Les amaretti à la pistache de Linda Louis

amaretti_pistache

Pour une raison que j’ignore, les amaretti se sont souvent retrouvés sur mon chemin à des moments très particuliers de ma vie. Il y a deux ans déjà, alors que je m’extasiais sur ceux d’Edda, cette dernière m’avait proposé tout de go de m’envoyer quelques-uns de ses biscuits. Cet acte de générosité pure, totalement gratuit, m’avait littéralement soufflée à l’époque. J’avais accepté bien sûr (gourmande !) et quelques jours plus tard, Edda tenait parole et m’envoyait une jolie fournée dans une belle boîte en fer. Ce qu’Edda ne savait pas, c’est que ces amarettis, parfaits, soufflaient un vrai vent de douceur dans une période un peu incertaine que je traversais alors. Depuis, c’est forcément une recette que je tiens en affection.

Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si c’est la première recette du livre de Linda Louis que j’ai testée en le recevant. J’aime son blog, qui a le don de me faire voyager bien au-delà de la frénésie parisienne, dans des sous-bois où je me perds virtuellement entre champignons, histoires de chats, layers cakes et ail des ours. Et je tiens ses livres en haute estime parce qu’elle Lire la suite

Un déjeuner de soleil en Italie : raviolis de lieu jaune et pesto de pistache, une recette d’après le livre d’Edda Onorato

Je vous avais présenté Edda lors de mon dernier billet et vous avais brièvement parlé de son livre. Oh, je n’ai pas la seule à avoir été séduite : Pascale, Mercotte ou encore Mamina font partie de ces nombreuses blogueuses qui ont succombé au charme de l’écriture et des photos de notre ravissante italienne. Comment en effet ne pas sentir la chaleur, la lumière qui se dégage de ces pages ? Bourré de conseils, ce livre est un guide précieux pour qui voudrait s’initier en douceur à la cuisine italienne. Une fois n’est pas coutume, c’est une recette salée qui m’a tout de suite interpellée : les raviolis à l’espadon et au pesto de pistache, transformés malgré eux en raviolis au lieu jaune.

Vous savez déjà à quel point ma belle-soeur et moi avons adoré jouer – c’est le mot – avec nos accessoires à raviolis KitchenAid, ce fut donc l’occasion toute trouvée pour tout ressortir du placard, alors que le temps nous incitait aussi fortement à Lire la suite

Glace pistache-cardamome ou la petite glace qui sent déjà la fin de l’été

Il faut se rendre à l’évidence : après le 15 août, c’est déjà la perspective de la rentrée. C’est regarder son dressing/ses placards de cuisine d’un autre oeil et se dire qu’il est grand temps de faire du ménage là-dedans… pour faire de la place au neuf ensuite.

Une fiche-recette du ELLE découpée à la va-vite et qui traînait sur l’étagère, quelques pistaches qui suppliaient qu’on les utilise, un peu de cardamome puisque c’est mon parfum chouchou en ce moment, et quelques heures plus tard, elle a régalé quelques gourmands à table. Peut-être un tout petit peu trop sucrée pour mon palais mais le duo pistache-cardamome fait des merveilles, avec la persistance du parfum pistaché et crémeux en bouche souligné agréablement par une cardamome que je trouve exotique à souhait.

Glace pistache-cardamome

100 ml de lait

250g de lait concentré sucré

200g de crème fraîche épaisse

4 gousses de cardamome

100g de pistaches décortiquées nature (de préférence émondées, sinon prévoir un peu de temps pour le faire !)

1. Décortiquer les gousses de cardamome et écraser dans un mortier les petites graines noires.

2. Emonder les pistaches (si elles ne le sont pas déjà). Les mettre dans le bol d’un mixeur et les réduire en poudre fine, ajouter les laits et la crème. Bien mixer le tout. Incorporer la cardamome et redonner une petite impulsion au mixeur pour bien homogénéiser le tout.

3. Mettre la préparation au réfrigérateur une heure ou deux, puis la turbiner ou la passer en sorbetière.

Pesto de sauge estival

De façon étrange, j’utilise assez peu les herbes de mes jardinières. J’adore les entretenir et les voir pousser, mais je n’ai pas le réflexe d’aller à mon balcon les chercher au moment où je cuisine. Et chaque année, la vedette de mes jardinières, c’est la sauge. En rentrant de mon séjour à Bali, j’avais déjà noté qu’elle débordait presque. Je m’étais alors promis d’en faire un pesto qui rendrait sans nul doute justice à sa saveur citronnée.

Bingo : en deux temps, trois mouvements, ce petit pesto est sorti de mon mixeur et réveille de simples pâtes. J’ai comme l’année dernière suivi les bons conseils de Clotilde pour son élaboration. Et j’ai adoré récolter ces jolies feuilles au toucher de velours, d’un vert tendre et appétissant. Dans une salade de tomates juteuses et pleines de soleil, je suis aussi certaine que ce pesto ferait son petit effet. Et vous, quel usage en feriez-vous ?

Pesto de sauge-de-ma-jardinière

2 belles poignées de sauge

30g de parmesan râpé

30g de pistaches émondées

1 demi-gousse d’ail (la mienne était très grosse)

QS d’une très bonne huile d’olive

1. Mettre tous les ingrédients dans le bol du mixeur avec la gousse d’ail dégermée.

2. Mixer par à-coups jusqu’à la consistance désirée et rajouter au fur-et-à-mesure de l’huile d’olive pour amalgamer le pesto jusqu’au résultat voulu (le mien étant resté assez épais).

Cake bicolore, streuzel amandes-anis ou comment j’ai validé mon niveau « première étoile »

Ca y est, je suis en confiance. Maintenant que je manie les recettes niveau « une étoile » de l‘Encyclopédie du Chocolat, je peux passer à la difficulté supplémentaire. Voire carrément griller les étapes, et viser les « trois étoiles ». Pour Noël, je vais aborder les choses sérieuses, rubrique « grandes occasions », ça ne va pas rigoler dans la cuisine vu l’enjeu!

Avant donc d’attaquer le gros morceau (et pas tête brûlée pour deux sous quand même), il fallait que je vérifie que les acquis que j’avais validés avec Julie, Mercotte et Bige étaient bien intégrés! Voilà donc une belle utilisation parmi d’autres de la pâte pistache maison dans une recette de l’Encyclopédie Valrhona.

L’occasion en or pour tester ce cake m’a été fournie samedi matin : un lit attendu et qui repart faute de dimensions idéales pour rentrer dans un appartement, et me voilà proclamée « fournisseuse officielle de remonte-moral » pour les infortunés (enfin, c’est aussi ce que je me plais à croire). Sortez, maryse, Kitchenaid et pâte de pistache! Une mission de la plus haute importance vous attend! J’ai aimé le travail des petites quantités, avec précision, qui m’a complètement fait oublier le temps grisouille dehors. Aimé la sortie du four aussi, pour un résultat à la découpe qui m’a vraiment réjouie.

Verdict à la dégustation pour un goûter réconfortant… Niveau texture, les cakes de chez Valrhona sont inimitables : « Pas pouf pouf » selon mon frère, « moelleux » selon ma belle-soeur, la texture de ce cake aura fait l’unanimité. Le goût aussi, bien que l’anis soit apprécié différemment selon les palais. Mes très légères modifications à la recette : n’ayant pas d’anis en poudre, j’ai écrasé quelques grains dans mon mortier (gaffe au non-amateur d’anis qui tombe sur un grain dans le streuzel!), et j’ai zappé les cerises amarena que je n’avais pas non plus.

Si vous n’avez pas encore compris que ce livre devra figurer au pied de tout bon sapin qui se respecte… J’en connais deux qui n’y ont en tout cas pas résisté depuis mon dernier billet!

Cake chocolat/pistache, streuzel amandes/anis (d’après une recette de Valrhona)

Pour 6 personnes

Streuzel amandes-anis :

10g de cassonade

10g de poudre d’amandes

10g de farine

1/2 pincée de sel

Quelques grains d’anis écrasés au mortier

1. Réaliser le streuzel :

Dans un saladier, mélanger la cassonade, la poudre d’amandes, la farine, le sel et l’anis vert. Découper le beurre froid en petits cubes, l’ajouter à la préparation et mélanger à la main pour former un mélange sableux. Disposer sur un tapis en silicone. Faire cuire à 150° jusqu’à l’obtention d’une belle coloration ambrée (environ 15 minutes pour moi). Réserver.

Cake pistache :

15g de beurre

75g de sucre semoule

1 oeuf entier

1 pincée de sel fin

3,5 cl de crème liquide entière

60g de farine

1g de levure chimique

30g de pâte de pistache maison

2. Confectionner le cake pistache :

Dans une casserole, faire fondre le beurre légèrement. Dans un saladier, mélanger le sucre avec l’oeuf entier, le sel et la crème liquide. Tamiser la farine avec la levure et mélanger jusqu’à obtenir une pâte. Faire ramollir légèrement la pâte de pistache en incorporant une petite partie du mélange précédent. Lorsque cette pâte est homogène, l’incorporer au reste de l’appareil. A ce stade je me suis demandée quand il était prévu d’ajouter le beurre (pas de trace dans le livre?), je l’ai donc ajouté à ce moment, vu que l’on procède de la même manière pour le cake au chocolat.

Cake léger au chocolat :

1 oeuf entier

50g de sucre semoule

20g de poudre d’amandes

30g de farine

2g de levure chimique

8g de poudre de cacao amer

35g de chocolat noir type Guanaja

3 cl de crème liquide entière

20g de beurre

1 blanc d’oeuf

3. Confectionner le cake au chocolat :

Dans un saladier, mélanger l’oeuf et le sucre semoule. Ajouter la poudre d’amandes, la farine tamisée avec la levure et la poudre de cacao jusqu’à obtenir une pâte. Réserver. Hacher le chocolat et faire fondre doucement au micro-ondes (position décongélation/500 W pour ne pas brûler le chocolat!). Dans une casserole, faire chauffer la crème liquide. La mélanger avec le chocolat (émulsion en trois fois, de façon à obtenir un noyau élastique et brillant, j’ai retenu les cours!!! – et me suis lamentablement plantée au Salon du Chocolat avec Sébastien, l’émotion sans doute!). Ajouter ce mélange à la pâte puis incorporer le beurre fondu et le blanc d’oeuf monté en neige.

Pour terminer, chemiser un moule à cake avec du papier sulfurisé et verser la pâte à cake pistache au fond du moule. Verser la pâte à cake chocolat, puis déposer le streuzel amandes-anis cuit. Faire cuire à 150° pendant environ une heure. Le cake est cuit quand la lame du couteau insérée en son coeur ressort propre. Attendre le lendemain si possible pour déguster (non, pas possible en fait…), afin de laisser les arômes se développer (le cake sera conservé dans du film alimentaire).