Les goûters chics parisiens

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Flower Power au Plaza

Pour clôturer cette première année de goûters chics en beauté, c’est donc accompagnées de Camille, Ariane, Eva et de Rose & Cook que Pascale et moi avons été prendre notre douzième tea time au Plaza Athénée.

Il y a quelques mois de cela, j’avais eu l’opportunité d’y emmener ma belle-soeur suite à un essayage pour trouver sa robe de mariée Lire la suite »

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Un petit résumé (sur une carte, s’il-vous-plaît !) de nos escapades ici :

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Le chariot des pâtisseries au Bristol - Noël 2011

C’est bientôt Noël au moment du test de notre onzième goûter chic avec Pascale. Nous décidons de tenter une seconde fois l’expérience « palace » après le Meurice. Le Bristol nous avait d’ailleurs été chaleureusement recommandé par Danielle qui avait participé à ce précédent goûter. Et Laurent Jeannin, chef pâtissier du Bristol, Lire la suite »

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Les premiers jours de novembre s’étirent lentement, et nous venons à peine de changer d’heure lorsque Pascale et moi nous retrouvons déjà pour notre dixième goûter chic de l’année. On ne peut pas y accéder par la rue, il faut passer par le hall de l’hôtel Scribe avant d’arriver à notre point de rendez-vous, ce qui rend l’endroit encore plus secret et charmant. Dans une quasi-torpeur automnale, je pénètre dans ce salon de thé à l’atmosphère si intimiste que je m’y sens bien de suite. Les effluves du spa tout proche et du thé s’entremêlent et invitent à la paresse.

Un petit comptoir sur la gauche avec les pâtisseries à choisir, un grand escalier en colimaçon, quelques tables ça et là mais surtout, en haut de l’escalier, une petite, toute petite mezzanine qui abrite quelques fauteuils cosys, et également de quoi lire tout en profitant de sa pause thé.

C’est de ce point de vue privilégié et que je vous recommande chaleureusement que Pascale et moi entamons notre goûter.

Le jour est déjà en train de décliner quand nous commandons nos pâtisseries, accompagnées de boissons et de deux guimauves – au chocolat ce jour-là -, dont Pascale m’avait vanté les mérites.

Les guimauves au chocolat d'Eric Barnerias, chef pâtissier de l'hôtel Scribe

Une texture moelleuse et gourmande à souhait, à inscrire dans mon top 3 des guimauves, pas très loin de celles dégustées ici avec Florence. Je retenterais bien l’expérience avec d’autres parfums !

Nous rentrons ensuite dans le vif du sujet : tarte au citron et son crémeux au yuzu, d’une belle élégance (peut-être que je ne suis pas très partiale non plus, parce que le yuzu et moi, c’est une grande histoire d’amour !).

Et enfin ce dôme au caramel au beurre salé, qui cache en son sein un coeur de caramel coulant, le tout sur un sablé breton. Caramel au beurre salé plutôt corsé, mais cette salinité n’est pas déplaisante du tout, bien au contraire, après le repas de famille que je viens de faire.

Mais la vraie révélation pour moi se situe ailleurs, c’est la jolie porcelaine que l’on m’apporte à table, un zhong, qui renferme le plus délicieux des breuvages, le yuzu-cha.

Divin yuzu-cha

De ce que j’ai pu lire ensuite sur Internet par la suite, le yuzu-cha est une boisson obtenue à base de yuzu donc, mais à la consistance proche de la marmelade. Le principe : on verse l’eau chaude à volonté dans le zhong (pas du tout utilisé donc comme dans le lien vu ici qui a l’air d’être l’usage traditionnel), les écorces de yuzu façon marmelade infusent et donnent leur pleine puissance à la boisson. Tonique et réconfortant à la fois, ce yuzu-cha est divin, voire même revitalisant en ces premières nuits fraîches d’automne. Plus question de torpeur, je me sens rassérénée, et je sais que je reviendrai dans ce merveilleux endroit pour le savourer encore.

Quelques minutes s’égrènent encore devant nous : bien installées sur la mezzanine, nous contemplons encore la vue du salon. Il fait bon vivre au 1T. rue Scribe, et c’est encore un magnifique endroit, en plein coeur de Paris, que nous avons le bonheur de rajouter à notre liste (j’en connais d’ailleurs une autre aussi qui est très attachée au lieu !). Comptez une quinzaine d’euros pour la formule pâtisserie et boisson.

Et c’est sous le regard complice et mystérieux de cette jeune femme asiatique dans son cadre que je repars à la nuit tombée, prête à affronter de nouveau les frimas de la saison ! Pour lire les impressions de Pascale, je vous invite à consulter son billet.

1 T rue Scribe
1 rue Scribe
75009 Paris
Tél : 01 44 71 24 03
Métro Opéra

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Chez Jacques Génin, un millefeuille au feuilletage doux comme de la soie

Est-ce l’automne qui nous fait de nouveau réfléchir Pascale et moi en mode « chocolat » d’abord ? Le salon de thé de Jacques Génin s’est cette fois-ci imposé à nous pour ce neuvième goûter. Connu d’abord pour ses chocolats, Jacques Génin s’est aussi taillé une solide réputation sur son millefeuille, que j’avais très hâte de goûter.

Le salon-boutique rue de Turenne ne ressemble à rien de ce que nous avons eu l’occasion de tester depuis février avec Pascale : un parquet cosy tapisse élégamment l’espace, deux espaces (pâtisseries et chocolats d’un côté, caramels et pâtes de fruits de l’autre) rythment et divisent le ballet incessant des clients gourmands et connaisseurs. Au fond, des banquettes et fauteuils douillets nous attendent, malgré une petite demi-heure d’attente ce samedi-là, à 15h30 – la rançon du succès ! En haut de l’escalier en colimaçon, on devine l’effervescence dans le « laboratoire » du maître de maison et je m’amuse à observer le ballet des pâtisseries qui naissent là-haut pour arriver à nous, telles des anges. La salle est belle, et de ce lieu se dégage une vraie âme. Les pierres apparentes, les poutres métalliques : Jacques Génin a su mettre en valeur les éléments d’origine de ce lieu en y apportant une touche raffinée et intime à la fois. Moderne, mais pas trop. Elégant, sans être figé. Bel équilibre, que nous retrouverons plus tard à la dégustation des pâtisseries.

Si le personnel semble débordé ce jour-là, la volonté de faire plaisir et la générosité dans le salon sont réelles. Pascale et moi sommes ravies de décortiquer la carte : ce sera donc un millefeuille au praliné « monté à la commande » et une tarte au citron, accompagnés de thés (finalement, le chocolat chaud peut encore attendre un mois !).

Autant le dire tout de suite : oubliez tous les millefeuilles que vous avez eu l’occasion de déguster jusqu’à présent. Jacques Génin bouscule les codes : le feuilletage me fait l’effet de carrés de soie que l’on aurait empilés et qui fondent les uns après les autres sous la langue, dans un craquement délicieux. Fondant et craquant oui, je n’ai toujours pas bien compris la magie de cette réalisation. Mais j’ai bien peur qu’après avoir dégusté celui-là, mon niveau d’exigence en la matière augmente de façon drastique.

La tarte au citron, fine et élégante, se laisse déguster sans sourciller. Impertinence du zeste de citron vert sur un classique maîtrisé de bout en bout.  Plaisir garanti. Un gros regret de ne pas avoir pu goûter à la tarte citron-basilic, qui m’aurait à coup sûr tapé dans les papilles, j’en suis persuadée.

La jolie surprise qui arrive à table avec les pâtisseries, ce sont ces quatre petits carrés de chocolat à l’air séducteur.

Nature, orange, tonka ou café : craquez pour votre chocolat coup de coeur !

Impossible, après les avoir goûtés, de repartir sans une boîte pour soi ou pour offrir. J’ai opté pour la seconde solution.

Le prix de ce goûter ? Une quinzaine d’euros pour un thé et une pâtisserie, un peu plus évidemment si, comme Pascale et moi, vous repartez avec quelques douceurs sous le bras. Ses impressions sur l’endroit, c’est ici !

En sortant de cette pause-douceur, pour les amateurs de cuisine et de design, se trouve non loin de là une boutique où il sera difficile de ne pas craquer, mais ceci est une autre histoire !

Salon de thé Jacques Génin
133 Rue de Turenne
75003 Paris
Tél. : 01 45 77 29 01

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Chez Carette place des Vosges

C’est l’expérience du goûter parfait que j’ai eu l’occasion de vivre avec Pascale pour notre huitième édition des goûters chics parisiens. En fait, quand je dis goûter parfait, l’expression devrait être entendue dans un sens encore plus large : un moment parfait, avec tous les ingrédients réunis. Jugez plutôt : une place des Vosges baignée de soleil en cette fin septembre , un salon de thé abrité sous les arcades, des élégantes qui se pressent, loin des touristes, dans ce lieu intime, et de bon goût. C’est d’ailleurs Pascale qui a eu la très bonne idée pour notre huitième test : je ne connaissais pas, ou très peu, Carette.

Pascale et moi aimons le beau temps, mais encore plus si nous pouvons bénéficier d’un petit coin de fraîcheur : c’est donc à l’intérieur que nous allons savourer notre pause gourmande. Attablées près d’une fenêtre donnant sur une très jolie cour à la verdure abondante, avec vue sur le ciel d’un bleu azur, nous décidons de rentrer dans le vif du sujet.

Malgré la chaleur, un cake aux agrumes nous fait de l’oeil.

Légère réserve sur la tranche – un peu trop épaisse ? – mais une texture raffinée et allégée par l’amertume des zestes : le cake se laisse déguster à petits coups de fourchette, lentement mais irrésistiblement… Et comme un agrume en appelle un autre, nous nous laissons vite tenter par le macaron citron-basilic.

Macaron citron-basilic

Dense, crémeux, son acidulé maîtrisé rend le tout extrêmement frais et digeste pour un macaron si généreux. Si léger, en fait, que nous craquerons à la fin du goûter pour en redemander un autre, quelle plus belle preuve d’assentiment ?

Bon ok, assumons jusqu’au bout notre gourmandise : quitte à tester des macarons, on n’allait quand même pas passer à côté du macaron du moment, celui à la griotte ? Tsss… : nul besoin d’arrondir les yeux, vous auriez craqué aussi…

Macaron griotte

Une pâtisserie aussi, une « Douceur d’automne » : l’alliance citron-praliné est une valeur sûre et fonctionne parfaitement dans le cas présent.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous décortiquons ce petit gâteau : un crémeux citron, un biscuit noisette aux zestes de citron, un bavarois praliné noisette et une feuilletine.

Une valeur sûre, à l’image du lieu : Pascale me fait justement remarquer que les pâtisseries sont très bien réalisées, le goût est là, juste et précis, avec les textures espérées. Rien qui pourrait ressembler à certaines pâtisseries plus « tendance » que nous aurions pu déguster précédemment en fait. Carette fait figure de salon de thé ultra-classique, très « parisien chic » loin des foules (d’ailleurs, nous remarquons que peu de touristes fréquentent le salon ce jour-là), mais où l’on est sûr de trouver le haut de gamme que l’on attend dans l’assiette, si traditionnel soit-il.

D’ailleurs, ce jour-là, c’est – contre toute attente – un détail qui me fait l’effet d’un coup de coeur. La porcelaine du salon de thé, charmante, désuète, vintage : j’y porte un regard plein de tendresse, tant elle me rappelle la vaisselle de ma grand-mère.

Thé vert Sencha dans son adorable tasse

La théière me fait l’effet d’une Miss Samovar dans la Belle et la Bête qui ne demanderait qu’à s’animer.

Comptez entre 15 et 20 euros selon que vous contrôlerez plus ou moins votre gourmandise ! Pascale et moi sommes reparties du salon plus qu’enchantées par ce goûter. En faisant remarquer à Pascale que nous étions déjà à la huitième édition de nos tests de goûters chics parisiens, cette dernière a eu une phrase magique, dans un grand éclat de rire : « Et si ça ne s’arrêtait jamais, en fait, ces goûters ? » Je serais presque tentée de penser la même chose, en tout cas nous avons toujours le même plaisir à partager avec vous ces beaux moments !

Les impressions de Pascale, c’est ici !

J’en profite, exceptionnellement, pour souhaiter un très bel anniversaire à ma belle-soeur aujourd’hui, et je pense bien à elle !

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