Champagnes Inédits, Tables Insolites (CITI) : offrez-vous un dîner en ville !

Ce n’est pas faute de vouloir évoquer le champagne sur ce blog, je suis pourtant très amatrice de ce grand vin (parce que, le champagne, c’est d’abord un vin n’est-ce pas ?) mais justement, dès que l’on touche à ce domaine, je me sens souvent intimidée pour en parler.

A l’Arpège la semaine dernière pourtant, j’ai pu tester le concept CITI sur le thème des blancs de blancs (pour 99% de ces champagnes, il s’agit de champagnes 100% chardonnay – mes préférés en somme !). L’idée m’a séduite, et les surprises qui ont éclaté en bouche ce midi-là furent nombreuses. C’est sûr, il me faudra recommencer avant la fin de l’année dans un des quatre endroits ci-dessous (j’ai déjà ma petite idée du lieu…)

CITI c’est quoi ? Quatre lettres pour Champagnes Inédits, Tables Insolites, un concept porté par la très charismatique Anne-Marie Chabbert, habitée par son amour du bon champagne (et elle a bien raison !). Oenologue puis journaliste technique du vin, elle dirige aujourd’hui sa propre entreprise de communication et de conseil pour les vignerons et maisons de champagne. Encore une fabuleuse rencontre pour moi dans la catégorie des femmes du vin ! CITI donc, c’est associer la gastronomie – les mets divins – justement avec des champagnes hors des sentiers battus. Explorer ou redécouvrir leur finesse, leurs subtilités et leurs multiples facettes autour d’association mets-champagne tout en élégance et ce, tout au long du repas.

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Les Vendredis du Vin #39 : le Vin qui aimait les femmes et les Filles 2010 de Gilles Berlioz

Les Filles 2010 de Berlioz

Pour ce mois de rentrée, Jacques Berthomeau aux commandes de ce Vendredi du Vin. Un thème ô combien séducteur, surtout quand on retient la musicalité de la voix off du court extrait de L’Homme qui aimait les Femmes mis en exergue dans son billet. Un thème donc qui ne m’a pas fait hésiter longtemps sur la bouteille à présenter. Une belle rencontre en effet, qui s’était produite tout là-haut il y a presque deux mois déjà, le soir de notre arrivée. J’avais été séduite par l’étiquette, j’avais ensuite trouvé le vin sensuel en diable (influencée par l’étiquette ? Pour sûr, elle aura joué un rôle dans ma perception de ce vin…). La moitié de la table n’était d’ailleurs pas d’accord avec cet adjectif : en effet, tout dépend de ce que l’on colle sur « sensualité » en matière de perception. C’est une fois encore Laurianne, notre jeune sommelière ce soir-là à l’Oxalys, qui nous a parlé de Gilles Berlioz et de l’histoire de ce vin. Et j’ai découvert un vin, fait par un homme qui aimait les femmes, et par des femmes, aussi.

Pour ce Vendredi du Vin, grâce à la complicité de Fabrice et Christophe, j’ai de nouveau convoqué les Filles 2010 à ma table. Et j’ai prié ce vin de me raconter son parcours avec ses mots à lui, et voilà ce qu’il m’a conté…

« Je suis né dans cette contrée savoyarde, si pleine de contrastes. J’ai été élevé par des femmes, qui m’ont couvé du regard. Les premières fées à s’être penchées sur mon berceau, c’était en 2007. Cet été-là, deux jolies techniciennes ont suivi ma naissance, mon développement, mes réactions au protocole qu’elles me faisaient suivre patiemment et méticuleusement. Oh, elles me bichonnaient, c’est certain ! D’huiles essentielles, de tisanes et de préparations aux plantes, je n’en ai point manqué. Mais c’était surtout un prétexte pour jouir de leur regard caressant, parfois soucieux, parfois réjoui. Prétexte parfait également pour contempler la naissance de leur décolleté avec une jubilation non dissimulée, et mûrir de plaisir à les observer s’affairer dans la vigne. Ces jolies techniciennes m’ont tellement marqué que mon obsession pour « Les Filles » s’est déclarée cette année-là. Deux techniciennes, mais aussi d’autres femmes qui se sont occupées de moi durant cette année : 22 femmes gravées dans la bouteille, tellement je les avais dans la peau (de raisin).

Les années passent et les filles se succèdent autour de mes ceps. Tellement belles, tellement vivantes… elles me font tourner la tête, je les célèbre à travers les millésimes. Je me fais l’effet de cet Irrésistible Alfie, arpentant les rues de New York : Dieu qu’elles sont jolies, toutes ces femmes, toutes différentes, toutes avec leur charme, unique, et prêtes à vous offrir le meilleur. Impossible de n’en aimer qu’une… Je les aime tellement qu’en 2009, je me fais tatouer par Marc Chatelain leurs jambes sur mon corps, plus précisément les jambes de celles qui m’ont le plus entouré sur ce millésime : Christine, Mireille et Audrey.

Mais voilà que 2010 arrive… Aaah… Il me semble encore sentir leur parfum, et le soleil dardant leurs épaules de ses rayons ardents… Leur souvenir ressemble à ses fleurs miellées qui m’animent aujourd’hui dans le verre. De ces moments intenses et d’intimité partagée dans la vigne, j’ai voulu garder la trace : Claude Burdin a osé célébrer leurs corps nus sur mon dernier tatouage, dont je suis si fier. Christine, Catherine et Christine, à jamais gravées sur cette étiquette. Ne sont-elles pas magnifiques, alanguies, complices, si lointaines et si proches ?

Je reste, envers et contre tout, leur plus fidèle serviteur… »

Un immense merci à Gilles Berlioz pour avoir pris le temps de me parler de l’histoire et de l’origine de ces étiquettes. Et je ne peux que vous encourager à aller à la Contre-Etiquette dénicher ce vin qui célèbre les femmes !

Escapade à Val Thorens cru 2011 2/2 : les accords mets-vins avec Magali Sulpice

Déjeuner sur la terrasse de l'Oxalys

L’année dernière, un temps fort peu clément nous avait privés de terrasse pour le déjeuner. Cette année, nous avons eu notre petite revanche, et quoi de mieux que l’éclatant décor de ces montagnes pour encadrer le repas de Jean Sulpice, sublimé par les accords mets-vins de Magali, sa femme ? Magali la discrète, mais Magali la brillante surtout, cette année secondée par Laurianne, nouvelle recrue et jeune sommelière de l’Oxalys, avec qui j’aurais pu discuter des heures sur les vins de Gilles Berlioz la veille.

Sous un soleil radieux, place au défilé des plats avec, en introduction, sur le même principe que ces billes de melon-livèche, des bâtonnets de carotte cachant un coeur crémeux au carvi. Savoureux et fondant à coeur, à saisir très délicatement entre les doigts sous peine de tout casser !

Apéritif carotte-carvi

Entrée du chef autour du comté du Fort Saint-Antoine. Alors là, j’hésite même à prendre la fourchette (deux secondes, rassurez-vous, cela n’a pas duré…) tant l’assiette est de toute beauté. Mousse de comté, coulis de betterave, truffe d’été, oxalys, épilobe (épi-quoi ???) : bon, ça y est, le paradis existe, je l’ai trouvé, ce plat est une vraie belle réussite.

Entrée autour du comté du Fort Saint-Antoine

Puis les oeuvres de notre cours matinal, d’abord la truite façon pastilla, que le chef a décidé de présenter seule, à déguster avec les doigts, pour le côté ludique. Ca se dévore tout seul, croyez-moi…

Truite en pastilla, à déguster avec les doigts

Fait son entrée dans le même temps un vin de Moselle : le château de Vaux cuvée Septentrion 2008 (60% de pinot gris, 20% d’auxerrois, 20% de muller thürgau). Les vins de Moselle viennent de bénéficier d’une récente reconnaissance en AOC et je suis heureuse d’en découvrir un à table. Une pointe de beurre au nez et des fruits jaunes, mâtinés d’agrumes on dirait. Si complexe comme nez que j’ai du mal à m’y retrouver pendant un moment, mais j’aime ces vins qui ne sont pas lisibles d’emblée et pour lesquels on doit se concentrer un peu plus. Il me semble que la truite et son citron vert viennent renforcer les notes fruitées d’ailleurs, alors qu’en bouche, le vin tempère cela tout en relevant superbement la truite. Joli, très joli !

Arrivent alors les légumes-racines (betterave chioggia, jaune…) dans leur lit de cresson, avec le soleil c’est encore plus chatoyant dans l’assiette que lors du cours de cuisine :

Les légumes en papillote sur lit de cresson et quinoa

Où je retrouve mon petit lapin gambadant dans sa prairie de serpolet :

Râble de lapin infusé au serpolet, moules et chorizo

Face à un plat haut en couleurs et associant la terre, la mer, le côté épicé du chorizo, le fumet du serpolet, il faut un vin « puissant et construit » selon Magali pour rivaliser avec. Choisi donc par Magali et Laurianne, un Vacqueyras, Seigneur de Lauris 2008 (Arnoux et Fils). Je ne connais pas bien l’appellation, mais il y a plein de choses dans ce vin (clairette/viognier/roussane/marsanne/bourboulenc/grenache : oui, oui, tout cela si j’ai bien noté !). A côté du lapin en effet, il ne démérite pas : ni en retrait, ni en train d’effacer le plat, il soutient la comparaison sans effort.

Et la surprise, le dessert qui arrive paré de ses plus beaux atours, couronné de reine des prés :

Dessert abricot-reine des prés

Coteaux du Layon, sélection Grains Nobles, Patrick Baudouin, 2001

Magali Sulpice nous avait déjà épatés l’année dernière en fin de repas : j’avais été sciée par son accord vin (Mark Angeli, Rosé d’un jour qui avait superbement vieilli en cave) avec le dessert aux fraises. Et là, un Coteaux du Layon qui s’impose « comme une évidence » nous dira-t-elle : avec son côté abricoté et amandé, il fait ressortir non seulement l’abricot du dessert, mais aussi la légère amertume de la note d’amande de la reine des prés. Même la robe du vin semble être coordonnée au dessert : un côté orangé ambré très séduisant, qui répond aux couleurs de l’assiette. Bref : je suis encore bouche bée de ce qui m’arrive, même si les Coteaux du Layon ne sont pas mes vins de prédilection. Dans cet accord-là, ce vin est parfait. Photo prise sur le vif avec l’Iphone de cette fameuse bouteille…

Arrivés à ce stade, on se dit qu’on a été bien chanceux, que nos sens ont été comblés, et on se surprend à déclencher le compte à rebours avant l’année prochaine. Sauf que c’était sans compter la malice du chef… Et comme l’entrée autour du comté, c’est toute la maestria de Jean Sulpice qui s’exprime dans ce deuxième dessert :

Mousse de cassis, granité et crème brûlée au basilic pourpre

Aérien, fin, élégant, les adjectifs pleuvent : ce dessert tout en subtilité laisse une note féérique à notre repas.

« A l’année prochaine ! » me lance joyeusement Magali au moment de partir. Il se pourrait bien que d’ici là, je rêve aux prochains accords merveilleux de la montagne…

S’initier à l’oenologie et découvrir des vins d’exception avec… Estelle Touzet

Il est de ces soirées rares, exceptionnelles, si intenses qu’on est tenté, l’espace d’un instant, de les garder pour soi. Et puis non, la tentation de les partager est trop forte.

L'esprit de Woody Allen avec nous au bar 228 ?

Ambiance Midnight in Paris pour ma soirée de jeudi soir dernier… Rendez-vous dans un salon feutré, à l’ambiance tamisée et un rien « club britannique ». Le bar 228 accueille ma nouvelle découverte oenologique. Entre les tables des invités, Estelle Touzet officie avec grâce et passion en tant que chef sommelière du Meurice depuis octobre 2010. Une jeune ligérienne (tiens, ça devrait plaire à Eva !) de 30 ans, douée de remarquables dons quand il s’agit de parler du vin et de son histoire, qui anime des dégustations mensuelles au palace.

Le début d'une dégustation d'exception aux Nocturnes du 228

Les Nocturnes du 228, comme il convient de les appeler, sont des rencontres d’exception autour d’une thématique spécifique : Estelle y propose quatre vins en harmonie avec quatre bouchées provenant du restaurant gastronomique à quelques pas de la salle où nous nous trouvons, dirigé par Yannick Alléno. Thématique de la Nocturne ce soir-là : le Languedoc. Deux blancs et deux rouges se succèdent dans les verres, sous nos yeux ravis. Estelle se déplace de table en table pour nous servir les vins, et répète inlassablement à ses invités, toujours avec ferveur, l’histoire du vin, du vigneron et l’émotion qu’elle a ressentie dans le verre. Ses mains s’agitent dans un ballet gracieux (elle est aussi violoniste !), ses yeux s’animent : nul doute qu’elle est réellement habitée par le vin. Le tout sans jamais imposer son point de vue, toujours dans le partage et l’élégance.

Un dossier nous est donc remis en début de séance avec les quatre fiches descriptives des vins, de leurs terroirs, du vigneron, ainsi qu’une présentation de la bouchée concoctée par Yannick Alléno qui accompagnera le verre de dégustation.

Petite revue de détail de ce qui est passé dans nos verres ce soir-là :

  • Estelle, avec malice et pour marquer ses origines ligériennes, a choisi un 100% chenin blanc en guise d’introduction. Un vin de pays du Gard Roc d’Anglade de Rémy Pédréno (2009). Encore un ingénieur informaticien qui est devenu vigneron, tiens donc ! Ca sent la poire, c’est minéral aussi, c’est très agréable d’ailleurs, et en bouche, il « file droit », en laissant une grande impression de fraîcheur.
  • Un second blanc pour lui succéder, un coup de coeur pour moi. Un Domaine Clos Marie, AOC Côteaux du Languedoc, Les Métairies du Clos de Françoise Julien/Christophe Peyrus (2008). Bon, dès qu’il y a quelque chose qui me fait penser à de la pâte d’amandes au nez, il y a de fortes chances pour qu’il me plaise. Pâte d’amandes donc et pêche jaune s’échappent du verre. En bouche, une onctuosité très, très aguicheuse, et après la bouchée de morille au foie gras de canard et asperges, je ne suis plus tout à fait la même, et le vin revient déjà me conter autre chose dans le verre. Je ne sens maintenant que l’abricot sec, que je ne percevais pas au début. J’ai toujours été fascinée par la manière dont un vin peut se révéler sous de nouvelles facettes au fur-et-à-mesure d’une dégustation. Détail qui a son importance : le domaine travaille maintenant en biodynamie.

On tente de s'appliquer, malgré la lumière très tamisée

  • Un rouge maintenant, de ceux qui laissent parler le terroir. Un Faugères « Valinière » du domaine Léon Barral (2007). Un 80% mourvèdre, 20% syrah, dont on devine la note épicée au nez, et encore plus en finale. Des arômes de fruits confiturés, ça me fait presque penser à la confiture de mûres qu’on réalisait à la campagne, quand j’étais enfant. Un vin très plaisant, qui, pour un rouge de la région, reste relativement frais.
  • Le coup de coeur d’Estelle enfin, qu’elle invite à ne pas comparer avec le rouge précédent. Un nom moins connu que les précédents (hum… je n’ose pas avouer que même les trois premiers étaient déjà une première pour moi) mais qui justement, mérite lui aussi toute la lumière. Un vin de pays de l’Hérault, domaine la Marèle, de Frédéric Porro (2007). Et voilà ce qu’elle nous explique : dégusté par ses soins à l’aveugle, elle a été bouleversée par ce vin. Quelques recherches ensuite et une histoire de force, de courage et de vie qui apparaît. Frédéric Porro, jeune espoir de motocross, voit ses rêves anéantis à 18 ans après une fracture des cervicales qui le laisse tétraplégique. Ce n’est ensuite qu’à 25 ans qu’il commence à s’intéresser aux vins, et décide ensuite de se lancer dans un pari fou : devenir vigneron. Après une formation viti-oeno, Frédéric se lance (et travaille lui-même dans la vigne d’ailleurs) et sort son premier millésime en 2001. Les frères Pourcel, Michel Bras et maintenant Estelle au Meurice font partie de ceux qui ont été séduits par les vins du domaine la Marèle. Talents d’oratrice passionnée d’Estelle ou petit moment de faiblesse de ma part…? Toujours est-il que je n’aborde pas ce vin à la dégustation de la même manière après une telle introduction. Un assemblage syrah, cabernet sauvignon, carignan et grenache : au nez, le poivre toujours (poivre de Sichuan selon les fiches de notre sommelière : bon, mon nez est loin d’être aussi pointu que le sien !). Des fruits noirs et un « coup de soleil » que je ressens dans le verre, sûrement ce qui se traduit en termes beaucoup plus académiques par « notes de garrigue » comme le mentionne Estelle. Un vin très élégant, très fin, une caresse ondoyante qui glisse sous le palais. C’est un peu un hymne à la vie, ce vin. Un nom que je retiendrai, en tout cas.

Il va sans dire que je lorgne la prochaine séance des Nocturnes du 228 avec impatience (thème : la Syrah, jeudi 8 septembre). En plein mois des Foires aux Vins, nul doute que la séance attirera du monde, des curieux et des passionnés. Comptez 90€ la séance d’une heure (en réalité, Estelle reste un peu plus longtemps avec nous) : certes, c’est le prix du rêve, mais quel rêve… Une initiation en sa compagnie que je recommande de tester au moins une fois.

Les Nocturnes du 228
Hôtel le Meurice
228 rue de Rivoli
75001 Paris
Réservations : 01 44 58 10 66

Bibliothèque de l’oenophile #5 : Les meilleures adresses des amateurs de vin (et le jeune domaine Salisquet en dégustation)

Egmont Labadie est un épicurien. Un vrai. Un comme on n’en fait plus. Et son livre, Les meilleures adresses des amateurs de vin, reflète totalement cet état d’esprit.

Les meilleures adresses des amateurs de vin, un indispensable dans la bibliothèque !

La semaine dernière, je me suis rendue au Supermarket, le salon de jeunes créateurs et créatrices à l’espace Commines, rencontrer l’auteur de ce petit livre aussi miraculeux qu’indispensable. Un projet d’envergure pour Egmont, qui teste les bars à vins depuis cinq ans. Il a relevé pour nous tous les endroits où boire du bon vin à Paris, qui sont regroupés soit par arrondissement, soit par thème, pour plus de commodité. Comprenez : il y en a pour tous les goûts. Du bistrot classique au bar à vins à la sélection pointue, de l’électron libre (dans lequel le Garde Robe et le Willi’s figurent et que j’adore maintenant, découverts grâce à Pascale) aux grandes bouteilles en passant par les « naturels », ce livre saura vous trouver la perle rare pour vos soirées oenophiles parisiennes. Chaque page est donc consacrée à une adresse et se lit avec délectation et gourmandise : loin du style froid et très dépouillé de certains, Egmont met tout son coeur à relever les petits détails de chaque endroit qui leur confèrent une « patte » unique.

Si l’on ajoute à cela une mise en page soignée et punchy, on obtient là un joli cadeau de fête des pères, ou tout simplement pour Continuer la lecture