Glace au riz de Fumiko Kono pour l’arrivée de ma turbine à glace

Je pourrais dire que ce sont les rayons du soleil qui m’ont donné soudain envie de glace. Sauf que, à bien y regarder, on se gèle encore pas mal dehors, même par grand beau temps. En fait, mes envies de glace maison ne datent pas d’hier, et n’attendent pas le cycle des saisons. Il y a quelques années, j’ai même commandé la sorbetière pour mon cher robot KitchenAid avant de constater qu’elle ne rentrait pas dans mon minuscule freezer (ne rigolez pas hein!).

Ma chère belle-soeur a bien tenté de chasser mes frustrations en me préparant en janvier dernier une glace au sésame noir que je lui avais demandée (quatre dents de sagesse en moins valaient bien ce réconfort), mais bon, la pauvre, je n’allais pas la solliciter tous les quatre matins pour des envies subites de gourmandises glacées. J’avais donc remisé au placard mes rêves de glace maison mais c’était sans compter l’arrivée d’une turbine à glace pour mon anniversaire! Finis les inconvénients de penser à faire sa glace 12 heures avant, en plus!

Pour ma première glace, je m’étais promis de faire celle post-itée depuis longtemps dans le livre de Fumiko Kono (dont j’ai déjà parlé ici et ), et si souvent admirée sur le blog d’Esterelle. Elle décrit si bien la glace (« le goût de l’odeur dégagée par le rice cooker« , c’est exactement ça!) qu’il m’est difficile de mettre d’autres mots dessus mais c’est bel et bien un ovni crémeux, et mousseux qui a ravi mes papilles. Il y a bien cette sensation un peu déstabilisante de retomber en enfance tant le goût est doux et réconfortant. Je n’ai pas trop mixé pour conserver la texture des grains de riz au final, et je trouve que çà casse l’image un peu trop lisse de cette glace si sage (et c’est tant mieux!). C’est un peu la glace de mes rêves en somme, ça va être dur de trouver une autre recette qui lui arrive à la cheville, à moins que je ne continue pour l’instant à explorer celles du livre… Vous n’avez pas fini de voir des glaces sur ce blog maintenant!

Et merci à Marie et à mon petit frère pour ce beau cadeau!

Glace au riz parfumé (Fumiko Kono)

Pour 2 personnes

50g de riz blanc parfumé (basmati ou thaï)

15g de sucre en poudre

60g de miel d’acacia

30 cl de lait demi-écrémé (pour moi du lait entier cru, provenant direct de la ferme!)

5 cl de crème fleurette

QS de quinoa soufflé (à défaut de riz soufflé)

1. Rincer rapidement le riz blanc. Dans une casserole à fond épais, verser 30 cl d’eau puis le riz et porter à ébullition. Dès l’ébullition, baisser le feu et laisser cuire 20 minutes à feu doux.

2. Retirer du feu, ajouter le sucre en poudre et le miel, mélanger et laisser refroidir. Quand le riz est bien refroidi, ajouter le lait. Passer rapidement cet appareil au mixeur et verser dans la sorbetière.

3. Laisser prendre et lorsque le mélange est assez consistant, ajouter la crème fleurette fouettée. Verser à nouveau ce mélange quelques instants dans la sorbetière (opération pas bien maîtrisée et pas très pratique, en tout cas pour un premier essai avec ma turbine à glace, la prochaine fois je pense que je ferai comme Esterelle et me passerai de cet ajout, la glace étant tout à fait crémeuse sans la crème).

4. Déguster ce sorbet avec le riz/quinoa soufflé (et des fruits rouges présentés à part mais bon, là, ce n’était pas trop la saison).

Les gougères au chèvre de Fumiko, un pur délice!

J’en connais un qui, s’il continue à regarder mon blog de temps en temps (n’est-ce pas frangin?), devrait saliver en lisant ce billet, en fan des gougères qu’il est. Elles pourraient même faire office de carburant bienvenu pour son déménagement actuel. Entre deux cartons, je ne donne pas cher de ces petites tentations!

Je suis retombée dans le livre de Fumiko tout récemment. J’aime la finesse de sa cuisine et la précision de ses recettes. Cette fois-ci, je me suis attaquée à ses gougères au chèvre. J’ai divisé les proportions par deux car je n’avais pas d’apéritif prévu quand même! Si la pâte à choux demande un petit tour de main énergique, le résultat en vaut la peine. Rien à dire d’autre qu’un « mmm… » en les dégustant…

Gougères au chèvre selon « La cuisine de Fumiko », de Fumiko Kono

Pour une quinzaine de gougères

40g de gruyère râpé

30g de tomme de chèvre râpée

2 oeufs

50g de beurre

70g de farine

1 pincée de sucre en poudre

1 cc de sel

1. Préchauffer le four à 230°. Dans une casserole, verser 11 cl d’eau, le beurre, le sucre en poudre et le sel. Porter à ébullition. Incorporer la farine et mélanger rapidement, puis faire dessécher la pâte sur feu moyen pendant deux minutes en la tournant avec une spatule en bois.

2. Hors du feu, incorporer les oeufs un par un à la spatule jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Ajouter les deux fromages râpés et mélanger une dernière fois énergiquement.

3. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (ou sur du Silpat), dresser à la poche à douille des petits choux de 3-4 cm de diamètre.

4. Enfourner et faire cuire ces gougères pendant 8 minutes. Puis baisser la température du four à 180° et poursuivre la cuisson environ 20 minutes supplémentaires. Les gougères doivent rester moelleuses à l’intérieur.

5. Sortir les gougères du four et déguster aussitôt!

Japonaiseries #1 : les pâtes au mentaïko de Fumiko

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Spaghetti au mentaïko par Fumiko Kono

Cela faisait longtemps que je n’avais pas craqué pour un livre de cuisine. Quand j’ai lu le billet d’Estérelle, j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce livre, et bien évidemment, je suis sortie de la Fnac avec La cuisine de Fumiko sous le bras. J’ai eu envie de tester toutes les recettes : Fumiko a un parcours culinaire tellement riche et dense qu’on se laisse transporter au gré de ses voyages et ses découvertes. « Post-itées » pour plus tard : sa crème brulée aux noix et sa Continuer la lecture