Un mois de mai divin : la brioche aux fleurs d’Alice

Bienvenue dans mon nouveau chez-moi! Depuis le temps que je travaille sur ce projet, j’avais hâte de vous montrer les avancées! Alors tout n’est pas parfait certes (notamment le projet que je souhaiterais mener à bien pour la bannière, c’est à suivre…) mais c’est avec plaisir et dans une odeur de peinture fraîche que je vous reçois en ce matin de mai fleuri!

Quelques remerciements avant tout autre chose (promis, je fais court) : la réalisation de ce nouveau blog n’aurait rien été sans le soutien fidèle de Florence qui a patiemment supporté mes tonnes de questions techniques, Pascale qui m’a fortement encouragée dans mon projet et je dois aussi un immense merci à Mercotte qui m’a débloquée il y a deux jours sur une application!

Un mois de mai divin s’annonce avec un nouveau lieu dans lequel je vous accueille pour encore plus de partages, de coups de coeur, d’envies à vous communiquer. Un Mets Dix Vins sera donc toujours l’endroit où je vous ferai partager mes recettes, mes goûts pour la découverte d’ingrédients bizarres, mais aussi pour des vins qui m’ont séduite. Dix Vins donc, que je propose d’aligner au fil du temps dans ma cave de toute jeune oenophile, et des mets que j’espère divins pour accompagner le tout.

Ce blog approche bientôt de ses deux ans, et j’avais envie de fêter cela avec l’arrivée du printemps! Le mois de mai est certainement un de mes préférés, alors quoi de mieux qu’une petite histoire de fleurs pour célébrer cela?

Le rapport avec cette brioche dodue? Les sources d’inspiration d’une recette sont parfois inattendues… Il y avait déjà le pain aux fleurs sur ce blog, mais c’est en regardant la vidéo d’Alice ci-dessus que l’idée m’est venue de mettre ces mêmes fleurs dans une brioche (vous avez repéré le petit papillon brioché dans la vidéo?). Bon, vous savez déjà mes aléas avec la brioche… il me fallait donc une recette gourmande et facile à réaliser en MAP (car pas dans ma cuisine…).

Le blog d’Anne m’a apporté la solution avec la brioche de Julia Child que j’ai choisie pour base (il n’est pas encore arrivé le jour où je vous sortirai une recette de brioche de mon cru!). Quelques pincées de mon mélange de fleurs fétiche à la fin du dernier cycle de pétrissage, et la brioche aux fleurs d’Alice était née!

NB : Pour les froussards de la brioche comme moi, je vous recommande le billet d’Anne, ultra-détaillé en photos qui permettent de ne jamais perdre le fil quant à l’état que le pâton doit avoir à tel ou tel moment de la recette. Très didactique!

La brioche aux fleurs d’Alice (sur une base de la brioche de Julia Child)

Recette commencée la veille au soir, terminée le lendemain matin

Eponge :

85 ml de lait frais entier à température ambiante

20g de levure fraîche du boulanger

1 oeuf

360g de farine T55 (2x180g)

Brioche :

Eponge

70g de sucre

1/2 cc de sel

4 oeufs battus

180g de farine

170g de beurre mou

QS du mélange de fleurs « Fleurs de Provence » (Herbaria)

1. Pour l’éponge : mélanger dans un saladier le lait, la levure et l’oeuf. Mettre dans la MAP avec 180g de farine, et lancer le programme « pâte ». Pétrir 5 minutes puis arrêter le cycle et verser les 180g de farine restants et ne plus toucher pendant 40 minutes. Au bout de ce temps, l’éponge doit avoir gonflé.

2. La brioche : rajouter alors le sucre, le sel, les oeufs battus et 180g de farine. Lancer le programme « pâte » à nouveau. Au bout du premier cycle de pétrissage (environ 20 minutes), le pâton se décolle des bords. Relancer de nouveau un programme « pâte » (un autre cycle de pétrissage donc de 20 minutes), et incorporer le beurre mou en petits dés au fur-et-à-mesure. Trois minutes avant la fin de ce dernier cycle de pétrissage, rajouter deux à trois pincées du mélange de fleurs Herbaria « Fleurs de Provence ».

3. Quand le cycle de pétrissage est fini, sortir le pâton et le mettre dans un grand saladier huilé. Le mettre au réfrigérateur toute la nuit, recouvert d’un torchon.

4. Le lendemain matin, sortir le pâton du saladier et le dégazer. Façonner la brioche en tresse en ayant au préalable légèrement fleuré le plan de travail. Laisser reposer une heure à température ambiante sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

5. 20 minutes avant la fin de ce temps, préchauffer le four à 180° puis dorer la brioche avec un jaune d’oeuf et 1 cc d’eau. Mettre au four 30 minutes environ (surveiller la dorure) et laisser refroidir sur une grille. Puis déguster une part… du Pays des Merveilles!

La saga de la brioche partie III : jamais deux sans trois!

Mes lecteurs assidus connaissent ma bête noire : la brioche, et plus particulièrement, la fameuse brioche à l’huile d’argan et aux pralines roses de Mercotte. Vous m’avez sans doute vue me casser les dents sur la brioche au début de ce blog, puis encore patiner par ici. Mais je suis têtue, et quand j’ai décidé que j’arriverai à maîtriser une recette, je persévère.

Pourtant mes essais en matière de brioche s’annonçaient compromis : pour la galette des rois cette année, j’ai voulu réaliser une brioche aux fruits confits repérée chez Anne. J’ai voulu l’adapter avec Monsieur Mouss’ mon levain, fait des conciliabules à n’en plus finir avec Flo la pro du levain (l’union fait la force!), et le résultat, quoique très parfumé, était d’un compact… à toute épreuve. Déçue déçue déçue! Ci-git feu ma brioche des Rois qui a malgré tout été très appréciée (promis : une recette dès que je maîtrise la bête) :

Amère déception mais je n’ai pas dit mon dernier mot, avec les derniers conseils de Flo en la matière! C’est surtout en essayant de déstocker mes placards de cuisine ce mois-ci, comme Flo, comme Jane, que j’ai vu qu’il me restait pas mal de pralines roses, de la levure fraîche, un restant de lait, un restant d’huile d’argan… Je n’ai pas réfléchi bien longtemps.

Et je crois que ô miracle! Sainte Mercotte et les Dieux de la Brioche ont dû se pencher sur le bol de mon Kitchenaid car elle se rapproche dangereusement des photos de celle de Mercotte! J’ai dû me pincer pour y croire! Ce que je retiens de ce premier essai à peu près réussi (celle de Mercotte, à défaut d’y avoir encore goûté, me paraît quand même plus onctueuse) :

– j’ai pétri longtemps, mais alors trèèèèès longtemps, à la limite de faire râler mon robot sous l’effort!

– quand la recette dit « filmer au contact », on filme au contact, on ne cherche pas à transvaser le pâton de son bol pour le mettre on-ne-sait-où.

– à propos du pâton d’ailleurs, rien à voir pour moi avec la consistance de celui de mes pains : tellement mou, tellement fragile que je l’ai manipulé comme si j’avais peur de le déchirer. Drôle d’impression d’ailleurs!

– sur le coup, je ne savais plus s’il fallait que les ingrédients soient froids ou tempérés pour réussir une brioche. Là tout était froid, le bol « plus-gelé-tu-meurs », une température à ne pas mettre un pied dehors… c’était donc ça, le secret? Ou la chance du débutant?

Donc plus besoin de vous parler de la recette de Mercotte, vous la trouverez ici. Légère et agréable en bouche malgré les 200g de beurre passés dans la recette, et les pralines pour vous faire rosir de bonheur.

Et niveau réserves : moins de pralines roses dans les placards, et l’huile d’argan qui diminue lentement mais sûrement. Le début de mon défi de janvier!

Oh la jolie marguerite!

Le froid qui glace dehors déclenche des envies subites de brioches moelleuses dont la bonne odeur emplit la pièce… J’aurais pu intituler cet épisode : la saga de la brioche, partie III mais je n’ai pas fait mon troisième essai sur la brioche de Mercotte. J’étais très fière de cette jolie marguerite à la sortie de mon four (c’était ma première!), même si je vois bien qu’à l’étape réalisation, je bute toujours sur la réalisation du pâton. Il me faut toujours employer des ruses de Sioux pour façonner mes petites boules correctement tant la pâte est molle mais j’aime toujours la la pâte et la voir lentement pousser près d’un radiateur (oui parce que chez moi, les radiateurs sont indispensables pour faire lever les pâtes, tant il fait froid en ce moment! Je me demande même si je ne vais pas optimiser le tout avec une bouillotte, ça m’a tout l’air d’être l’arme ultime pour forcer les pâtons-mauvais-élèves-un-peu-feignasses à faire leur travail!).

Cette fois-ci j’avais décidé de m’attaquer aux recettes du livre qui accompagnait mon cher robot KA : une brioche au citron dont la recette était pleine de promesses. Ce que la recette ne dit pas, c’est que votre cuisine s’imprègnera d’un délicieux parfum de citron à la cuisson. Cependant, je rejoins les conclusions d’Anne : la brioche n’est pas assez sucrée (mais du coup, parfaite pour recevoir un petit supplément de confiture au petit déjeuner) et la mie ne file pas… mais c’était encore un bon prétexte pour utiliser le KA dont je ne me lasse pas!

Mon petit doigt me dit que je n’en ai pas encore fini avec ma quête de la brioche… To be continued, donc!

Brioche au citron (recette Kitchenaid)

(pour une brioche de 500g)

2 cs de sucre en poudre

3 cs d’eau

7g de levure du boulanger

2 oeufs

200g de farine T45

1/4 de cc de sel

Zeste d’un citron, râpé

90g de beurre doux, en dés

1 jaune d’oeuf pour dorer

1 cs d’eau pour dorer

1. Verser 1 cs de sucre dans une petite casserole avec l’eau et faire chauffer à feu doux jusqu’à ce que le sucre soit fondu. Ajouter la levure et laisser reposer jusqu’à ce que la préparation soit mousseuse. Mélanger, ajouter les oeufs et fouetter.

2. Mettre la farine, le sel, le zeste de citron et le reste de sucre dans le bol du robot et mélanger les ingrédients sur vitesse 1 avec le crochet pétrisseur.

3. Augmenter la vitesse à 3 et ajouter progressivement la préparation à base de levure pour obtenir une pâte. Pétrir 2 à 3 minutes de plus en décollant la pâte du bord du bol dès que nécessaire. Ajouter le beurre et pétrir sur vitesse 6 pendant 3 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit homogène.

4. Transférer la pâte dans un grand saladier huilé. Couvrir avec un linge humide et laisser lever dans un endroit tiède à l’abri des courants d’air pendant environ 1h30, ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume (il m’a fallu 2h30 chez moi).

5. Beurrer un moule à pain d’une contenance de 500g (j’ai fait la brioche sur une plaque recouverte de papier sulfurisé). Pétrir la pâte deux ou trois fois sur un plan de travail légèrement fariné et la diviser en huit parts égales. Rouler chaque morceau en boule et les disposer en forme de marguerite. Couvrir et laisser lever pendant 40 minutes.

6. Faire préchauffer le four à 200°. Mélanger le jaune d’oeuf et l’eau et badigeonner le sommet de la brioche. Faire cuire au four pendant 30 minutes jusqu’à ce que la brioche soit dorée (là aussi je rejoins Anne : 20-25 minutes à 180° me semblent amplement suffisantes). Démouler immédiatement et servir chaud avec du beurre et de la confiture.

La saga de la brioche partie I

Beaucoup de choses de la semaine écoulée ont inspiré mon weekend. Entre autres, l’arrivée en cuisine de mon magnifique robot bien sûr, mais aussi certains blogs dont la fameuse brioche vue chez Ana qui restait gravée dans ma tête… Et puis avec les contrariétés dues au boulot cette semaine, il fallait que je me défoule en cuisine, ce qui fait que j’ai cuisiné/pâtissé jusqu’à friser l’écoeurement dimanche soir, mais heureuse de mes productions culinaires du weekend.

A robot d’exception, il fallait une recette d’exception. J’avais d’abord opté pour le gâteau de savoie de Mercotte, puis, en retombant sur le Larousse des desserts de Pierre Hermé qui moisissait sur une de mes étagères, la photo de la brioche d’Ana m’est revenue à l’esprit, et je me suis demandée ce que PH racontait sur Lire la suite