Cake abricot-lavande pour faire durer l’été dans ma cuisine

Je trouve les mariages fleurs-fruits très heureux. Celui de la nectarine et de la rose dans le cake de Pascale que j’ai eu l’occasion de goûter il y a quelques semaines était des plus réussis. Il se trouve que j’ai eu l’occasion de tourner pas mal autour de l’abricot et de la lavande cet été, donc aussitôt dit, aussitôt fait.

Ce cake à la texture humide (je le classe dans ma catégorie toute personnelle des cakes « mouillés » par opposition aux cakes plus secs – oui je sais, j’ai des classements bizarres) fleure bon la Provence.

Quant à l’accord abricot-lavande, je le trouve irrésistiblement chic (à condition d’avoir toujours la main ultra-légère sur le dosage de la lavande : rappelez-vous qu’on n’a pas envie de déguster un cake au savon!). La lavande apporte juste ce contrepoint délicat et raffiné au sucré de l’abricot et le relève sans jamais l’écraser. Une alliance vraiment heureuse, que je vous présenterai peut-être bientôt dans une autre version.

A essayer absolument, avec les derniers abricots bergeron que vous trouverez au marché… histoire de dire que la rentrée ne passera pas par vous!

Cake abricot-lavande inspiré d’une recette de Pascale Weeks

3 œufs

150 g sucre

60 g de crème liquide entière

165 g de farine T45

1 cc de levure chimique

90 g de beurre doux

4 abricots bergeron bien mûrs

3/4 cc de fleurs de lavande séchées (magasin bio)

Pour le sirop à la lavande :

Fond d’eau (un demi-cm dans une petite casserole)

1 cc de fleurs de lavande

3 cs de sucre roux

1. Préchauffez votre four à 165°C (th.5-6). Couper les abricots en deux, les dénoyauter, puis chaque moitié en quatre.

2. Dans un grand bol, mélanger les œufs, le sucre et la lavande. Ajouter la crème et mélanger. Ajouter la farine et la levure tamisée et bien mélanger, puis le beurre fondu et mélanger encore.

3. Ajouter l’équivalent de deux abricots coupés en dés et réserver le reste. Mélanger délicatement (le but n’est pas de faire de la purée d’abricots).

4. Verser le mélange dans le moule à cake beurré et fariné, puis ajouter les dés d’abricots restants sur la surface, sans les enfoncer. Enfourner pour 40 à 50 minutes : une lame de couteau insérée au centre du cake doit ressortir sèche.

5. Pendant la cuisson, préparer le sirop en mélangeant les ingrédients et faire chauffer jusqu’à dissolution complète du sucre. Faire frémir quelques instants (votre cuisine va embaumer la lavande) puis réserver hors du feu.

6. Dès la sortie du four, arroser le cake avec ce sirop, à l’aide d’un pinceau, en passant plusieurs fois le pinceau sur toute la surface. Décorer de quelques fleurs de lavande supplémentaires. Laisser tiédir puis démouler sur une grille.

Salade tiède de Bonnottes de Noirmoutier aux algues et à la fleur de ciboulette

 

Salade de Bonnottes

Les – hem! – beaux jours arrivant, me voilà de nouveau en train d’arpenter les champs de la ferme de Viltain, à faire mes petites cueillettes d’épinards et de rhubarbe (pour l’instant, mais j’attends la saison de la cueillette des fraises très bientôt!). C’est une bien belle découverte que j’ai faite la semaine dernière au marché couvert : des jolies billes brunes, les Bonnottes de Noirmoutier. Certes, le prix est un peu prohibitif, mais je ne me suis pas résolue à les laisser là dans leur caisse en bois. Continuer la lecture

Yaourt rose-géranium : tout en délicatesse

Les belles idées naissent parfois lorsqu’on s’y attend le moins. Comme par exemple au détour d’un goûter parisien chic entre amies où Aurore m’avoue sa passion pour l’Ispahan. En goûtant la crème à la rose de son Saint-Honoré, cela m’a fait penser au pot de gelée de roses faite maison dont je venais d’hériter et dont je ne savais que faire.

Comme par hasard quelques jours plus tard, l’extrait de géranium me faisait de l’oeil lui aussi, lui qui avait fait merveille dans une confiture il y a quelques mois. Avec ses délicates senteurs de rose et de litchi, il allait sûrement faire des étincelles avec ma gelée. Et si on associait le tout dans un yaourt, pour voir?

Parti pris d’entrée : la gelée en ma possession étant assez sucrée, j’ai donc choisi de ne pas sucrer la base du yaourt et de la parfumer avec l’extrait de géranium dilué dans une pointe de purée d’amandes. Si on goûte le yaourt seul, sans gelée, l’impression est assez étrange. Ce yaourt prend tout son sens une fois qu’on a bien remué le yaourt et la gelée ensemble, je le classe donc dans ma catégorie toute personnelle des « yaourts-divins-une-fois-touillés ».

L’association rose/géranium fonctionne parfaitement, puisque ce yaourt frôle l’accord parfait litchi/rose/framboise que l’on retrouve dans l’Ispahan de Pierre Hermé. Un yaourt qui laisse une étonnante sensation de fraîcheur en bouche et dont les notes florales célèbrent le renouveau printanier.

Yaourt rose & géranium

Pour 8 pots

800 ml de lait frais entier

1 cc de purée d’amandes blanche

2 gouttes d’extrait de géranium

1 pot de gelée de roses

1 yaourt nature type Activia

1. Faire bouillir le lait puis le laisser refroidir.

2. Dans un saladier, mélanger la purée d’amandes et l’extrait de géranium. Puis ajouter le yaourt et mélanger.

3. Quand la température du lait passe sous les 45°, le mélanger à la préparation du saladier.

4. Répartir une à deux cuillères à soupe de gelée de roses au fond des pots, et verser la préparation lait + yaourt dessus. Mettre la yaourtière en route et oublier pour 8 heures. Mettre ensuite les pots au réfrigérateur 3 heures environ et déguster vos yaourts bien frais!

Un mois de mai divin : la brioche aux fleurs d’Alice

Bienvenue dans mon nouveau chez-moi! Depuis le temps que je travaille sur ce projet, j’avais hâte de vous montrer les avancées! Alors tout n’est pas parfait certes (notamment le projet que je souhaiterais mener à bien pour la bannière, c’est à suivre…) mais c’est avec plaisir et dans une odeur de peinture fraîche que je vous reçois en ce matin de mai fleuri!

Quelques remerciements avant tout autre chose (promis, je fais court) : la réalisation de ce nouveau blog n’aurait rien été sans le soutien fidèle de Florence qui a patiemment supporté mes tonnes de questions techniques, Pascale qui m’a fortement encouragée dans mon projet et je dois aussi un immense merci à Mercotte qui m’a débloquée il y a deux jours sur une application!

Un mois de mai divin s’annonce avec un nouveau lieu dans lequel je vous accueille pour encore plus de partages, de coups de coeur, d’envies à vous communiquer. Un Mets Dix Vins sera donc toujours l’endroit où je vous ferai partager mes recettes, mes goûts pour la découverte d’ingrédients bizarres, mais aussi pour des vins qui m’ont séduite. Dix Vins donc, que je propose d’aligner au fil du temps dans ma cave de toute jeune oenophile, et des mets que j’espère divins pour accompagner le tout.

Ce blog approche bientôt de ses deux ans, et j’avais envie de fêter cela avec l’arrivée du printemps! Le mois de mai est certainement un de mes préférés, alors quoi de mieux qu’une petite histoire de fleurs pour célébrer cela?

Le rapport avec cette brioche dodue? Les sources d’inspiration d’une recette sont parfois inattendues… Il y avait déjà le pain aux fleurs sur ce blog, mais c’est en regardant la vidéo d’Alice ci-dessus que l’idée m’est venue de mettre ces mêmes fleurs dans une brioche (vous avez repéré le petit papillon brioché dans la vidéo?). Bon, vous savez déjà mes aléas avec la brioche… il me fallait donc une recette gourmande et facile à réaliser en MAP (car pas dans ma cuisine…).

Le blog d’Anne m’a apporté la solution avec la brioche de Julia Child que j’ai choisie pour base (il n’est pas encore arrivé le jour où je vous sortirai une recette de brioche de mon cru!). Quelques pincées de mon mélange de fleurs fétiche à la fin du dernier cycle de pétrissage, et la brioche aux fleurs d’Alice était née!

NB : Pour les froussards de la brioche comme moi, je vous recommande le billet d’Anne, ultra-détaillé en photos qui permettent de ne jamais perdre le fil quant à l’état que le pâton doit avoir à tel ou tel moment de la recette. Très didactique!

La brioche aux fleurs d’Alice (sur une base de la brioche de Julia Child)

Recette commencée la veille au soir, terminée le lendemain matin

Eponge :

85 ml de lait frais entier à température ambiante

20g de levure fraîche du boulanger

1 oeuf

360g de farine T55 (2x180g)

Brioche :

Eponge

70g de sucre

1/2 cc de sel

4 oeufs battus

180g de farine

170g de beurre mou

QS du mélange de fleurs « Fleurs de Provence » (Herbaria)

1. Pour l’éponge : mélanger dans un saladier le lait, la levure et l’oeuf. Mettre dans la MAP avec 180g de farine, et lancer le programme « pâte ». Pétrir 5 minutes puis arrêter le cycle et verser les 180g de farine restants et ne plus toucher pendant 40 minutes. Au bout de ce temps, l’éponge doit avoir gonflé.

2. La brioche : rajouter alors le sucre, le sel, les oeufs battus et 180g de farine. Lancer le programme « pâte » à nouveau. Au bout du premier cycle de pétrissage (environ 20 minutes), le pâton se décolle des bords. Relancer de nouveau un programme « pâte » (un autre cycle de pétrissage donc de 20 minutes), et incorporer le beurre mou en petits dés au fur-et-à-mesure. Trois minutes avant la fin de ce dernier cycle de pétrissage, rajouter deux à trois pincées du mélange de fleurs Herbaria « Fleurs de Provence ».

3. Quand le cycle de pétrissage est fini, sortir le pâton et le mettre dans un grand saladier huilé. Le mettre au réfrigérateur toute la nuit, recouvert d’un torchon.

4. Le lendemain matin, sortir le pâton du saladier et le dégazer. Façonner la brioche en tresse en ayant au préalable légèrement fleuré le plan de travail. Laisser reposer une heure à température ambiante sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

5. 20 minutes avant la fin de ce temps, préchauffer le four à 180° puis dorer la brioche avec un jaune d’oeuf et 1 cc d’eau. Mettre au four 30 minutes environ (surveiller la dorure) et laisser refroidir sur une grille. Puis déguster une part… du Pays des Merveilles!