Cake à la pâte à tartiner au praliné comme Laurent Jeannin

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Quand je l’ai vu chez Pascale, je m’en suis voulue de m’être fait distancer déjà par deux fois dans mon entourage. Une fois par ma copine donc mais aussi par mon chéri, un peu avant. Il m’avait épatée, il y a quelques mois déjà, en m’empruntant le livre de Laurent Jeannin : ce sont ses collègues de bureau qui ont été gâtés ! J’étais très fière qu’il se soit attaqué à une recette du chef pâtissier du Bristol, mais aussi qu’il ait suivi les conseils de la recette. Pas de praliné à disposition ? Alors on le remplace par de la pâte à tartiner sans hésitation !

C’est donc toujours avec mon petit pot de Michel Cluizel, déjà bien entamé, que j’ai réalisé le cake au praliné, et sans les Continuer la lecture

Le gâteau ardéchois selon Julie Andrieu, aux marrons et au fenouil

Dans ma veine culinaire du moment – la reprise de tests d’accords inédits – et pour célébrer aussi l’automne et les marrons que j’aime tant, j’ai tenté la recette que j’avais post-itée tout de suite après avoir acheté le dernier livre de Julie Andrieu, les Insolites de Julie, 30 recettes de desserts aux légumes. Franchement, des marrons associés au fenouil dans un gâteau, j’étais assez sceptique.

Mais plus je lisais le déroulé de la recette, plus cela me parlait : orange, vanille, clous de girofle… Une seule précaution : Continuer la lecture

Gâteau au citron, pavot et lait ribot

Gâteau au lait ribot, citron et pavot, d'après une recette de Pascale Weeks

C’est bien avant de connaître Pascale que j’avais déjà fait l’acquisition, à l’époque, de son petit livre Cookies, muffins and co. Depuis, je reviens toujours à ces pages pour les muffins et bien d’autres recettes anglaises encore. Bonne nouvelle : Continuer la lecture

Le gâteau au chocolat et à la Guinness de Nigella Lawson

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ou le gâteau au chocolat aussi noir que ma colère… (qui a dit que la cuisine se faisait toujours de manière détendue et enjouée? La cuisine, champs des émotions, voilà plutôt comment je vois les choses)

Accepter que certaines questions resteront à jamais sans réponse.

Se rendre compte qu’on s’est vraiment, mais alors vraiment trompé.

Et puis se remettre devant les fourneaux et se dire que tout ça ne nous mettra certainement pas K.O., que la cuisine, même si elle a du mal à passer dans l’assiette en ce moment, reste un vrai espace de défoulement, de création, un terrain qui permet de respirer.

Et puis au lieu de se jeter impunément sur le chocolat ou de prendre un petit verre remonte-moral, décider d’un air satisfait qu’on les mariera tous les deux dans un gâteau dont la texture serait mousseuse, douce, et inciterait le visiteur imprudent à s’y vautrer entièrement dedans.

Mélanger les ingrédients avec une énergie sans pareille, et retrouver une odeur familière et réconfortante qui sort du four.

Ce gâteau, dont je gardais la recette depuis quelques mois déjà dans mon classeur, (parue dans le Red UK) a été une vraie libération à la réalisation. Et puis l’association bizarroïde Guinness et chocolat m’a tout de suite tapé dans l’oeil. Le cacao en poudre apporte cette coloration très noire et un goût de chocolat présent, mais qui sait aussi se faire subtil devant la bière. Je trouve que la Guinness se sent très peu, contrairement à ce que l’on pourrait penser, mais elle apporte en même temps une profondeur au chocolat, et un côté presque masculin au gâteau. La prochaine fois, j’essaierai de diminuer la dose de sucre quand même (oui, 400g, ça fait bondir!), mais ne sachant pas comment la bière allait marquer le gâteau, j’ai pour cette première version suivi la recette à la lettre. Je pense qu’on peut facilement enlever 100 à 150g de sucre selon les goûts.  J’attends  vos retours si jamais vous vous lancez dans la recette!

Assurément, une variante de gâteau au chocolat dont on aurait tort de se priver (Nigella propose par-dessus un glaçage à base de Philadelphia cream cheese et de crème double : j’ai décidé qu’on allait arrêter le compteur calorique au gâteau seul pour cette fois-ci!) .

Gâteau au chocolat et à la Guinness selon Nigella

250 ml de Guinness

250g de beurre doux

75g de cacao en poudre (type Van Houten)

400g de sucre en poudre (caster sugar)

140 ml de crème fraîche (à défaut de sour cream)

2 oeufs

1 cc d’extrait de vanille

275g de farine

2,5 cc de bicarbonate de soude

1. Préchauffer le four à 180°C. Beurrer et fariner un moule à manqué de 23 cm de diamètre.

2. Dans une casserole, mettre la Guinness et le beurre et faire fondre à feu doux. Quand le beurre est fondu, ajouter le cacao en poudre et le sucre. Mélanger.

3. Mélanger dans un saladier les oeufs et la crème puis les incorporer dans la casserole avec le reste de l’appareil. Incorporer la farine et le bicarbonate tamisés, mélanger vigoureusement.

4. Mettre le tout dans le moule et enfourner pour 45 minutes environ. Démouler et laisser refroidir.

Pan di Spagna (génoise amandes et zeste d’orange)

Je suis sûre que vous avez déjà eu recours à ce genre de phrase auto-motivante. « Si je réussis le Pan di Spagna (gâteau au chocolat/cake aux fruits/etc.), je réussis mon autre défi de demain. » Le genre de condition sans queue ni tête que l’on s’impose (le rapport entre le Pan di Spagna et le reste? Aucun bien sûr!), juste pour se redonner confiance, pour y voir un signe de bon augure avant d’autres challenges.

La construction de la phrase à condition est souvent assez tordue. Cette rhétorique commence par une condition généralement absurde mais réalisable (voir la bande-annonce d’Un long dimanche de fiançailles : si Mathilde arrive à la fin de sa pelure de pomme sans la casser… Manech est vivant. J’ai tenté de retrouver si cela venait du merveilleux livre de Sébastien Japrisot ou si c’était Jeunet qui l’avait rajouté dans le film : sans succès) pour valider la seconde partie de la phrase, celle qu’on souhaite vraiment. Pour info, cette logique fonctionne avec à peu près tout : « Si jamais je  réussis à me vernir les ongles des pieds sans déborder, je gagne au Loto demain ». Variante : « si je finis la tablette de Tanariva en une seule fois (même pas peur), je rentrerai dans mon jean à coup sûr cet automne (un peu stupide et incohérente, la rhétorique, je vous avais prévenus!)« .

L’histoire ne dira pas si j’ai finalement réussi la deuxième partie de ma phrase, mais pour le Pan di Spagna en tout cas, c’est un sans faute. Deux conditions indispensables : trouver de la bonne pâte d’amandes à plus de 50% de fruit (la mienne a été dénichée à la ferme de Viltain) et attendre au moins 24 heures pour que le parfum d’amande se diffuse dans le gâteau.

J’ai cherché la signification de ce Pan di Spagna : traduit littéralement par gâteau éponge, il est effectivement très proche d’une génoise classique, sauf que son parfum est absolument gracieux et enivrant. Si quelqu’un a des infos sur son histoire, je suis preneuse, mes recherches m’ayant laissée sur ma faim.

« Si je reprends une part du Pan di Spagna, ça voudra dire que… je suis une incorrigible gourmande, c’est tout!« 

Pan di Spagna (recette tirée du ELLE à table, par Alba Pezone)

10 personnes

350g de pâte d’amande de très bonne qualité

6 oeufs bio

Zeste d’une demi-orange non traitée

Quelques gouttes de fleur d’oranger

150g de farine

1/2 cc de levure chimique

100g de beurre doux

1. Préchauffer le four à 180°. Dans un bol, mélanger la farine et la levure.

2. Dans le bol du KA, mettre la pâte d’amande émiettée, le zeste d’orange et l’eau de fleur d’oranger : assouplir le mélange avec la feuille à petite vitesse. Ajouter les oeufs les uns après les autres et travailler le mélange pendant 5 minutes. Remplacer la feuille par le fouet et augmenter la vitesse progressivement en fouettant pendant 10 minutes pour incorporer le maximum d’air : la préparation doit être très mousseuse et doit avoir la texture d’un sabayon.

3. Pendant ce temps, faire fondre le beurre. Ajouter une cuillère à soupe de la préparation et mélanger. Incorporer la farine au bol du robot avec une spatule en tamisant le mélange farine/levure au-dessus de la préparation. Mélanger lentement, du centre vers l’extérieur, en faisant tourner le bol dans les mains. Incorporer le beurre en filet de la même manière.

4. Verser la préparation dans votre plus joli moule en silicone et enfourner pendant 30 minutes. Vérifier la cuisson du bout des doigts : une légère pression exercée à la surface du Pan di Spagna doit s’estomper rapidement. Laisser le gâteau tiédir avant de le démouler. Le laisser ensuite refroidir complètement et l’envelopper d’un film alimentaire : à ne déguster qu’au bout de 24 heures si vous avez le temps de patienter jusque-là.