’à mettre en pratique ce délicieux dessert, si déroutant et pourtant si bon. D’une simplicité enfantine : le plus dur, c’est vraiment de réunir les ingrédients! J’espère que Kazuko est fière de moi!

Mitarashi-dango

50g de jyo-shinko (farine de riz pour pâtisserie japonaise, trouvée chez Kioko)

50g de shiratama-ko (farine de riz gluant se présentant sous la forme de petits gravillons, trouvée chez Kanae)

80g d’eau tiède

Sauce :

Mélange A:

2 cs de sauce soja

2 cs d’eau

6 cs de sucre

Mélange B :

2 cc de katakuriko (peut être remplacé par de la Maïzena)

4 cc d’eau

1. Mélanger les deux farines et l’eau en remuant bien : on doit obtenir une consistance proche du lobe de l’oreille.

2. Rouler en boudin et couper des petits morceaux que l’on roule entre les mains pour faire des petites boules.

3. Porter une casserole d’eau à ébullition. Quand l’eau bout, mettre les billes dans la casserole. Lorsqu’elles commencent à remonter à la surface, compter encore une minute puis les rincer à l’eau froide et les égoutter.

4. Enfiler les boules sur des cure-dents et poêler.

5. Pour la sauce, mélanger le soja, l’eau et le sucre (mélange A) dans une casserole en faisant réduire légèrement. Préparer le mélange B dans un petit bol puis verser le mélange B dans le mélange A.

6. Verser la sauce sur les brochettes et déguster!

Faux phô pour Saint Valentin placée sous le signe du Nouvel An chinois !

 

Faux phô pour la Saint-Valentin

Je suis dans ma phase « bouillon » : rien envie d’autre avec un froid pareil dehors! Des herbes, beaucoup d’herbes, quelques épices aux accents exotiques… : quoi de mieux qu’une recette asiatique pour fêter le Nouvel An chinois en amoureux ?

Cette recette m’avait tapé dans l’oeil dans un numéro récent du ELLE. Je n’avais jamais goûté de phô auparavant (pas le bon accent ici sur le « o », on se contentera d’un accent circonflexe !). En poussant les recherches sur Internet, j’ai appris qu’il existait des tas de déclinaisons de cette soupe, typique du Nord du Vietnam. Ca tombe bien, je n’avais aucune recette vietnamienne à partager avec vous sur ce blog ! La base est constituée de nouilles de riz et de viande de boeuf : n’ayant trouvé que des nouilles de blé plates, mon phô devenait donc un « faux phô » (oui je sais, elle était facile celle-là).

Après le piment (et ses graines) qui m’avait réchauffée d’un seul coup dans ce bouillon-ci, j’ai pu apprécié toute la finesse du phô et de son assortiment d’herbes. Des saveurs délicates et subtilement harmonisées : tout-à-fait la cuisine vietnamienne telle que je me la représente !

Faux phô de la Saint-Valentin

Pour 4 à 6 personnes

Mélange d’épices pour le bouillon :

1 échalote

6 étoiles de badiane

1 cc de poivre noir (ici, poivre cubèbe)

1 petit bâton de cannelle

2 gousses de cardamome noire

6 clous de girofle

Bouillon :

1 os à moelle

500g de plat de côtes

1 paquet de nouilles de riz plates

300g de filet de boeuf

100g de germes de soja

QS d’échalote émincée

Mélange d’herbes ciselées (menthe, basilic thai, coriandre longue…)

1 citron vert

1 petit piment rouge (omis ici)

QS ciboule et sauce nuoc-mâm

1. Dans une poêle, faire griller à sec l’échalote, les étoiles de badiane, le poivre noir, la cannelle, la cardamome et les clous de girofle.

2. Mettre le plat de côtes, l’os à moelle, l’échalote et les épices dans un faitout. Recouvrir de 3L d’eau et faire bouillir.Saler et laisser cuire à petit feu pendant deux heures, en écumant régulièrement.

3. Retirer la viande du bouillon, la passer à l’eau froide et la couper en fines lamelles.

4. Faire cuire le paquet de nouilles selon le mode de cuisson indiqué sur le paquet en veillant à ce qu’elles restent fermes. Les rincer à l’eau courante et les répartir dans quatre bols.

5. Disposer dessus les lamelles de plat de côtes et le filet de boeuf cru détaillé préalablement en tranches fines. Ajouter les germes de soja, l’échalote émincée, et les hermbes ciselée (menthe, basilic, coriandre…).

6. Verser le bouillon brûlant dans les bols et servir cette soupe sans attendre, accompagnée de quartiers de citron vert, de piment épépiné et haché, de ciboule ciselée et de nuoc-mâm.

La cuisine simple et chic : bouillon thaï pour soir de semaine surbookée

 

Bouillon thaï simplissime

Vous pensiez peut-être que la cuisine asiatique n’était que le fruit de longues et minutieuses préparations? Vous changerez certainement d’avis après cette recette de Saveurs ! Alors oui, effectivement, cela nécessite un minimum d’organisation afin d’avoir tous les ingrédients sous la main le jour J : une petite virée chez Tang le weekend d’avant s’impose (je vous le déconseille néanmoins la semaine prochaine, pour cause de Nouvel An chinois !) !

Une fois les ingrédients réunis, il suffit de tout émincer, de tout mettre dans le bouillon et de laisser mijoter quelques minutes : la viande, coupée en fines lamelles, cuira dans le fond du bol (déstockage du vermicelle de riz des placards : -1 !). Et un bouquet quelques pluches de coriandre (quand on aime, hein…) achèveront de vous faire voyager en pleine semaine ! Simple et épatant !

Pour d’autres envies de bouillon sur ce blog, c’est ici (mais je vous préviens, là, c’est un peu plus compliqué) :

Boeuf sauté au vinaigre et au gingembre et son bouillon pimenté (by William Ledeuil)

Bouillon thaï au boeuf et vermicelles de riz

Pour 6 personnes

500g de vermicelles de riz

2 cubes de bouillon de boeuf

3 cs de sauce soja

Le jus d’un citron vert

200g de rumsteck

2 échalotes

2 oignons nouveaux

3 cm de gingembre râpé

2 tiges de citronnelle hachée

1 petit piment rouge haché

12 brins de coriandre fraîche

2 cs d’huile de sésame

1. Porter à ébullition 2l d’eau avec deux cubes de bouillon. Ajouter la sauce soja, le jus de citron vert, le gingembre et la citronnelle.

2. Laver et couper les oignons, les échalotes et le piment (pour les âmes sensibles, on enlèvera les graines, qui sont la partie la plus forte du piment). Les ajouter au bouillon.

3. Couper et disposer la viande en très fines tranches et les disposer dans les bols.

4. Dès que le bouillon bout, ajouter les vermicelles de riz et laisser cuire deux minutes.

5. Disposer les nids de vermicelle dans chaque bol et ajouter le bouillon brûlant. Verser un trait d’huile de sésame et de la coriandre ciselée et servir aussitôt !