Pain d’épeautre au miel de carottes : un pain qui sait s’imposer en toute discrétion

A quoi reconnaît-on un produit de qualité? Pour moi c’est l’ingrédient discret dans une recette, introduit en petite quantité, et qui prend toute son ampleur dans le résultat final. La touche en plus dont la saveur perdure, ce qui va donner un goût familier de « revenez-y ».

Sur mon sachet de farine d’épeautre campagne T80, j’ai lu la recette de pain que le fabricant préconisait en ajoutant du miel et de l’huile d’olive. Tiens, pourquoi pas? Avec ma recette de base, je l’ai réadaptée à ma façon. Je vous avais déjà parlé des fabuleux miels de Gwenaelle, notamment ici. J’ai redécouvert son miel de carottes dans un pain que je voulais tout simple et qui, au final, va devenir un vrai basique de ma boulange, tant je trouve… qu’il a de la classe en fin de compte. Un miel très typé (pour les amateurs uniquement!), à la belle couleur ambrée dont une seule cuillère a suffi à laisser sa marque unique, son parfum inimitable dans le pain. Une croûte bien caramélisée et crevassée comme je les aime, une mie souple et douce…

(Avez-vous remarqué cette bulle qui a gonflé sous la croûte à la cuisson? L’oeuvre de Monsieur Mouss’ mon levain maison!)

Un pain de petit-déjeuner, de quatre-heures, mais que je marierais bien avec – pourquoi pas? – un foie gras pendant les fêtes, coupé en fines tranches et toasté.

Pain d’épeautre au miel de carottes

200g de levain

400g d’eau à température ambiante

600g de farine (farine d’épeautre campagne T80)

10g de sel

1 cs d’une huile d’olive de qualité

1 cs de miel de carottes

1. Dans le bol du robot, mélanger le levain, la farine, l’huile, le miel et l’eau et
pétrir à vitesse moyenne pendant 5 minutes.

2. Laisser lever 30 minutes sous un torchon à température ambiante.

3. Verser la pâte sur le plan de travail et pétrir 5 minutes en
incorporant le sel.

4. Former le pâton, transvaser la pâte dans un saladier légèrement
fariné et laisser reposer 7-8 heures au frigo.

5. Sortir la pâte du frigo et laisser reposer une heure à
température ambiante, puis transvaser la pâte dans une cocotte en
fonte tapissée de papier sulfurisé. Au bout d’une heure, inciser le pain dans la cocotte, la refermer et
mettre dans le four froid pour une heure à 240°.

6. Ouvrir la cocotte et laisser refroidir le pain sur une grille avant de déguster.

Pain caprin aux raisins au levain : un pain qui rime en plus!

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas présenté un petit pain né dans ma -non moins- petite cuisine. C’est maintenant chose faite avec ce pain tout en « in » qui a fait pousser des « mmm! » de contentement à table.

J’avais très envie de participer à mon premier concours sur la blogosphère culinaire et quand j’ai vu ce concours sur le chèvre, j’ai commencé à réfléchir un peu… l’idée m’est venue jeudi soir alors que je confiais à Pascale ma difficulté à trouver une idée originale. J’ai regardé le pain aux fleurs que je tenais dans les mains et j’ai compris que je tenais là ma solution!

De la délicieuse tomme de chèvre râpée dans une pâte à pain au levain, relevée par des raisins secs… Je crois que de tous les pains que j’ai faits jusqu’à présent, c’est celui dont j’ai eu le plus de mal à m’écarter en sortant du four tant il sentait bon le fromage fondu et la montagne. Agrémenté tout simplement de poires et de quelques noix en tartine rustique ou tout simplement pour accompagner votre repas, ce pain fleure bon l’authentique.

Je vous invite donc à le reproduire chez vous, mais aussi à voter pour ma recette sur le site!

Pain caprin aux raisins au levain (et sa tartine merveilleuse)

200g de levain

400g d’eau à température ambiante

600g de farine (mélange T65/T80)

8g de sel (car la tomme sale la pâte)

200g de tomme de chèvre râpée

1. Dans le bol du robot, mélanger le levain, la farine et l’eau et
pétrir à vitesse moyenne pendant 5 minutes.

2. Laisser lever 30 minutes sous un torchon à température ambiante.

3. Verser la pâte sur le plan de travail et pétrir 2 minutes en
incorporant le sel et la tomme de chèvre râpée.

4. Former le pâton, transvaser la pâte dans un saladier légèrement
fariné et laisser reposer 7-8 heures au frigo.

5. Sortir la pâte du frigo et laisser reposer une heure à
température ambiante, puis transvaser la pâte dans une cocotte en
fonte tapissée de papier sulfurisé. Au bout d’une heure, inciser le pain dans la cocotte, la refermer et
mettre dans le four froid pour une heure à 240°.

6. Ouvrir la cocotte et laisser refroidir le pain sur une grille avant de déguster.

7. Pour la tartine merveilleuse : couper un quartier de poire en grosses lamelles, les déposer sur la tartine, parsemer de quelques noix concassées, et pousser le vice jusqu’à verser un filet de miel sur l’ensemble juste avant de déguster. Plaisir des papilles au rendez-vous!

Les pains d’automne #2 : le pain à la châtaigne

 

Deux tendances culinaires majeures dans ma cuisine cet automne : la découverte de la courge butternut, que je suis encore en train d’apprivoiser et que j’espère mettre en recette sur ce blog, et comme chaque année, une constante : les châtaignes ! Des idées de réalisations pour au moins… des semaines ! Des recettes tentantes repérées et encore et puis une recette très appréciée que j’ai envie de refaire aussi pour finir mes myrtilles séchées… Et si je retournais à Continuer la lecture

La saga des pains d’automne – pain #1 : pain aux myrtilles

 

Pain aux myrtilles

Il est de ces idées qui peuvent germer dans votre esprit longtemps, bien longtemps avant leur réalisation. Des ébauches, des esquisses de pains pour moi souvent, mais l’étape de la réalisation est repoussée à plus tard, pour diverses raisons. Ce pain aux myrtilles, il me semble en avoir parlé à Flo cet hiver. Il m’évoquait des souvenirs Continuer la lecture

Petits pains aux noix d’Eric Kayser

J’ai goûté pour la première fois il n’y a pas si longtemps les pains d’Eric Kayser. A force de parcourir le livre à la maison, j’avais tellement imaginé le goût de ses pains au travers de ses photos que je n’ai pu résister à l’envie d’en prendre un en tombant par hasard devant l’une de ses boulangeries. Le problème, c’est que je serais bien repartie avec toutes les sortes de pains de la boutique, tant les associations étaient toutes plus alléchantes et originales les unes que les autres… J’ai jeté mon dévolu ce jour-là sur un pain pistache-abricot, que j’ai dégusté (englouti serait le terme plus exact…) en continuant ma promenade… Ce pain était assez fabuleux à tous niveaux : d’un joli vert à l’intérieur (un pain alien! Chic alors!), et une texture proche d’un pain viennois, sans tomber dans la brioche. Je me suis demandée comment Monsieur Kayser devait obtenir ce genre de mie moelleuse, et c’est en faisant la recette de son pain aux noix ce weekend que je pense avoir trouvé la réponse…

Le beurre et le lait en poudre ont je pense contribué à cette mie riche, toute dense et douce, qui font de ce pain aux noix l’invité indispensable des petits-déjeuners mais aussi le compagnon idéal de goûters improvisés. Quatre petits frères quasi-jumeaux sont sortis de mon four, et ont fait le bonheur de mon entourage.

Ce pain aux noix m’a fortement inspirée pour sa prochaine déclinaison, version pain cocotte… A suivre!

Pain aux noix d’Eric Kayser

Pour 4 petits pains (recette adaptée avec le Kitchenaid)

500g de farine tradition (j’ai pris de la T80)

25g de sucre

75g de levain liquide

10g de levure fraîche du boulanger

150g de cerneaux de noix (je n’en avais que 100g)

20g de lait en poudre

75g de beurre

10g de sel

25cl d’eau à 20°

1. Verser la levure fraîche dans un bol et la délayer dans 10 cl d’eau légèrement tiède. Laisser à température ambiante pendant une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce que le mélange commence à fermenter.

2. Dans un saladier (bol du KA), verser la farine, le lait en poudre, le sucre, le beurre mou et le sel. Bien mélanger le tout et ajouter la levure délayée avec le levain liquide et le reste d’eau. Pétrir tous les ingrédients jusqu’à ce que la pâte soit homogène dans le bol du KA et laisser reposer 30 minutes sous un linge à température ambiante.

3. Verser la pâte sur un plan de travail fariné et incorporer les noix en pétrissant pour les répartir (je me suis rendue compte que, contrairement aux pains cocotte, qui sont assez humides pour faire un pétrissage dans les règles de l’art, celui-là était assez dense et ne me permettait pas de faire le geste correctement, j’ai donc improvisé pour essayer d’incorporer quand même de l’air dans la pâte). Remettre dans un saladier et laisser lever 40 minutes.

4. Diviser la pâte en quatre morceaux de même poids, les façonner en petits bâtards et les déposer sur une plaque de cuisson tapissée d’une feuille de papier sulfurisé. Donner huit coups de lame de cutter en épi longitudinalement sur les pains, couvrir d’un linge humide et laisser lever pendant une heure à température ambiante.

5. Préchauffer le four à 240°. Quand il est à la bonne température, jeter un peu d’eau au fond pour faciliter la formation d’une croûte craquante, enforuner les pains et les cuire pendant 10 à 12 minutes.