Mes adresses gourmandes parisiennes

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Hugo&Victor, la nouvelle adresse gourmande du 7ème arrondissement !

… elle aurait sûrement le goût des créations de Hugo & Victor, nouvelle adresse gourmande parisienne qui vient de prendre ses quartiers dans le 7ème arrondissement.

Hugo & Victor est le fruit de l’union de deux amis d’enfance : Hugues Pouget, chef pâtissier passé chez Ladurée et Guy Savoy entre autres, et son ami Sylvain Blanc, polytechnicien, ont su faire rimer gourmandise avec poésie à deux pas du Lutétia. L’adresse – ambitieuse – et la devanture aux boiseries poudrées donnent Lire la suite »

Je n’en ai pas encore parlé sur ce blog mais mon coup de coeur pour ses chocolats ne date pas d’hier.

Si je vous dis : boîte vert émeraude… cela ne vous dit rien ? … non ?

Chocolats Patrick Roger

Allez, un effort ! Bon, deuxième indice : Lire la suite »

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Dans mon triptyque gourmand de parfums, le thé vert matcha achève de compléter mes deux autres saveurs préférées que sont l’amande et la fleur d’oranger. Je me suis prise de passion pour cette jolie poudre verte qui déconcerte en général plus d’un Occidental. Il n’y a qu’à voir la tête de ma famille lorsque je leur annonce, toute fiérotte, que je viens de réaliser tel gâteau à base de thé vert. Malgré tous mes efforts, je ne les ai pas encore convertis, mais je ne désespère pas de les y initier un jour…

L’apprentissage de cet ingrédient m’a permis de réaliser l’importance de la qualité de la matière première – règle qui peut s’appliquer à l’ensemble de la cuisine bien sûr – mais qui me rend doublement exigeante avec mes ingrédients favoris.

Mercredi dernier, j’étais donc conviée à l’inauguration de la boutique Jugetsudo, première maison de thé japonais à Paris. Et quoi de mieux que le 6ème arrondissement comme écrin? C’est donc le coeur palpitant que je me suis rendue à la boutique, qui s’est révélée tenir toutes ses promesses et bien plus encore pour la passionnée de thé vert que je suis. La boutique d’abord, est une invitation au voyage. Véritable forêt de bambous suspendus conçue par Kengo Kuma, l’endroit s’avère être un temple de légèreté et une ode à l’esprit zen. La sobriété et l’élégance du lieu mettent en relief les différentes variétés de thés verts et autres objets dédiés au thé (bols, tasses, théières…).

crédit photo : André Morin

Il faut pousser la curiosité et se diriger vers le sous-sol pour achever d’être dépaysé. L’endroit a été aménagé pour la cérémonie du thé. Une Japonaise en habit traditionnel fouette le thé matcha avec ferveur, de façon si méticuleuse et si aérienne à la fois que le visiteur se retrouve vite transporté à l’autre bout du monde, fasciné par ces gestes séculaires.

crédit photo : André Morin

La charmante Maki Maruyama, directrice de la maison Jugetsudo, m’initie à l’infinie subtilité de la fine poudre : en effet, il n’y a qu’à comparer un Sencha et un Matcha, ou un Genmaïcha et un Hojicha, pour s’apercevoir de toute la richesse et l’étendue de la gamme qu’offre le thé vert. Et quel ravissement devant les déclinaisons qu’offre le thé vert en cuisine! Je m’extasie devant les financiers au matcha, et ne sait plus à quel saint me vouer devant les sablés et autres gourmandises. Le parfum est bien présent, équilibré et puissant à la fois et le goût perdure en bouche pour mon plus grand plaisir.

Je repars de la boutique avec la tête en ébullition, pleine d’idées nouvelles à expérimenter de retour à la maison. Notamment avec ce thé vert yuzu matcha qui doit être une touche vraiment originale en pâtisserie. C’est noté, Jugetsudo fait maintenant partie de ma liste de fournisseurs préférés pour l’apprentie pâtissière que je suis.

Maison de thé japonais Jugetsudo By Maruyama Nori

95, rue de Seine

75006 Paris

Ouverture : 11h-19h sauf dimanche et jours fériés

www.jugetsudo.fr

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Samedi, comme beaucoup de gens impatients de se faire dédicacer le dernier livre de Pierre Hermé, Macaron, j’ai moi aussi fait la queue rue Cambon. J’avais bien sûr déjà fait la découverte de la boutique cet été avant son inauguration, mais deux mois après son ouverture, force était de constater que la boutique affichait toute les promesses Lire la suite »

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Rendez-vous était pris avec quelques amis communs pour ce dimanche pour la fameuse expo-dégustation de Thierry Marx et Jérome Bibette au Laboratoire, en plein centre de Paris. Envie de tester enfin cette fameuse cuisine moléculaire dont tout le monde parle, et d’approcher l’univers de Marx, qui me fascine pas mal pour son approche japonisante et très zen de la cuisine.

Je m’attendais à la fameuse bento box dont tout le monde parlait sur la blogosphère : variation autour du navet, du homard à l’armoricaine et de la poire belle-hélène. J’avais tellement anticipé les saveurs que j’imaginais déjà les présentations… Or, je ne sais pas si c’est à cause du succès de l’exposition mais la carte avait changé, à ma plus grande joie car du coup la surprise était double.

Dans une salle éclairée seulement par des rétroprojecteurs qui faisaient d’étranges nappes mouvantes sur nos tables, nous voici face à nos bento box (dessinés par l’ENSCI) que nous sommes allés chercher au bar :

L’entrée est une tomate coeur-de-boeuf coupée en quartiers, le jus est gélifié avec de l’agar-agar et de la gélatine, on sent la carotte également, et le coeur du cube révèle un coeur fondant de mozzarella injecté à la seringue bien sûr… Le dessus est parsemé de billes d’huile d’olive, ces fameuses billes dont on voit le processus de fabrication au début de l’expo. C’est la tomate-mozza revisitée, c’est frais, c’est bon, de l’avis unanime de notre table.

Le deuxième étage de la bento box révèle un boeuf-carottes revu par Marx. Une carotte à la noix de coco, et deux nems de boeuf macérés dans une sauce « japonisante », puis tapé entre deux rouleaux de cellophane (ou approchant…) et ensuite, on roule façon biscuit roulé la viande macérée et attendrie autour d’une carotte gélifiée (il me semble?). Les deux nems sont présentés sur une fine bande de carotte et d’orange dont on a gélifié les jus. Le plat a plus dérouté la table. Moi j’ai bien aimé le boeuf en forme de nem, même si les saveurs étaient moins marquées que pour l’entrée.

Le dernier étage de la bento box… le dessert!!!! Là c’était un franc succès pour tout le monde. On nous a demandé de revenir au bar pour l’espuma au pamplemousse (qui ne garde pas longtemps sa jolie consistance de mousse, le temps de faire la photo c’était déjà tout raplapla… dommage…). La cuillère contient des billes de mangue (délicieux!) et le petit pudding est à base d’agrumes, avec une gelée de cassis. L’écorce d’orange sur le dessus apporte la petite touche amère qui se marie très bien avec l’acidulé du gâteau.

Enfin, on clôture cette initiation à la cuisine moléculaire par un « whif » de chocolat au « whif bar ». Le Whif est un petit sifflet marron, prototype du laboratoire, dans lequel on trouve une fine poudre de chocolat à inhaler après une gorgée de café. On a le choix entre « chocolat-pain d’épices » et « chocolat-orange ». ceux qui ont pris celui à l’orange ont bien senti les parfums, j’avoue avoir eu du mal à retrouver le pain d’épices… et tout le monde a toussé autour de la table, en dépit de nos précautions pour inhaler doucement, comme recommandé au bar… ce qui a occasionné quelques jolis fous rires.

Malgré les petites quantités, c’est vrai que l’on ressort de l’expo sans avoir spécialement faim, et avec la sensation d’avoir abordé la cuisine de façon différente, sans rentrer non plus dans des notions de chimie trop compliquées. Une expérience bien sympathique entre amis. Un point de plus dans ma conviction qu’il faut que j’aille un jour à Cordeillan-Bages, voir de quoi il en retourne plus précisément. Dépêchez-vous, l’exposition se termine le 21 juillet!

Le Laboratoire

4, rue Bouloi

75001 Paris

27 euros le menu bento 3 saveurs