O’Cha, et tartare mangue-crevettes au menu !

Tartare_mangue_crevette

O'cha, le livre de Claude-Olivier Marti.

O’cha, le livre de Claude-Olivier Marti.

Vous avez sans doute déjà dévoré le dernier numéro de Yummy (#13) et mis en pratique certaines des savoureuses recettes proposées à l’intérieur. D’ailleurs, avez-vous aimé cette nouvelle formule ?

Pour l’occasion, j’ai eu la joie d’interviewer Claude-Olivier Marti, qui vient de publier son livre digital O’Cha : « délicieux » en thaïlandais (depuis la parution de l’article, le livre est maintenant disponible non seulement sur l’Ipad mais aussi via Amazon !). Un titre de livre qui n’est en effet pas Lire la suite

Pour le Nouvel An chinois, les pao de ma tante

Les pao de ma tante

Alors que nous dirigeons vers l’année du Dragon le 23 janvier prochain, j’ai de nouveau des envies d’Asie qui me démangent. Et c’est une recette familiale que j’ai choisi de vous proposer ici, puisqu’on peut le dire : personne ne cuisine aussi bien les plats traditionnels chinois que ma grand-tante. Lire la suite

Envies d’Asie, encore et toujours : velouté de brocolis façon thaïe et crevettes sautées

Ces temps-ci, j’ai des envies de vert, de renouveau, de printemps. Et, comme à chaque fin d’hiver, je compte les jours avant l’éclosion des premières fleurs, avant la naissance des premières feuilles au vert si tendre, pour célébrer la fin de ce tunnel si long qu’a été l’hiver.

Envie de vert dans l’assiette aussi donc, et cette recette aperçue dans le magazine Vivre Côté Paris (dont je vous avais déjà parlé ici) a comblé mes attentes. Jugez plutôt : un brocolis complètement bousculé par des saveurs thaïlandaises, il ne m’en fallait pas plus pour me mettre derrière les fourneaux. A peine 30 minutes de votre temps vous seront nécessaires pour savourer ce brocolis… autrement.

Velouté de brocolis façon thaïe, crevettes sautées

Pour 2 gourmands

1 jolie tête de brocolis

250g de crevettes roses

QS de coriandre ou mieux, de basilic thaï

2 gousses d’ail (ou 1, si vous n’êtes pas très fan)

2 cm de gingembre frais

Le jus d’un demi citron vert

2 cs d’huile d’olive

20 cl de lait de coco

1 cc de pâte de piment

1 sachet de bouillon Ariaké

1 cc de pâte de curry thaï (trouvée au Monoprix mais on en trouve maintenant facilement au rayon des produits du monde en grande surface)

1. Détacher les bouquets de brocolis et les laver et les égoutter soigneusement. Porter à ébullition une grande casserole d’eau avec votre sachet de bouillon (ou cube, ce que vous avez l’habitude d’utiliser) et faire cuire les brocolis jusqu’à ce qu’ils soient tendres (environ 5 minutes).

2. Egoutter les brocolis et les mixer avec le lait de coco et la pâte de curry, ajouter au besoin une cuillère ou deux d’eau de cuisson pour obtenir une consistance onctueuse et fluide.

3. Décortiquer les crevettes en laissant la queue, peler et hacher finement l’ail et le gingembre. Mettre dans un saladier les crevettes avec l’ail et le gingembre, arroser du jus de citron et ajouter la pâte de piment, bien mélanger et réserver au frais 15 minutes.

4. Au dernier moment, saisir dans une poêle bien chaude les crevettes avec la marinade (ça va très vite, moins de trois minutes) et servir avec le velouté, quelques pluches de coriandre pour le décor (et des graines de sésame sur la photo!). Et bon appétit!

Souvenir de la cuisine Peranakan – Kueh Ee

Bon, j’ai bien conscience que ce blog a été un peu laissé à l’abandon ces temps-ci, il était temps de se rattraper. Surtout qu’avec les quelques jours de repos contraint et forcé chez moi, j’ai eu tout le loisir de réfléchir à ces recettes que j’ai très envie de partager avec vous et les vins que j’aimerais découvrir encore et toujours.

Il y a quelques mois, vous avez peut-être lu ce billet de Pascale, sur la cuisine Peranakan au musée du quai Branly. J’adore cet endroit, et j’étais aux premières loges pour assister à la démonstration culinaire du chef Benjamin Seck. Peranakan, Peranakan… Il pleuvait des cordes ce jour-là, et blottie sous mon parapluie aux abords du musée, je faisais rouler le mot dans ma tête, et le répétait à voix basse machinalement. Un peu de rudesse et de rigueur dans ce mot, que l’on imagine prononcé d’une voix de stentor, de façon solennelle. Point de rudesse dans la culture peranakan : il est plutôt question d’une cuisine pleine de richesse, fruit d’un métissage de différentes cultures (notamment chinoise).

En bec sucré que je suis, je vous propose la recette des Kueh Ee (boules de riz gluant) qui rejoint ma collection de recettes à texture bizarre (au même titre que les mitarashi-dango par exemple) que j’affectionne particulièrement. L’occasion aussi de jouer pour la première fois avec du colorant alimentaire (rouge cerise trouvé chez G. Detou mais il y a d’autres nuances à ce que j’ai compris!) : non pas que je sois particulièrement adepte des colorants, mais le colorant rouge est utilisé dans la recette en référence à la Chine, justement. La sauce était à base de sucre et de feuilles de pandan dans la recette originale, mais le chef nous a fait une démonstration avec de la crème de coco et du sucre de palme (« Much betteeeerrrrrr! », nous a-t-il lancé de son regard gourmand… on ne va pas le contredire, j’ai gardé sa  recommandation).

Ces petites boules sont ensuite placées en offrandes aux pieds des divinités que les Peranakan honorent. Ils en ont de la chance, ces dieux et ces déesses…

Kueh Ee (boules de riz gluant)

Pour deux personnes

300g de farine de riz gluant (le paquet avec la mention verte, chez Tang Frères)

1 bol d’eau

2 cs de sucre (que l’on peut supprimer selon moi car la sauce est très sucrée)

1 cc de colorant rouge

Sirop :

1 bloc de sucre de palme

1 brique de crème de coco

1. Mélanger le sucre et la farine de riz. Ajouter lentement l’eau jusqu’à l’obtention d’une fine pâte (la texture du lobe de l’oreille comme indicateur, vous vous rappelez?).

2. Séparer la pâte en deux parties. Former des petites boules avec la première partie. Ajouter le colorant rouge pour l’autre partie de la pâte et mélanger pour obtenir une couleur homogène. Former des petites boules un peu plus grosses.

3. Dans une casserole d’eau bouillante, faire cuire les petites billes blanches : elles sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface. Les réserver dans un grand saladier d’eau froide. Procéder ensuite de la même façon pour les boules rouges.

4. Préparer le sirop : découper le sucre de palme finement et le faire revenir avec la crème de coco jusqu’à ce que tout le sucre soit fondu.

5. Disposer les petites boules dans des bols, verser le sirop sur les bols de kueh et servir immédiatement.

Radis marinés au yuzu

J’avais commencé à vous parler ici des petites mémés japonaises, dans leurs campagnes, en train de siroter leur thé avec ces radis. « Oh mais il n’y a pas que les petites mémés japonaises! » a rectifié la femme de mon parrain, japonaise elle aussi.

C’est comme cela que j’ai appris que les petits légumes marinés sont très prisés au Japon. Et après les fêtes, voilà une excellente façon de se purifier un peu le foie et de renouveler ses façons de manger du radis noir. Le jus est excellent aussi, on peut le conserver si on le souhaite. Vous m’en direz des nouvelles!

PS : pour une autre envie subite de radis noir après les agapes de Noël, vous pouvez essayer cette recette-là aussi!

Radis marinés au yuzu

1 radis noir de 500g environ

1 zeste de yuzu (ou écorces de yuzu séchées, plus faciles à trouver)

1 cs de sel fin

50g de sucre

40 ml de vinaigre de riz

1. Peler le radis noir, le découper en gros tronçons, puis en bâtonnets ou fines lamelles de la longueur d’un petit doigt (découpage toujours dans le sens de la fibre).

2. Répartir dans un plat, arroser de vinaigre de riz, du sel et du sucre. Ajouter les zestes de yuzu au dernier moment. Filmer et mettre au réfrigérateur. Pour la dégustation, égoutter les radis. Se gardent une semaine environ.